LAVONCOURT (70) – CRÉATION D’UN ESPACE FRANCE SERVICE

Depuis une vingtaine d’années, la commune de Lavoncourt a réaménagé un foyer logement pour personnes non dépendantes en pôle gérontologique. Ce pôle comprend notamment :

– un espace kiné où trois professionnels exercent aidés d’infirmières lesquelles disposent de leur propre cabinet

– un espace réservé à un opticien lequel vient de manière hebdomadaire

– le Bureau de Poste

– une salle polyvalente reconvertie en point culturel et qui accueille la bibliothèque

– deux agents permanents qui renseignent les gens sur tous les services publics

– Un service pour permis de conduire et carte grise

– un service pour carte d’identité et passeport

Objectif : Rendre accessible au plus grand nombre des services publics et de santé.

Aménager un lieu unique pour tous ces services.

La création d’un CIAS a permis de valoriser ce foyer logement. Dans un premier temps, la restauration scolaire au niveau intercommunal y a été regroupée.

Dans un second temps, ce foyer a servi de relais pour le portage de repas chauds à domicile. Le personnel étant déjà présent, il a simplement suffit d’augmenter la capacité de préparation de nourriture.

Pour ce service, le CIAS a travaillé en partenariat avec des associations d’aide à domicile et a pu servir 30 communes 7 jours sur 7.

En 2016, 8000 repas ont ainsi été servis.

Le développement des services dans ce foyer logement s’est de fait poursuivi et l’appel à domicile a été rendu possible grâce au partenariat avec “Présence Vert”.

Un ancien local a ensuite été réhabilité en maison de services. Le bâtiment a récemment été équipé d’un chauffage géothermique, d’un capteur solaire pour chauffer l’eau et d’un toit végétal.

Les résultats sont très satisfaisants et la commune a créé une extension de cet espace mixte santé/social en restructurant son ancien presbytère pour accueillir un ostéopathe, des vétérinaires, une entreprise de taxis et deux logements pour des apprentis.

POUR ALLER PLUS LOIN :

> Site de la commune

> Dépliant France Service


Jean-Paul Carteret

Maire de la commune de Lavoncourt


«  Il faut arrêter le saucissonnage et penser qu’un sujet n’a pas d’impact sur un autre sujet. En commune rural, tout est plus ou moins lié. Cet espace sert aussi bien aux personnes malades, qu’aux sans emplois, qu’aux jeunes, qu’aux vieux, … »

ACCÈS AUX SOINS – 35 STRUCTURES SE MOBILISENT À L’INITIATIVE DE L’AMRF

Une expérience unique à l’initiative de l’Association des maires ruraux de France a eu lieu le 9 mars avec la présentation à la presse de 4 propositions pour répondre à l’enjeu de l’accès aux soins.
Professionnels de santé et associations d’élus, ces 4 premières propositions « réalisables, concrètes et consensuelles » doivent nourrir le débat de la présidentielle dans l’objectif d’améliorer l’accès aux soins des populations rurales. Elles seront soumises aux représentants des candidats à la présidentielle lors d’une réunion programmée le 24 mars.

Dossier de presse – Les 4 propositions présentées et les 35 signataires 

Cette réussite a été rendue possible grâce à l’implication de l’AMRF qui, à l’image du rôle fédérateur du maire dans sa commune, a su fédérer des opérateurs aux positions parfois antagonistes. L’une des originalités de cette démarche est en effet de regrouper des acteurs qui n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble.

Le souci de l’intérêt général a permis d’abord de réunir, d’abord, et faire émerger, ensuite, une démarche collective en faveur des habitants des territoires ruraux. Cette volonté de rassembler les acteurs a été parfaitement résumée par Dominique Dhumeaux, le premier vice-président de l’AMRF, dans sa conclusion : « On n’a pas renversé la table, mais on est face à des propositions qui font l’unanimité ».

Représentants des patients, citoyens sans médecins, infirmiers, urgentistes, hospitaliers, médecins, organisations interprofessionnelles, ambulanciers, pompiers, internes, médecins hospitaliers, kinésithérapeutes, étudiants en médecine, hôpitaux de proximité, centres de santé, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sage-femmes, biologistes, orthophonistes, mutuelles et élus, tous concentrés sur la défense de l’intérêt général, ont élaboré ensemble ces propositions, réalisables, concrètes et consensuelles pour améliorer l’accès aux soins. Elles sont complémentaires des propositions de l’AMRF issue des travaux de la Commission Santé.

Pour en savoir plus sur les combats de l’AMRF sur les déserts médicaux, cliquez ici

La force du collectif de 35 structures permet aujourd’hui de présenter 4 propositions aux candidats à l’élection présidentielle et aux candidats aux élections législatives qui suivront. Mais ce collectif, dont il faut rappeler le caractère profondément innovant en mettant autour de la table des organisations variées, poursuivra son travail et sa réflexion après les échéances du printemps.

Pour lire l’article de Localtis : “Accès aux soins : trente-cinq acteurs de santé se regroupent pour des propositions communes”, cliquez ici.

LOT-ET-GARONNE (47) – DÉMOGRAPHIE MÉDICALE : LE TEMPS DES SOLUTIONS COURAGEUSES

Les élus du Lot-et-Garonne se sont rassemblés en collectif pour interpeller les candidats aux élections présidentielle et législatives sur le thème de la Santé et font 13 propositions pour lutter contre les déserts médicaux :

Mettre en place un conventionnement sélectif temporaire : les conventionnements par la sécurité sociale des médecins libéraux, généralistes ou spécialistes qui s’installent seront temporairement réservés aux territoires sous-dotés. Une évaluation de ce dispositif sera réalisée en concertation avec le Conseil National de l’Ordre, les représentants de l’État et les collectivités locales. 
Maintenir certaines mesures nationales d’incitation à l’installation, notamment pour les jeunes médecins, au plan financier comme au plan professionnel, complémentaires au dispositif de conventionnement sélectif, pour les zones sous dotées.
Mettre en place une obligation exceptionnelle et transitoire pour les internes de médecine d’effectuer des périodes de stages en zones classées en déficit de professionnels de santé et dans le même temps faciliter les maitrises de stage pour les médecins accueillant ces étudiants, et, de manière plus globale renforcer les moyens des universités.
Assurer un plus grand soutien financier de l’État aux collectivités locales pour ouvrir des centres de santé, aider à salarier des médecins, développer la coordination des professionnels de santé et la coordination autour du patient, renforcer l’attractivité des métiers. 
Promouvoir le champ d’intervention de certaines catégories de professionnels de santé (infirmières…) en développant de nouvelles pratiques en faveur de l’ambulatoire (délégation d’actes, infirmières en pratique avancée…) et favoriser l’installation des médecins collaborateurs… 
Encourager les initiatives visant à éviter la concurrence entre les territoires. 
Moderniser et simplifier les contrats locaux de santé afin d’en faire des outils efficaces d’élaboration de projets locaux de santé, selon les besoins du territoire ciblé en termes de soins, de prévention ou encore d’accompagnement médico-social. 

Favoriser les liens entre les territoires et les facultés de médecine tout en rappelant l’interdépendance entre soin hospitalier et soin de ville. La création d’antennes universitaires dans chaque département permettrait de faire le lien entre la formation et la demande. 
Introduire une dotation supplémentaire pour les services d’urgences dans les secteurs sous-dotés afin de mieux tenir compte du surcroît d’activité liée à la faible densité en médecins. 
Mieux encadrer le recours au secteur de l’activité intérimaire médicale et les remplacements afin de limiter les effets d’aubaine, abus ou excès en la matière. 
Encourager le développement des dispositifs et initiatives locales en matière d’e-santé en complément des mesures évoquées précédemment. Complémentarité et non substitution. 
Garantir une augmentation réelle du nombre de professionnels de santé formés suite à l’introduction du numerus apertus. 
Réformer les critères d’élaboration des zonages (ZRR, ZAC, ZIP…) permettant aux territoires de bénéficier d’aides spécifiques en matière de démographie médicale afin d’en faire des outils justes et efficaces prenant réellement en compte les réalités et spécificités locales.

Téléchargez l’appel solennel des élus locaux Lot-et-Garonnais aux candidats aux élections présidentielle et législatives, cliquez ici. 

ACTION SANTÉ

SANTÉ – JE SOUTIENS LES HABITANTS DE MA COMMUNE SANS MÉDECIN TRAITANT

Veuillez trouver ci-après le modèle de courrier à relayer à tous vos parlementaires pour soutenir la demande d’exonérer les patients de votre commune sans médecin traitant du Forfait Patient Urgences voté par le Parlement et mis en œuvre au 1er janvier. 

Retrouvez également le communiqué de l’AMRF paru à ce sujet : 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Santé 

Les maires ruraux demandent l’exonération du « Forfait patient urgences » pour les patients sans médecin traitant 

Par courrier au Ministre de la Solidarité et de la Santé le 4 janvier 2021, les Maires ruraux de France demandent à ce que les patients sans médecin traitant, du fait de la carence en professionnels de santé, bénéficient de l’exonération du nouveau Forfait Patients Urgence. Ce dernier, mis en place par un arrêté paru fin décembre 2021, impose aux patients qui se rendent aux urgences de s’acquitter d’un forfait dit « patient urgence ». 

Il oblige, dorénavant, à avancer des frais, pour des ménages parfois fragiles socialement. 

Qui plus est, le recours aux urgences est désormais la seule solution pour des millions de Français, dont en proportion davantage de ruraux, qui sont privés de médecin traitant. 

Aussi, l’AMRF demande la modification de l’arrêté pour que les patients privés de médecins, faute d’une densité suffisante de professionnels de santé, soient ajoutés à la liste des personnes exonérées intégralement de ce forfait. 

En effet, dans de plus en plus de cas, et notoirement dans les communes rurales, l’accès à la médecine de ville n’est plus une option accessible qui inciterait les patients à éviter de s’orienter vers les services d’urgence, dont il est utile de rappeler qu’ils sont souvent du plus en plus éloignés du domicile des Français, comme l’a démontré une étude récente de l’Association des maires ruraux de France. 

Cette proposition a pour objectif de ne pas ajouter une double peine, en ne pénalisant pas davantage les habitants du monde rural. 

Ils sont statistiquement déjà plus souvent en situation de risque sanitaire par renoncement aux soins et, par incidence, d’inégalité d’espérance de vie ainsi que souvent sans action locale de prévention en raison d’une plus grande difficulté d’accès aux soins. 

Michel FOURNIER
Président de l’AMRF

Gilles NOEL
Président de la Commission Santé

CENTRE DE VACCINATION RURAL DANS LES VOSGES

Un tutoriel pour les communes rurales

Pour la 4e fois depuis le début de la pandémie, le maire de Laveline du Houx (et vice-président de l’AMR88) a mis en place un centre de vaccination rural sur sa commune.

200 personnes ont déjà pu être vaccinées grâce à ce centre de vaccination qui profite à une vingtaine de communes alentour.

Le maire, Pascal Parmentelat, met à disposition de toutes les communes rurales qui voudraient s’en inspirer, un tutoriel pour la création d’un centre de vaccination

INSTALLATION D’UNE CABINE DE TÉLÉMÉDECINE : LE FAVRIL (28)

POUR RÉPONDRE AUX DIFFICULTÉS DE DÉSERTIFICATION MÉDICALE

La commune a décidé d’installer une cabine de télémédecine dans sa mairie afin de répondre aux difficultés d’accéder à une consultation médicale chez un médecin généraliste dans un délai raisonnable.

Par exemple, lorsque le citoyen estime qu’il n’est pas dans une situation d’urgence et qu’un premier avis lui semble nécessaire, ou bien pour une visite de routine : renouvellement d’ordonnance, visite médicale pour une attestation, etc.

LA CABINE CONNECTÉE DU FAVRIL, EN QUELQUES CHIFFRES : 

  • 122 téléconsultations ont été réalisées dans la cabine du Favril d’octobre 2019 à décembre 2020.
  • 35 % des utilisateurs, au dernier trimestre 2020, ont plus de 60 ans. Lors du premier trimestre de mise en service de la cabine, les utilisateurs de moins de 30 ans étaient 27 %, un chiffre tombé à moins de 12 % au dernier trimestre 2020. Les utilisateurs sont majoritairement des femmes.
  • 87 % des patients, entre octobre et décembre 2020, n’avaient jamais eu recours à un service de télémédecine.

Pour en savoir plus

QUELQUES CONSEILS AVANT DE SE LANCER

  • Nécessité de disposer d’une étude préalable pour confirmer le besoin d’accessibilité médicale en lien avec l’ARS, la CPAM, l’ordre des Médecins, etc.
  • Disposer d’un lieu adapté pour installer la cabine et recevoir les patients.
  • Mettre à disposition un personnel pour effectuer l’accueil et l’entretien de l’espace de consultation suivant un protocole strict.
  • Disposer d’un budget de fonctionnement (environ 15000 €/an)

POUR ALLEZ PLUS LOIN : 

> Plus d’information sur le site de la commune

> Article Villes internet

John Billard

Maire de la commune le Favril (28)

“Actuellement pour obtenir un rendez-vous avec un médecin dans notre bassin de vie ça peut prendre au moins quinze jours, car ils sont saturés. L’idée ce n’est pas de les remplacer, mais de pallier leur manque de disponibilité.”.

COURTONNE-LA-MEURDRAC (14) : UNE CANTINE 100% BIO

Lors de la crise de la vache folle, la commune a décidé d’introduire des aliments bio à la cantine scolaire. Le bio est monté progressivement jusqu’à arriver à 50% en 2017 et 100% en 2018.

Le passage de 50% à 100% a couté 40 centimes par repas. Avant le repas coutait 4.60 euros et 3.55 euros étaient facturés aux parents. 

Aujourd’hui, il coûte 5 euros, et la refacturation reste inchangée (toujours 3.55 euros).

Le plus difficile pour la commune était de trouver des fournisseurs locaux et bio capables de les approvisionner quotidiennement pour 80 repas.

Pour ce faire, ils ont sollicité un maraicher ainsi qu’un producteur de viande bovine situés à moins de 15 km, le reste est livré, soit par une plateforme normande de distribution de produits bio normands, soit par un grossiste traditionnel.

POUR ALLEZ PLUS LOIN : 

> Site de la commune

> Article France 3 Normandie

Eric Boisnard

Maire de la commune de Courtonne-la-Meurdrac (14)

“Les collectivités n’ont plus le droit aux pesticides sur la voie publique, alors pourquoi en mettrait-on dans les assiettes des enfants ?

ÉTUDES SANTÉ

Les résultats exclusifs de l’AMRF : Les campagnes, premières victimes de la désertification médicale. Retrouvez les dossiers des études exclusives de l’AMRF : démographie médicale,  espérance de vie, accès aux soins, etc.