MUROL (63) PUBLIE UN LIVRE DE MÉMOIRES SUR LES TÉMOIGNAGES DES ANCIENS DU VILLAGE

Commune : Murol
Département : Puy-de-Dôme
Code commune : 63247
Population : 685 hab.
Superficie : 1500 ha.

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Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Les recueils [au musée] s’écoulent super bien ! On voit défiler des gens pour les acheter . »

De septembre 2023 à juin 2025, une vingtaine d’ateliers mensuels de deux heures a réuni à chaque session une dizaine d’anciens autour des thématiques liées au commerce, l’agriculture, l’école ou encore l’artisanat. « Pour certains, ce rendez-vous était essentiel » explique Sylvie qui ajoute que « le but du CCAS (centre communal d’action sociale) était de créer un véritable espace d’échange pour les anciens et de les inciter à sortir de chez eux. » 

Dans ce cadre, si les contributions n’ont pas été équivalentes, les témoignages et l’engagement de certains se sont révélés décisifs pour la construction des récits de l’ouvrage. « Georges Gauffier [un des membres de l’atelier] est doté d’une mémoire impressionnante et il a énormément apporté au recueil […] » Il a partagé un récit et des documents historiques (photo, lettres…). Entre les ateliers, Sylvie et Maël procédaient à la transcription et à la classification, tout en intégrant progressivement documents et photos scannés. 

« Ce qui m’a le plus surprise, c’est de prendre conscience que le village était autrefois entièrement agricole. Lorsque je suis arrivée à Murol dans les années 1980, il n’y avait déjà plus aucune ferme dans le bourg de Murol. […] » Certains témoignages ont particulièrement marqué Sylvie, notamment ceux de Ginette Pailler et Madeleine Pommier, deux dames de plus de 90 ans, originaires des hameaux de Murol « pendant qu’elles nous racontaient leur enfance, elles la revivaient. » 

Pour mener ce projet de recueil de mémoires à termes, dès décembre 2019, le couple Gillard, avaient sollicité l’aide du (CLIC) afin d’explorer des pistes de financement. Ce n’est qu’après la fin du covid que le projet est revenu sur la table.  

« Le CLIC avait trouvé que l’idée de rassembler les personnes de la commune autour de ce recueil était pertinente […] mais c’est la conférence des financeurs qui n’a pas voulu nous subventionner. Ils ont jugé que notre projet s’éloignait trop de la prévention santé des séniors [projets auxquels ils contribuent]. » explique Sylvie. Le couple a finalement décidé de travailler bénévolement sur le projet de A à Z.  

« C’est fantastique d’avoir un ouvrage qui réunit les mémoires de notre village. Ça n’a pas de prix ! » se réjouit Sébastien Gouttebel, maire de la commune. Il a assuré la mise à disposition d’une salle de réunion et d’une imprimante pour scanner des documents et témoignages écrits, tandis que la mairie a pris en charge l’impression finale des ouvrages. 

Le plus gros défi a été la transcription des enregistrements audio : « Pour dix minutes d’enregistrement, il fallait compter près d’une heure de travail. […] La mauvaise qualité sonore ne permettait pas l’usage de logiciels de transcription. » À cela se sont ajoutés des problèmes administratifs, notamment pour l’obtention du numéro ISBN qui retardé la publication du recueil. 

AUBURE (68), UN FESTIVAL POUR VALORISER LES TROUPES DE THEATRES

Commune : Aubure
Département : Haut-Rhin
Code commune : 68014
Population : 300 hab.
Superficie : 1190 ha.

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Thème : Culture

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«Je conseille aux élus de s’engager dans ce genre de projet s’ils ont des comédiens ou des artistes dans leur village. Il faut leur donner la chance de se lancer. On est sur deux mondes en déséquilibres entre la culture urbaine et rurale, et le fait de mélanger les deux peut largement contribuer au développement du lien social. »

Le festival s’est ouvert avec plusieurs créations originales, notamment D’évolution, fruit d’une résidence de quinze jours autour du rapport du corps à la société, nourrie de témoignages vécus. La programmation a également réuni des compagnies invitées comme le Théâtre Sac à Puces avec son spectacle Sœurs et Premiers Actes avec un spectacle sur le mythe d’Achille et Troyes, interrogeant vengeance et démocratie. Le festival a également réuni la troupe Copêche Binoche lors d’un spectacle jeune public, une représentation originale dans la forêt avec les pupilles de l’ESAT, ou encore une « merveilleuse pièce sur les jeux du hasard jouée directement dans l’épicerie-bistrot du village » détaille Marie-Paule Gay. Les soirées se sont poursuivies en musique avec un concert d’artistes locaux et un DJ.

LE QUIOU (22), LE PIANO S’ARRÊTE À VÉLO

Commune : Le Quiou
Département : Côtes-d’Armor
Code commune : 22630
Population : 340 hab.
Superficie : 506 ha.

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Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

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« On a toujours un regard sur la ruralité, de territoires sans compétences, loin de la culture et pourtant en ruralité notre identité culturelle est authentique. »

Le maire, Arnaud Carré, qui a accueilli l’évènement et même hébergé les deux artistes chez lui, est convaincu du sens de cette démarche : « Je pense que ça sort de l’ordinaire. C’est important d’amener la culture en milieu rural, de parler de l’environnement aussi. On en a besoin. » Organisant chaque année un événement culturel, ces rendez-vous annuels ont nourri chez lui une envie d’ouvrir le village à d’autres projets culturels innovant tels qu’une exposition de peintures. « J’ai toujours rêvé qu’il y ait des artistes peintres dans le village. »

LE CROISTY (56) et COLOMBE-LÈS-VESOUL (70) CRÉATIONS EN COURS ÉVEILLE LES COMMUNES DU CROISTY ET DE COLOMBE-LÈS-VESOUL

Communes : Le Croisty (56) et Colombe-Lès-Vesoul (70)
Département : Morbihan (Bretagne) et Haute-Saône (Bourgogne-Franche-Comté)
Code commune : 56048 et 70162
Population : 700 et 400 habitants
Superficie : 1588 et 794 Ha

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Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

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« La mairie a toujours soutenu et cofinancé les projets culturels mis en place dans la commune, car j’estime qu’il est important de diversifier et mettre en avant la culture dans les zones rurales. » Patrick Goux

Au Croisty (700 hab), le projet de l’artiste Jeanne Yuna Rocher, intitulé « L’image, le ragot et la chanson », a permis de reconstruire la mémoire collective locale à travers les cartes postales bretonnes. Elles permettaient autrefois de diffuser l’information dans les villages où le breton ne s’écrivait pas. Après de nombreuses recherches d’archives, le projet s’est terminé sur la réalisation d’une fresque illustrant l’histoire d’un ancien instituteur, résistant pendant la guerre. Exposée dans la médiathèque du Croisty, elle pourrait bientôt l’être aussi dans la cartopole de Baud et le musée du Faouët, dans le Morbihan. Vivant à Marseille depuis 7 ans, l’artiste a pu renouer avec ses racines : “Les enfants m’ont aussi beaucoup appris sur la culture bretonne, même si je viens de là-bas”.

À Colombe‑lès‑Vesoul (400 hab), la graphiste Laurie Lacorre a invité les élèves à explorer leurs émotions à travers les symboles. Ces derniers ont travaillé sur la création de blasons individuels, comme ceux de la commune, puis d’un jeu de cartes collectif. Une expérience qui a transformé l’artiste : “C’est un cadeau de travailler avec les enfants des milieux ruraux. J’étais dans un RPI, et je me sentais privilégiée de pouvoir être aussi proche d’eux. L’école est un peu comme leur épicentre, leur lieu de socialisation. En tant qu’artiste ça m’a énormément touchée. Je suis arrivée avec mes grands sabots d’urbaine et j’ai réalisé qu’ils avaient des centres d’intérêts bien différents de ceux que j’avais imaginés, notamment dans leur rapport à la nature. » Cette résidence lui aura même donné l’envie de se reconvertir dans l’éducation nationale. “Un travail remarquable a été fait par les enfants de la commune et l’artiste en résidence”, a affirmé le maire, Patrick Goux, qui a soutenu le projet et assisté à sa représentation finale.

Au-delà de la singularité artistique, Créations en cours offre une véritable possibilité aux artistes de se confronter à des environnements différents et offre un accompagnement indispensable pour les équipes pédagogiques des écoles rurales. Cependant, beaucoup d’enseignants et d’élus ignorent l’existence de la plateforme ADAGE, qui centralise ces offres artistiques.

LA GRIGONNAIS (44) L’ENGAGEMENT CITOYEN DONNE VIE À LA CULTURE LOCALE

Commune : La Grigonnais
Département : Loire-Atlantique (Pays-de-la-Loire)
Code commune : 44224
Population : 1732 habitants
Superficie : 2122 Ha

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Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

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« C’est important de mouiller le maillot pour ses projets et ses habitants. On a cherché à garantir une coordination fluide entre les associations pour permettre au projet d’exister. »

Favoriser la participation citoyenne

LA MADELEINE-VILLEFROUIN (41) VALORISE L’HISTOIRE ET L’IDENTITÉ DU VILLAGE

itfevrier 2025

Commune : La Madeleine-Villefrouin
Département : Loir-et-Cher (région Centre-Val-de-Loire)
Code commune : 41121
Population : 33 habitants
Superficie : 968 Ha

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Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

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Villefrouin 1
crédit : La Madeleine-Villefrouin

Une identité à transmettre, un récit à partager

Villefrouin 2
crédit : La Madeleine-Villefrouin
crédit : La Madeleine-Villefrouin
Villefrouin 4
crédit : La Madeleine-Villefrouin

Un projet à succès

IGUERANDE (71) DRESSE LE PORTRAIT DE LA COMMUNE AVEC SES HABITANTS

Commune : Iguerande
Département : Saône-Et-Loire
Code commune : 71 238
Population : 1000 habitants
Superficie : 2140 Ha

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DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Culture

Résumé du projet : Mise en récit de la commune d’Iguerande à travers des ateliers d’écriture et d’expression artistique en collaboration avec les habitants

Contexte : Le bureau d’études Blossom Territoires a contacté le maire d’Iguerande pour réaliser un portrait du territoire et recentrer son attention sur les communes rurales. Iguerande représentait la candidate idéale grâce à son fort tissu culturel et son positionnement entre zone urbaine et rurale. Elle a donc été choisie pour débuter cette expérimentation autour de projets participatifs et sensibles.

Objectifs : Donner la parole aux habitants pour étudier leur attachement à leur commune et préparer le prochain mandat en repérant de potentiels futurs adjoints et développer des axes de réflexion afin d’accroître le tourisme sur le territoire.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : L’opération lancée en octobre s’est terminée en novembre 2024 avec une exposition prévue durant tout le mois de décembre. Durant ces trois mois, elle aura permis de constituer une ressource documentaire renouvelée sur la commune. La méthode a consisté à prendre contact avec les habitants sélectionnés sur une base de données définie et d’organiser un premier atelier avec les membres participants. Ensuite, les réunions ont continué avec des projets d’écriture mais aussi des ateliers pour recueillir l’avis des enfants. 

Année de réalisation : 2024

Durée de réalisation du projet : 3 mois 

Coût financier :
gratuit pour la commune 

Ingénierie : Bureau d’étude (Blossom Territoires) et mairie d’Iguerande 

Cofinancement (prévu) : Bureau d’étude qui s’est autofinancé à hauteur d’environ 15 000 euros

Partenaires mobilisés (prévus) : commune d’Iguerande 

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Avoir une vision collective de l’avenir de la commune pour établir le prochain mandat et mobiliser les habitants autour des futurs projets. Plus largement, associer les habitants et les professionnels du tourisme sur le territoire intercommunal pour développer une stratégie touristique sur la communauté de communes et accroître le sentiment d’appartenance des habitants.

Difficultés rencontrées : Réussir à intéresser et mobiliser les habitants autour du projet

CONTACT

Nom du maire : David CORDEIRO

Téléphone mairie : 03 85 84 07 14

Adresse e-mail mairie : mairie.iguerande@wanadoo.fr

Site internet de la commune : https://www.iguerande.fr/

Le conseil du Maire :

« Les restitutions de portraits sont toujours émouvantes, parce que les gens n’ont pas l’habitude que l’on parle de leur territoire de cette façon. C’est une nouvelle manière plus humaine et sensible de capter leur attention et de les emmener sur des grands projets. »

crédit : le JSL

La commune d’Iguerande, en Saône-et-Loire, est devenue la première commune à expérimenter “les Explorations Sensibles” du bureau d’études Blossom Territoires d’Emilie Giraut. Le projet vise à met en récit les territoires, afin d’en créer un portrait sensible, une sorte de carte d’identité avec l’aide des habitants, et de définir les actions à mener. Le projet met en place des rencontres et des entretiens avec les habitants, des expérimentations sur les sons, les goûts, les paysages et toute la sensorialité des territoires.

Blossom Territoires a proposé sa démarche à Iguerande, une commune rurale de 991 habitants dans le Brionnais. Avec son tissu culturel, la commune démontre une volonté de se projeter vers un avenir durable tout en maintenant son identité et un lien social entre ses habitants. En effet, elle s’est impliquée dans deux démarches de candidature au patrimoine de l’UNESCO, mais travaille aussi depuis plusieurs années avec des coloristes sur les couleurs des bâtiments. Elle a fait de son ancienne médiathèque un tiers-lieu : La Fabrique du Nouveau Monde. Le portrait sensible fait le lien entre ces différents projets.

L’expérimentation a été initiée en octobre et s’est déroulée en seulement quelques mois. Après une étude documentaire complète de la commune et une visite immersive, deux ateliers ont été organisés avec les habitants, représentatif la diversité d’Iguerande. Certains ont été appelés à témoigner sur leur action spécifique, à l’image de la création d’un écomusée associatif mettant en scène des morceaux de la vie locale depuis près d’un siècle.

Le premier atelier était dédié à l’attachement, l’identité et l’hospitalité de la commune. Le deuxième était un atelier d’écriture faisant appel à l’imaginaire des participants, en les invitant à écrire des récits pour projeter leurs aspirations et leur vision de la commune pour l’avenir.

crédit : Iguerande
crédit : Iguerande

Tout le travail a été réalisé avec Céline Deschamps, vidéaste-photographe afin d’apporter une dimension artistique au projet présenté dans un reportage photos et vidéos. Des ateliers avec les enfants de l’école primaire ont été mis en place, bien que le maire d’Iguerande, David Cordeiro, les intègre déjà dans les projets communaux depuis plusieurs années. Des ateliers de jeux, d’écriture, de dessin et de création ont permis de révéler l’attachement des petits à leur village et leur volonté de la voir évoluer tout en préservant son paysage, ses couleurs et son identité. Au total, soixante-dix habitants ont participé à ce projet novateur, qui devrait permettre de fonder un récit communal et accompagner le développement du tourisme, mais aussi repérer des potentiels adjoints et conseillers municipaux au prochain mandat. 

En décembre, le tiers-lieu a accueilli l’exposition des “Explorations Sensibles”, que le maire a eu le plaisir de découvrir en même temps que les habitants. L’occasion de créer un véritable moment d’échanges entre les visiteurs et de restituer plusieurs mois de travail. Les photos, les portraits et les récits des habitants ont trouvé leur place auprès des capsules sonores, des poèmes et des contes inspirés du cadre de vie. Le projet aura permis aux habitants de raconter leur territoire en redonnant toute leur place à la sensibilité, à l’émotion et à leur fierté d’habiter Iguerande. 

Cette nouvelle expérimentation aura permis au bureau d’études d’Emilie Giraut d’explorer de nouvelles méthodologies pour développer cette démarche sur d’autres territoires ruraux.

LA COMMUNE D’ASFELD (08) REMPORTE LE PRIX SÉSAME DE LA FONDATION DU PATRIMOINE

Commune : Asfeld
Département : Ardennes
Code commune : 08 024
Population : 1116 habitants
Superficie : 2219 Ha

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Culture

Résumé du projet : Entretien de l’église d’Asfeld suite à l’obtention du prix Sésame de la Fondation du patrimoine

Contexte : L’église du village, construite en 1683, possède une forme unique de viole de gambe. La municipalité organise depuis 2002 le festival biannuel international de viole de gambe, qui lui a valu de remporter le prix Sésame de la Fondation du patrimoine.

Objectifs : Avec l’aide reçue, la mairie et l’association pour la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine Asfeldois souhaitent entretenir l’église et proposer de nouvelles rénovations ainsi que consolider l’organisation du festival de viole de gambe.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : L’ancienne ministre de la Culture Rima Abdul Malak avait visité l’église en 2022 et proposé la candidature au prix Sésame organisé par la Fondation du Patrimoine. Début 2024, l’association et la mairie ont candidaté et remporté ce prix d’une valeur de 20 000 €.

Année de réalisation : 2024

Durée de réalisation du projet : candidature début 2024, lauréat en juin 2024

Coût financier :
20 000€

Ingénierie : Fondation du patrimoine

Cofinancement (prévu) : aucun

Partenaires mobilisés (prévus) : Association pour la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine Asfeldois

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : La récompense du prix Sésame permet d’entretenir l’église, de financer le festival et d’autres concerts au cours de l’année.

Difficultés rencontrées : montage du dossier facilité par les délégués de la Fondation du patrimoine.

CONTACT

Nom du maire : Beaujard Aline

Téléphone mairie : 03 24 72 94 97

Adresse e-mail mairie : secretariat@asfeld.fr

Site internet de la commune : http://www.asfeldjuzancourt.fr/

Le conseil du Maire :

« Au-delà du prix Sésame, le travail avec la Fondation du patrimoine permet de structurer le réseau d’acteurs en soutien de nos projets »

En 1683, alors que le château de Versailles vient d’accueillir le roi Louis XIV, le comte d’Avaux décide de reconstruire l’église Saint-Didier d’Asfeld dans un style inspiré de l’art baroque. Souhaitant soigner l’acoustique pour que “les chants soient mieux portés vers le ciel”, l’architecte a dessiné des plans inspirés de la forme de la viole de gambe – instrument de la renaissance, ancêtre du violoncelle. Afin de préserver cette église atypique inscrite aux Monuments Historiques depuis 1913, les habitants et la mairie du village ardennais ont créé l’association pour la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine Asfeldois en 1981.

Une église atypique

Pièce centrale de la commune de 1100 habitants, la forme de l’église lui vaut depuis 2002 d’accueillir tous les deux ans le festival international de viole de gambe qui rassemble des curieux et amateurs de musique baroque du monde entier. Une centaine de musiciens venus des quatre coins du monde font le déplacement chaque année. Lors de ce festival dont c’est la onzième édition en 2024, le directeur artistique, Jean-Louis Charbonnier, professeur de viole de renom, cherche toujours à le  rendre accessible à tous. Ainsi, deux après-midi de concerts gratuits sont organisés sur le péristyle tandis que d’autres sont payants et réunissent des joueurs internationaux renommés. L’ambiance festive se propage à l’ensemble du village avec la présence de jongleurs, mais aussi la possibilité de faire des promenades en calèche. Cet évènement est aussi l’occasion pour de nombreux luthiers d’exposer leur savoir-faire, transformant la commune en un village du XVIIe siècle pour célébrer son patrimoine et la musique.

Un patrimoine à mettre en valeur

C’est en 2023, lors de sa visite de la commune et de la découverte de son patrimoine atypique, que l’ancienne ministre de la Culture Rima Abdul Malak a proposé que l’église et l’association participent au prix Sésame organisé par la Fondation du patrimoine. Ce prix créé en 2022 vise à récompenser des animations et initiatives locales originales mises en œuvre au sein d’édifices religieux, qu’un culte y soit toujours présent ou non.

Asfeld figure aujourd’hui parmi les lauréats de 2024.  L’église Saint-Didier qui a retenu l’attention du jury fait l’objet d’un entretien minutieux depuis sa construction avec de nombreuses rénovations entreprises au fil des ans. La plus récente en 2022 avait permis de refaire la maçonnerie et la couverture du clocher ainsi que de réparer la charpente. Le prix Sésame d’un montant de 20 000€ est un soutien précieux pour continuer à préserver le monument toujours animé et fréquenté par les habitants, organiser le festival de viole de gambe et notamment à rénover un tableau situé dans l’église, lui aussi classé.

Même si les élus et membres de l’association réfléchissent à l’usage de cette récompense, une chose est sûre, Saint-Didier continuera encore pour de longues années à faire monter au ciel leMême si les élus et membres de l’association réfléchissent à l’usage de cette récompense, une chose est sûre, Saint-Didier continuera encore pour de longues années à faire monter au ciel le son de la viole de gambe. son de la viole de gambe.

LIVRE DÉLIVRE À CENDRAS (30) LA LECTURE COMME VECTEUR DE LA CULTURE

Commune : Cendras
Département : Gard
Code commune : 30 077
Population : 1600 habitants
Superficie : 1300 Ha

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Culture

Résumé du projet : 14ème édition de l’événement Lire Délivre

Contexte : Chaque année, la commune de Cendras organise l’évènement Lire Délivre pour lier habitants et culture à travers la lecture. En 2024, le thème porte sur le numérique et les réseaux sociaux

Objectifs : Partager le plaisir de lire et inciter à la lecture en ouvrant le dialogue avec les parents pour leur permettre de mieux aborder le sujet du numérique et l’utilisation des réseaux sociaux avec leurs enfants. Partager un moment convivial entre habitants du village.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Du 29 au 30 novembre Place Salvator Allende à Cendras, avec un salon, des espaces de restauration et des spectacles dans divers lieux culturels de la commune le soir

Année de réalisation : 2024

Durée de réalisation du projet : Annuel depuis 14 ans

Coût financier :
3500 €

Ingénierie : mairie de Cendras

Cofinancement (prévu) : la mairie assume seule le volet financier du projet

Partenaires mobilisés (prévus) : Libraires, APE parents d’élèves, membres de la commune 

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Instaurer un esprit de cohésion entre les habitants et développer le vivre-ensemble dans la commune.

Difficultés rencontrées : De moins en moins nombreuses depuis que l’événement est installé dans le paysage local. Cependant, le maire reconnaît qu’il est parfois difficile de renouveler le choix de la thématique et qu’il faut se démener pour trouver des intervenants appropriés et compétents sur le sujet du thème choisi.

CONTACT

Nom du maire : Sylvain André 

Téléphone mairie : 04 66 30 40 72

Adresse e-mail mairie : mairie-cendras@wanadoo.fr

Site internet de la commune :
https://www.cendras.fr

Le conseil du Maire :

« Je suis convaincu des bienfaits de la culture de la proximité et du fait que les temps d’échange, de vivre-ensemble et de convivialité sont essentiels en ces périodes troubles où les idées extrêmes prennent de plus en plus de place. »

Un évènement culturel annuel

Comme chaque année, le salon Lire Délivre revient du 29 au 30 novembre à Cendras, commune rurale du Gard, pour promouvoir la lecture à ses 1620 habitants et promouvoir la culture à travers les livres.

Pour cette 14ème édition, la thématique du salon portera sur une problématique moderne : le numérique et la place des écrans et de l’intelligence artificielle dans nos vies. 

Après plusieurs années consacrées aux thèmes de la poésie, de l’exil ou de l’amitié, Sylvain André, maire, a décidé de concentrer l’événement autour de l’utilisation du numérique et de l’IA. En mettant en avant la lecture à travers un moment convivial et familial, il souhaite ouvrir les plus jeunes à la culture et établir un dialogue entre les familles au sujet de l’utilisation des smartphones et des réseaux sociaux. 

Promouvoir la lecture comme moyen d’émancipation

Au programme, deux jours d’animations dans une ambiance chaleureuse avec en ouverture, un apéro dinatoire et une pièce de théâtre humoristique. 

Des intervenants seront présents pour débattre après une conférence sur l’utilisation des écrans chez les enfants, et en appui sur une application à base d’IA les visiteurs seront invités à découvrir le dernier livre de Gilles Roumieux, l’auteur de la série de livres « Touche pas à… ». Une série de livres destinée à donner la parole aux élèves sur le harcèlement, l’assassinat de Samuel Paty ou encore la démocratie. Des conteurs seront présents pour faire découvrir la lecture aux plus petits, mais aussi donner aux parents des idées de cadeaux à l’approche des fêtes de Noël. Le but pour le maire n’étant pas de créer de la culpabilité au sujet du numérique, mais plutôt d’ouvrir le dialogue à ce sujet et promouvant la lecture comme moyen d’ouverture à la culture, voire comme vecteur de partage face aux enjeux socioculturels.

Plus que jamais, le centre associatif socioculturel de la commune de Cendras portera bien son nom en accueillant Lire Délivre, véritable agence culturelle. Plus qu’un salon, l’événement est un espace d’échanges et de rencontres. L’occasion pour les visiteurs, qui sont plusieurs centaines à venir chaque année, de se retrouver autour d’une soupe chaude ou d’un repas convivial avant de terminer le week-end sur un concert jazz et folk tout en douceur. De quoi réchauffer la commune de Cendras en cette période hivernale. 

DUNIÈRES (43) VALORISATION DU BÂTI

Image illustration une - initiative locale Valorisation du bati

Commune : Dunières
Département : Haute-Loire
Code commune : 43 087
Population : 2331 habitants
Superficie : 3475 Ha

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Culture

Résumé du projet : Valorisation de bâtiments destinés à la destruction grâce à l’intervention d’un collectif de graffeurs pour faire vivre une dernière fois le lieu et mettre en avant son histoire.

Contexte : L’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC)est gestionnaire de plusieurs bâtiments sociaux dans la commune dont quatre voués à la démolition du fait de leur vétusté. Pour rendre hommage à leur histoire et aux habitants, l’OPAC a sollicité la commune pour financer la création de fresques éphémères.

Objectifs : Mettre en avant des bâtiments sociaux et leur histoire, en laissant un collectif de graffeurs peindre des fresques sur les murs tout en organisant une fête pour marquer cet évènement.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement :

En début d’année 2024, l’OPAC a contacté la mairie pour demander une participation financière dans le projet de valorisation du bâti. Le conseil municipal a rapidement accepté de partager le montant de 7 000 € avec l’OPAC.

Année de réalisation : 2024

Durée de réalisation du projet : un an

Coût financier :
7 000€ 

Ingénierie : OPAC et mairie de Dunières

Cofinancement (prévu) : 3 500 €

Partenaires mobilisés (prévus) : OPAC

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Faire vivre une dernière fois un lieu chargé d’histoire du village et rendre hommage au vécu des habitants.

Difficultés rencontrées : Aucune

CONTACT

Nom du maire : Pierre Durieux

Téléphone mairie : 04 71 66 80 35

Adresse e-mail mairie : accueil@dunieres43.fr

Site internet de la commune :
www.dunieres43.fr

Le conseil du Maire :

« Nos bourgs sont trop minéraux, il est important d’y apporter de la couleur et de la végétation. Le “street-art” est une belle manière de mettre en valeur un bâtiment et d’égayer un paysage villageois. »

La commune de Dunières en Haute-Loire abrite plusieurs HLM, parmi lesquels quatre immeubles construits dans les années 1960 dont l’état n’a cessé de se détériorer. L’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC) en charge de l’entretien de ces bâtiments a opté pour leur démolition, afin de laisser place à de nouveaux projets. Ces bâtiments, chargés des souvenirs et des histoires de vie des résidents, ne pouvaient être démolis sans prendre en compte leur dimension symbolique pour le village. C’est pourquoi l’OPAC a décidé de leur rendre hommage une dernière fois en proposant à un collectif de 25 graffeurs de venir se relayer sur plusieurs jours pour peindre des grandes fresques murales sur les immeubles.

Valoriser une histoire partagée

Cette proposition d’art éphémère a rapidement enchanté Pierre Durieux, le maire de la commune ainsi que le conseil municipal. Ensemble, ils ont voté à l’unanimité pour le partage du coût de ce projet avec l’OPAC, et proposé d’en faire un événement sur plusieurs jours avec les écoles et associations de la commune. Ce week-end complet d’animations a permis aux graffeurs de discuter de leurs œuvres et aux habitants de les découvrir.

Le projet a commencé début 2024 avec l’annonce de la démolition prévue au printemps 2025, le temps de reloger les derniers habitants. Entre-temps, le coût de l’initiative de valorisation par les graffeurs estimé à 7 000 € a été partagé entre la commune et l’OPAC à hauteur de 3 500 € chacun. Les artistes se sont mis à l’œuvre mi-juin et les festivités ont commencé le 21 juin 2024 avec la fête de la musique et un concert des enfants de l’école de musique. Le samedi et dimanche ont eu lieu des concerts, notamment de jazz, organisés par le comité des fêtes.

Le street-art pour colorer nos villages

Si Pierre Durieux désapprouve certaines réflexions d’habitants qui ont déploré le fait d’investir de l’argent dans un bâtiment destiné à la destruction, il assure que ses administrés ont rapidement changé d’avis en découvrant les œuvres. Pour lui, il est primordial de “remettre de l’art dans nos communes, car celles-ci sont trop minérales, alors qu’il est nécessaire d’y remettre de la couleur et de la végétation pour leur redonner vie”. L’art urbain est un moyen esthétique, intéressant et accessible de revitaliser des bâtiments devenus trop ternes. Le maire a conservé le contact de plusieurs graffeurs pour leur proposer d’autres projets, l’OPAC et l’EPCI ayant déjà travaillé avec trois d’entre eux. L’objectif, cette fois, est de créer des œuvres permanentes, pour embellir le tissu villageois de la commune.

Bien que cette première proposition de street art soit éphémère, la destruction des bâtiments va tout de même permettre de laisser place à de nouveaux logements, tandis que la mairie souhaiterait y construire une salle communale. Le lieu ne sera pas laissé à l’état de terrain vague, nous assure le maire qui a encore de nombreux projets pour sa commune.

Face au temps maussade du défaitisme, Dunières préfère recolorer ses murs pour égayer le quotidien de ses habitants.