36 000 COMMUNES – JUILLET-AOÛT 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°437 – Eau secours

ÉDITO

John Billard, 
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

Eau secours

Au début de mon premier mandat, en 2008, un journaliste m’avait demandé quel serait, selon moi, le grand défi des années à venir. J’avais répondu sans hésiter : l’eau. À l’époque, je pensais surtout à sa distribution. Aujourd’hui, une autre question s’impose : serons-nous encore capables d’en garantir durablement sa qualité, sa disponibilité et son partage ?

Les maires connaissent cette responsabilité mieux que quiconque. Quand l’eau manque, quand un captage est menacé, lorsqu’une pollution apparaît ou qu’une canicule impose des restrictions, ce n’est pas vers l’État que les habitants se tournent. C’est vers leur maire. Et leurs interrogations sont légitimes : qualité de l’eau, présence de pesticides, hausse des prix… Toutes ces préoccupations remontent aujourd’hui jusqu’à nos mairies.

Dès lors, comment ne pas s’inquiéter des débats récents au Sénat autour du projet de loi d’urgence agricole ? Les collectivités, qui portent cette responsabilité devant leurs habitants, verraient leur place fragilisée dans certaines instances de gouvernance de l’eau, alors même qu’elles continueraient d’assumer, en dernier ressort, les conséquences politiques, financières et sanitaires des décisions prises. Ce paradoxe mérite, à tout le moins, d’être questionné.

Ne nous trompons pas de débat. L’agriculture, dans nos communes, demeure souvent la première activité économique, façonne nos paysages et participe de notre souveraineté alimentaire. Lors des échanges de notre Assemblée générale les Maires ruraux ont émis le souhait de réinvestir pleinement ces questions, avec les agriculteurs et non contre eux.

Mais soutenir l’agriculture ne peut pas signifier affaiblir la gestion collective de l’eau. Ce serait une erreur, y compris pour les agriculteurs eux-mêmes. La première urgence est sans doute de mieux rémunérer celles et ceux qui nous nourrissent, de développer des filières alimentaires de proximité, d’accompagner les transitions et de préserver une gouvernance capable de concilier tous les usages de l’eau.

Car l’eau est un bien commun. Elle ne peut appartenir ni à un secteur, ni à une administration, ni à une catégorie d’usagers. Elle appelle au dialogue, à l’équilibre et à la responsabilité. Ayons collectivement ce courage !

John Billard
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

36 000 COMMUNES – JUIN 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°436 – Préparer l’avenir

ÉDITO

John Billard, 
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

Préparer l’avenir

À quelques jours de notre Assemblée générale et à l’approche du renouvellement de nos instances nationales à l’automne, l’AMRF entre dans une période importante de son histoire. Comme dans nos communes, une fin de mandat n’est jamais une fin. C’est le moment où l’on prépare la suite.

Préparer l’avenir demande une qualité devenue parfois rare : le courage.

Le courage de s’engager, de prendre des responsabilités, de consacrer du temps à l’intérêt collectif. C’est ce courage qui anime chaque jour les maires ruraux dans leur commune. C’est aussi celui dont notre association aura besoin pour poursuivre son développement au cours des prochaines années.

Depuis plusieurs années, l’AMRF grandit. Notre parole est davantage entendue. Notre représentativité n’a jamais été aussi forte. Nos services se sont développés. Notre capacité à porter les réalités des communes rurales dans le débat public s’est renforcée. Cette évolution est une satisfaction, mais elle nous oblige également.

C’est pourquoi nous poursuivons un important travail de structuration. La révision de nos statuts, qui sera travaillée lors de notre Assemblée générale, ne constitue pas un simple exercice administratif et juridique. Elle traduit une volonté : mettre notre association en ordre de marche pour relever les défis dont le futur exécutif aura la charge.

De la même manière, la consolidation de notre équipe salariée et l’élaboration d’un projet associatif doivent nous permettre de mieux accompagner les maires, de mieux valoriser notre expertise collective et de renforcer encore notre capacité d’action.

Cette ambition ne repose pas uniquement sur l’équipe et quelques responsables nationaux. Elle appelle aussi l’engagement de toutes celles et ceux qui souhaitent faire vivre notre réseau. S’engager à l’AMRF n’est pas une distinction honorifique. C’est une responsabilité. Celle de suivre des dossiers, de participer aux travaux collectifs, d’animer un réseau et de porter la voix des communes rurales dans les lieux où se construisent les politiques publiques.

Notre association demeure fidèle à ce qui fait sa force depuis plus de cinquante ans : son indépendance, son caractère transpartisan et sa fidélité à une seule cause, celle de la ruralité et de la commune. Dans une période où les divisions occupent souvent le devant de la scène, nous continuerons à rassembler autour de l’essentiel : défendre la liberté communale, soutenir les maires et faire reconnaître la place des territoires ruraux dans la République.

Parce que bien finir ensemble ce mandat, c’est déjà réussir le suivant.

John Billard
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

36 000 COMMUNES – MAI 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°435 – Quand l’union fait la force

ÉDITO

John Billard, 
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

Le maire et le préfet

Le Maire, fin stratège en sa cité,

Veillait sur chaque rue, chaque marché.

Il connaissait les noms, les visages,

Les rêves, les espoirs, les petits orages.

Le Préfet, lui, plus haut, plus large en vue,

Tenait les rênes d’une région toute entière,

Avec sagesse et une main ferme,

Il unissait les forces, évitait les querelles.

Un jour, le Maire, soucieux et las,

Vint trouver le Préfet, l’air un peu embarrassé :

« Mon bon ami, lui dit-il en confidence,

J’ai tant de projets, mais manquent les finances.

Mes écoles, mes routes, mes champs à fleurir,

Ont besoin d’appui pour mieux grandir. »

Le Préfet, soucieux mais toujours serein,

Lui répondit d’un ton à la fois doux et certain :

« Cher Maire, ton labeur est noble et nécessaire,

Mais seul, tu ne peux tout porter.

Laisse-moi t’aider, car l’État, lui aussi,

A des ressources pour tes beaux soucis.

Ensemble, unissons nos mains et nos esprits,

Et nos villages en seront ravis. »

Ainsi, le Maire, sur le terrain,

Faisait germer les graines du lendemain.

Le Préfet, lui, par son art et son rang,

Trouvait les fonds, les lois, le bon changement.

L’un sans l’autre eussent peiné en vain,

Mais leur alliance fit le bien commun.

Moralité, amis, retenez ce point :

L’union fait la force, et c’est là le bon chemin.

John Billard
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

36000 COMMUNES – AVRIL 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°434 – Vous êtes la ruralité !

ÉDITO

John Billard, 
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

Vous êtes la ruralité

Chers collègues, le mandat que vous venez d’entamer vous place au cœur de la République, là où s’expriment concrètement les réalités du quotidien. Être maire rural, ce n’est pas seulement administrer une commune : c’est porter une vision, une expérience et une légitimité indispensables à l’action publique.

Aujourd’hui, la ruralité est reconnue. Elle est écoutée. Mais trop souvent, elle n’est pas là où les décisions se prennent.

Au-delà de la commune et de l’intercommunalité, de nombreuses instances influencent directement vos territoires ; et les choix qui vous impactent se construisent souvent sans représentants réellement ancrés dans la ruralité.

Il est temps de passer d’une reconnaissance de principe à une présence effective. Et concrètement, cela suppose de changer nos pratiques collectives.

D’abord, ne pas attendre d’être sollicités. Les représentants ne doivent pas être désignés sans vous. Dans vos départements, faites valoir votre place : rapprochez-vous de votre association départementale des maires ruraux, proposez des candidatures, demandez à être identifiés pour siéger dans les instances.

Ensuite, interpellez. Lorsque les désignations se font sans prise en compte de la diversité des territoires, écrivez à votre préfet, aux services de l’État, aux structures concernées. Rappelez que la ruralité doit être représentée, non pas symboliquement, mais concrètement.

C’est le sens de la démarche engagée par l’AMRF au niveau national : nous avons saisi le Premier ministre pour que toutes les associations représentatives soient consultées dans la désignation des élus siégeant dans ces instances. Mais cette exigence doit aussi vivre dans chaque département.

Enfin, agissez collectivement. C’est en réseau, en lien avec vos collègues et vos associations locales, que vous pourrez peser durablement.

L’AMRF est à vos côtés : des maires au service des maires. Nous vous accompagnons pour faire reconnaître votre place. Mais cette place, elle ne se décrète pas : elle se prend.

Osez vous engager. Osez demander à siéger. Osez faire entendre votre réalité. Car la ruralité n’est pas une abstraction : la ruralité, c’est vous.

John billard
Secrétaire général de l’AMRF en charge de l’intérim de la Présidence

36000 COMMUNES – MARS 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°433 – Le combat pour nos commerces


ÉDITO

Louis Pautrel,

Vice-Président en charge du commerce

Le combat pour nos commerces

Il fut un temps où nos communes comptaient de nombreux bistrots, cafés, auberges, épiceries, boulangeries, boucheries et autres commerces et artisans. À la sortie de l’église ou à l’occasion des fameuses commissions de la semaine, ils se remplissaient et étaient alors des lieux de vie et d’échanges, on s’y racontait son quotidien, sa vie de labeur mais aussi ses bonheurs. C’était l’image d’une société solidaire et humble qui savait se serrer les coudes.

Les Trente Glorieuses ont marqué un tournant, celui de l’essor des grandes surfaces. L’industrie a progressivement pris le pas sur ces commerces et artisans, et la démocratisation de la voiture a modifié les modes de déplacement et a fragilisé le commerce de proximité.

La crise sanitaire a paradoxalement eu un effet bénéfique pour les commerces locaux qui ont su s’adapter rapidement pour répondre aux besoins de la population – et on peut regretter que cet élan ait parfois été oublié depuis.

Ces dernières années, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour accompagner la reprise, la transmission et la création d’activités commerciales. On peut saluer plusieurs initiatives telles que Bouge ton Coq ou Mille Cafés. La Fédération des Bistrots et Cafés a également déposé une candidature pour leur inscription au patrimoine de l’UNESCO. Certaines entreprises, comme Loomis, proposent d’installer des distributeurs de billets pour dynamiser le commerce local.

L’AMRF soutient toutes ces initiatives car c’est tout le tissu économique rural qui est concerné. Ces commerces jouent en effet un rôle majeur pour l’attractivité de nos communes. Ils sont des vecteurs essentiels de lien social, d’intégration et de solidarité.

Alors, un seul mot d’ordre à destination de nos habitants : poussez la porte de vos commerces ! Vous y trouverez, en guise de premier remerciement, un sourire, une parole chaleureuse et l’envie de revenir.

La relation humaine demeure l’une des plus belles richesses de nos campagnes. Merci à nos commerçants, à nos artisans et à leurs clients fidèles !

Louis Pautrel
Vice-Président en charge du commerce

36000 COMMUNES – FÉVRIER 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°432 – Quelle école demain ?


ÉDITO

Jean-Paul Carteret,

Président par intérim de l’AMRF

Quelle école demain ?

La baisse de la natalité rebat les cartes de la scolarisation en France. En milieu rural, elle frappe plus tôt, plus fort et plus durablement. Même si la fécondité y reste légèrement supérieure à celle des villes, elle ne compense ni le vieillissement ni les décès. Partout, les élus locaux s’interrogent. Comme les jeunes parents. Et c’est légitime.

Car après la santé, l’école est au cœur des préoccupations des habitants. Où seront accueillis les tout-petits ? Où iront les enfants de la maternelle au primaire ? À quelle distance, dans quelles conditions, avec quels services autour ? Ces questions dépassent la seule organisation scolaire : elles engagent l’avenir même de nos communes.

Soyons clairs : l’école est LE levier structurant de l’aménagement du territoire. Là où elle disparaît, les familles hésitent, les services reculent, la vie locale s’étiole. Là où elle tient, elle définit un territoire de vie : c’est là que les enfants se retrouvent, apprennent et grandissent ensemble, font société et créent ce lien intergénérationnel si précieux avec les parents et les grands-parents, tout en attirant d’autres services.

Nous sommes à un tournant. Face à la baisse des effectifs, la tentation est grande d’appliquer une logique purement comptable. Ce serait une erreur stratégique. L’Éducation nationale ne peut durablement raisonner à la calculette sans mesurer les conséquences territoriales de ses décisions. Les maires ruraux, eux, en assument chaque jour la responsabilité.

Cela ne signifie pas refuser toute évolution. Les regroupements pédagogiques et les territoires éducatifs ruraux peuvent être des solutions, à condition d’être construits dans la concertation, avec une répartition claire des rôles entre communes. Bien pensés, ils peuvent préserver l’attractivité de chacune d’entre elles et garantir une offre éducative de qualité.

Mais l’école rurale de demain ne se limite pas aux murs de la classe. Les communes assurent déjà l’accueil périscolaire, le temps du midi, les activités éducatives. Cette continuité doit être reconnue. Pour être pleinement attractive, l’école rurale doit aussi intégrer la petite enfance, service décisif pour l’installation des jeunes familles.

Les échanges récents avec le ministère et la convention signée par l’AMRF vont dans le bon sens. Encore faut-il les décliner concrètement, département par département, au plus près des réalités locales.

Car l’école rurale ne se décrète pas depuis Paris : elle se construit sur le terrain, avec les élus. Nous y sommes prêts !

C’est cette école-là que nous défendons. Une école qui n’oppose pas efficacité et proximité. Une école pensée comme un pilier de l’aménagement du territoire. Une école pour l’avenir de nos communes.

Jean-Paul Carteret
Président par intérim de l’AMRF

36000 COMMUNES – DÉCEMBRE/JANVIER 2025/2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°431 – Être et aimer, du statut à la posture de l’élu !


ÉDITO

Jean-Paul Carteret,

Président par intérim de l’AMRF

Être et aimer, du statut à la posture de l’élu !

C’était notre demande, notre combat de longue date à l’AMRF. À moins de cent jours des élections municipales, alors que la crise de l’engagement local est bien réelle, comment ne pas saluer l’adoption du statut de l’élu ?

Le texte adopté le 8 décembre constitue une avancée majeure. Il renforce concrètement les conditions d’exercice des mandats locaux : meilleure articulation entre vie professionnelle et engagement public, clarification des droits et des protections juridiques, reconnaissance accrue de l’investissement des élus. Il marque aussi une étape importante dans la reconnaissance du rôle des maires, avec une visibilité nouvelle de leurs droits.

Oui, ce statut est un progrès. Mais il ne saurait suffire. Car être maire, surtout dans nos communes rurales, ne relève pas seulement d’un cadre juridique : c’est une posture, une manière d’être au service des autres. Avec l’expérience, je peux en témoigner : on ne devient pas maire pour soi, ni pour quelques-uns. On le devient parce que l’on aime les gens et son village.

Polyvalents par nécessité, les maires ruraux sont sur tous les fronts. Ils s’occupent de tout, souvent sans compter, avec une priorité constante : répondre aux attentes de leurs concitoyens. Organiser des activités péri ou extrascolaires, une chasse aux œufs, un carnaval ou un simple goûter n’est jamais anodin. Cela suppose d’aimer les enfants, de les écouter, de leur répondre, parfois simplement de leur rendre un bonjour.

Être à l’écoute des aînés impose la même exigence. Comprendre, accompagner, faire preuve d’empathie : il faut aimer pour entendre leurs besoins de proximité, de services, d’humanité, à l’heure où le numérique envahit leur quotidien et, souvent, les dépasse.

Et pour faire vivre le lien social, pour cultiver le bien vivre ensemble, pour maintenir ces rencontres indispensables entre habitants tout au long de l’année, là encore, il faut aimer. L’avons-nous oublié ? Durant la crise sanitaire, le maire a été le premier maillon de la chaîne sociale, parfois le seul repère.

Alors oui, je forme un vœu : celui de parlementaires qui aiment « les gens » et la France comme nous aimons nos habitants et nos villages. Et qui nous proposent, eux aussi, des budgets responsables et équilibrés – comme nous y sommes contraints chaque jour dans nos communes et nos intercommunalités.

Jean-Paul Carteret
Président par intérim de l’AMRF

36000 COMMUNES – NOVEMBRE 2025

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

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Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°430 – Le pouvoir d’agir en ruralité !


ÉDITO

Jean-Paul Carteret,

Intérim de la présidence de l’AMRF

Le pouvoir d’agir en ruralité !

Notre président Michel Fournier a été nommé ministre du gouvernement : c’est, pour nous, une forme de reconnaissance de la ruralité et une fierté, mais c’est aussi une responsabilité partagée par toutes celles et ceux qui, dans nos villages, portent haut la voix des territoires ruraux !

Il aura fallu un demi-siècle pour qu’un rural – un vrai – accède aux plus hautes fonctions ministérielles. Un demi-siècle de combats pour défendre la commune et nos territoires, qui couvrent 88 % de la surface du pays. Un demi-siècle à faire entendre la voix de notre AMRF, celle qui porte les attentes – et parfois les angoisses – de plus de 30 % des Français. Gageons qu’au cœur de la République, notre ministre de la Ruralité aura la place qu’il mérite pour faire partager à ses collègues du gouvernement « le cœur » des ruraux.

Le chemin est encore long ! Nos prédécesseurs ont tracé le sillon qui mène à ce que ruraux et urbains soient considérés à égalité. Notre combat continue, nonobstant la nomination de l’un d’entre nous au gouvernement. Notre association conserve une voix libre, un esprit agile et une seule ligne politique : le pouvoir d’agir en ruralité !

Sans cesse contraints de trouver des compromis – par obligation, pour l’équilibre de nos budgets communaux, et par volonté, parce que nous aimons notre village et ses habitants –, puissions-nous inspirer les parlementaires, trop souvent englués dans des guéguerres politiques qui ne font qu’aggraver la situation de notre pays.

« Le futur s’invente au village » : tel était le thème de notre magnifique congrès annuel, fin septembre dans la Vienne. Nous en faisons chaque jour la démonstration, pierre après pierre, malgré les difficultés du contexte national ou international.

Dans ce monde en perpétuelle évolution, où la menace guerrière est palpable, la France a besoin de stabilité et de visibilité. Notre ruralité a besoin de solidarité et d’engagement, pour notre jeunesse comme pour nos aînés. C’est pourquoi nous œuvrons ensemble à donner un véritable statut aux élus. Nous suivons de près la loi que nous avons contribué à écrire, à partir de nos 35 propositions, en espérant qu’il en reste un peu de substance… et d’intérêt !

Continuons ensemble à faire vivre ce pouvoir d’agir en ruralité, avec conviction et solidarité.

Jean-Paul Carteret
1er VP de l’AMRF, chargé de l’intérim de la Présidence

36000 COMMUNES – OCTOBRE 2025

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

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Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.

N°429 – Carpe Diem


ÉDITO

Michel Fournier,

président de l’AMRF

Carpe Diem

Notre congrès ouvre à nouveau, grand ses portes, à la jeunesse, lors d’une journée consacrée à deux enjeux essentiels : la participation et l’engagement dans la vie locale.

À l’heure où de nombreuses interrogations sur l’investissement des jeunes dans notre société alimentent le débat, il est utile de poser quelques constats.

Dire « les jeunes » ne veut rien dire : il y a autant de situations que de parcours individuels !

Il est souvent plus facile, pour les moins jeunes, de dénoncer le prétendu laxisme lié aux écrans et aux réseaux dits sociaux, et d’en tirer une opinion tranchée.

Certes, il y a une part de vérité, mais il y a surtout une incompréhension face à un mode de vie que beaucoup découvrent, souvent avec dépit.

À chaque époque de l’histoire humaine, les façons « d’être » ont évolué : ce ne sont que des transformations de comportements propres à la société du moment.

Si La Guerre des boutons peut nous faire sourire ou susciter une douce nostalgie, il ne faut pas oublier qu’elle illustrait aussi une violence inscrite dans la nature des mammifères que nous sommes, où la loi du plus fort reste un combat permanent.

Et lorsque surviennent des dysfonctionnements regrettables, ils traduisent souvent un mal-être profond et une grande solitude.

Une évidence demeure : être jeune doit rester une ambition permanente de dépassement de soi, même en bravant l’interdit, souvent pour le plaisir ou pour affirmer sa personnalité. Utilisons donc au mieux cette énergie.

De même que l’atome a d’abord suscité la peur et le rejet, avant d’être reconnu aujourd’hui, lorsqu’il est maîtrisé, comme une énergie indispensable à la transition écologique et aux besoins croissants liés à l’électrification de nos usages quotidiens, l’énergie de la jeunesse est une ressource précieuse.

Si l’homme et la femme sont devenus les créatures les plus évoluées de cette terre, c’est en grande partie grâce à la turbulence perpétuelle de leur jeunesse !

Rassurez-vous, les jeunes : vous avez tout le temps de ne plus l’être.

Et je me retrouve pleinement dans cette histoire, car pour devenir sage, il faut d’abord avoir été rebelle.

Michel Fournier
Président de l’AMRF

36000 COMMUNES – SEPTEMBRE 2025

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

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Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.

N°428 – Faire Village !


ÉDITO

Michel Fournier,

président de l’AMRF

« Faire Village » c’est peut-être tout simplement revenir à l’essentiel : tout faire pour vivre en société !

Une société c’est un ensemble d’êtres humains vivants en groupe organisé, c’est donc aussi valable pour un village !

L’organisation d’une commune, dans une démocratie, c’est reconnaitre à un groupe représentatif, issu d’une élection, la conduite de la vie communale.

Ces élus, pour un temps déterminé, une mandature, ont donc toute latitude à faire appliquer leur programme légitimé par le vote.

Ils doivent aussi être soutenus dans leurs obligations de réactivité propre au fonctionnement du quotidien et à ses aléas, et propre aux opportunités pouvant bénéficier à la commune.

Faire croire par des propos démagogiques, en flattant les masses pour gagner et EXPLOITER leurs adhésions, que tout est possible, que tout doit être gratuit, sans aucun effort, sans contrepartie, c’est renier notre qualité d’ETRE HUMAIN et notre parcours depuis les origines où l’évolution n’a pu se faire que par des sacrifices quotidiens et des réussites personnelles et collectives. Cela implique les droits et les devoirs, c’est-à-dire tout simplement être citoyen !

Les menaces de blocage du pays, les menaces de renversement du gouvernement actuel pouvant faire tomber le suivant aussi rapidement, en fait, toutes les menaces de créer une situation ingérable par qui que ce soit ne sont que le reflet de cette société d’enfants gâtés, donc colériques, orgueilleux, révoltés et peut-être finalement tout simplement malheureux !

Il est donc grand temps de refaire société, avec tous nos atouts et tous les outils qui le permettent, tels l’élection, l’associatif, l’engagement, la participation, la tolérance, la résilience etc… Et ce, tout en restant libre de ses choix de vie, d’amour et d’échanges…

L’église au milieu du village était une obligation pour avoir un point de convergence régulier et obligatoire lié au culte (sans oublier le bistrot) !

Aujourd’hui, remettre l’église au milieu du village est un symbole non partisan car cet édifice central avec la mairie reste les repères visuels de nos sociétés villageoises.

Soyons en fiers ! Ce sont nos racines et notre identité… Autrement dit, touche pas à Mon Village !