MONTCLAR (12) FACILITE LE DÉPISTAGE DES CANCERS DE LA PEAU GRÂCE À LA TÉLÉ-EXPERTISE

Commune : Montclar
Département : Aveyron
Code commune : 12 149
Population : 126 hab.
Superficie : 280 ha.

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Thème : Santé

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« Être tenace, prendre son mal en patience et aller jusqu’au bout : c’est une très bonne initiative pour les administrés. »

Les infirmières peuvent accueillir les patients dans leur cabinet ou se rendre directement à leur domicile, notamment pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer. La commune souhaite ainsi proposer une solution qui puisse aller « jusqu’au chevet des patients ». Les professionnels sont rémunérés pour les consultations réalisées dans le cadre du dispositif, avec une rémunération estimée entre 10 et 12 euros pour les infirmières selon les modalités de consultation. Les pharmacies participant au dispositif peuvent également percevoir une rémunération. 

Pour les habitants qui rencontrent des difficultés avec les outils numériques, les agents municipaux peuvent prendre directement rendez-vous pour eux au sein du MISS (la Maison Info Service Solidaire). Des rappels sont ensuite envoyés afin de limiter les rendez-vous manqués. Une fois les clichés transmis, le dermatologue peut orienter le patient lorsque la lésion nécessite une prise en charge complémentaire. Ainsi, en cas de suspicion de cancer, le patient peut être orienté vers des établissements hospitaliers, notamment en Haute-Garonne, dans le Tarn ou dans l’Hérault.

Un projet qui a commencé à prendre forme avant les élections municipales de 2025, lorsque Marina Vidal-Condomines a pris connaissance d’une expérimentation menée en Dordogne. La commune s’est ensuite rapprochée des différents acteurs de santé afin d’étudier la possibilité de transposer le dispositif à Montclar. Son adaptation a nécessité environ un an de travail. « Le projet a été pensé en un mois, mais l’adaptation a pris un an », explique la maire. La collectivité a notamment dû échanger avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et l’Agence régionale de santé (ARS) et présenter le dispositif lors de réunions en visioconférence. 

Le caractère novateur du projet a également suscité certaines craintes chez les professionnels de santé, notamment la peur que la télé-expertise puisse remplacer leur travail. Pour la municipalité, l’objectif est au contraire de compléter l’offre existante et de faciliter l’accès à un spécialiste. « C’est difficile de mettre en place un tel projet car il y a une barrière entre la mairie et les professionnels de santé », constate Marina Vidal-Condomines. 

Le respect du parcours de soins coordonné et la protection des données médicales ont notamment constitué des points de vigilance. « Il faut répondre à un parcours de soins coordonné, faire attention aux fuites de données », insiste la maire. 

Le financement représente également un enjeu pour une commune de cette taille. Montclar prend en charge les licences nécessaires au fonctionnement du dispositif, pour un coût d’environ 228 euros par mois. L’ensemble du projet est aujourd’hui estimé à environ 75 000 euros.  

Le projet doit toutefois encore trouver son rythme de fonctionnement. Deux infirmières libérales sont actuellement susceptibles de participer, mais leur activité professionnelle leur laisse difficilement une demi-journée par semaine disponible pour Skin Med. La commune prévoit donc un véritable lancement du dispositif à partir de septembre 2026. Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus large menée par la municipalité autour de la téléconsultation. 

Cette petite commune de l’Aveyron, avait également candidaté à un dispositif France 2030 consacré aux équipements de téléconsultation. Sur environ 800 communes candidates, 80 avaient été sélectionnées pour bénéficier d’un dispositif comprenant notamment un équipement de téléconsultation. La commune devait accueillir un « box » permettant d’accéder à des téléconsultations sept jours sur sept, mais le retrait de l’État du projet a remis en cause cette partie du dispositif.  

Publié le 14 août 2026

MONTMIREY-LA-VILLE (39) AMÉNAGE CINQ ESPACES DE DÉTENTE OUVERTS À TOUS

Commune : Montmirey-la-Ville
Département : Jura
Code commune : 39 360
Population : 176 hab.
Superficie : 393 ha.

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Thème : Cadre de vie

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« Qu’on puisse tous, avec l’accord des habitants, se mobiliser pour mener à bien ces projets d’aménagement qui font vivre un village »

Les cinq espaces répondent chacun à un usage particulier. L’un d’eux, situé à proximité du centre hospitalier spécialisé Saint-Ylie, a été aménagé pour permettre aux résidents de l’EHPAD de profiter d’un espace extérieur équipé de tables, de bancs et d’un terrain de pétanque.  

Un autre espace est implanté le long du cours d’eau de la Brisotte, où la commune a réemployé d’anciennes tables et bancs utilisés lors des manifestations du village. 

Un troisième est implanté sous les marronniers, à proximité du lavoir communal. La commune prévoit également un autre espace de détente près du château, avec un parking destiné aux promeneurs et, à terme, aux camping-cars et véhicules aménagés.  

Enfin, le site du « Rond », un espace boisé, pourrait accueillir de nouveaux équipements de loisirs, comme un ou deux terrains de pétanque ou une table de ping-pong. Des panneaux rappelleront que ces espaces sont ouverts gratuitement à tous, tout en invitant chacun à respecter les lieux. 

La commune souhaite toutefois préserver l’esprit du projet. Si le stationnement ponctuel de camping-car est permis, le maire insiste sur le fait que ces espaces n’ont pas vocation à devenir des aires de camping. Cette vigilance fait notamment suite à un départ de feu survenu à proximité d’un campement, dont le maire n’avait pas eu connaissance. Il insiste sur l’importance d’informer la mairie de son installation sur ces sites pour des raisons de sécurité.  

Le mobilier représente un investissement d’environ 1 500 euros. Les tables et les bancs ont été commandés auprès d’un menuisier de Côte-d’Or. « On est passé par un menuisier, ça nous a évité de monter un dossier de subventions qui est très compliqué et qui prend du temps », explique le maire. 

Au-delà des aménagements, la municipalité souhaite poursuivre cette démarche en associant les habitants aux futurs projets.  

Publié le 05 août 2026

COLOMIEU (01) AMÉNAGE SON TERRITOIRE POUR RESTAURER LE CYCLE NATUREL DE L’EAU

Commune : Colomieu
Département : Ain
Code commune : 01110
Population : 160 hab.
Superficie : 600 ha.

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Thème : Transition écologique

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« Chaque commune doit observer son territoire et
identifier les dysfonctionnements avant de construire son projet car aucun projet ne peut être identique d’une commune à l’autre. »

Initialement, l’Appel à Manifestation d’Intérêt était prévu sur deux ans à partir de la fin des études qui se sont terminées en décembre 2024. Un an d’étude et deux ans de travaux. « On a trouvé que c’était vraiment court », reconnaît Maryse Perrier Borgey, qui souligne également l’ampleur du travail : négociations avec les propriétaires, montage des dossiers de financement, suivi des chantiers, réunions publiques, maîtrise d’œuvre ou encore bilans financiers.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

« Au départ, nous avions prévu de nombreux aménagements. L’Agence de l’eau nous a demandé de nous concentrer sur trois sites », explique Maryse. Le premier concernait le centre du village : une place très minérale dépourvue d’arbres et une ancienne zone humide détruite lors de l’installation d’une poche incendie. Le deuxième concernait une zone soumise au ruissellement afin de créer des dispositifs favorisant l’infiltration avant que l’eau n’arrive plus bas. Le troisième concernait la plaine et la rivière, avec un travail mené en collaboration avec la compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) de la Communauté de communes Bugey Sud. Les aménagements reposent sur une approche dite « low-tech » fondée sur les processus naturels, qui privilégient des techniques utiles, durables et accessibles avec, notamment, des plantations d’arbres et l’installation de structures en bois dans la rivière afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration dans les sols et la nappe phréatique.

Sur un montant estimé à 435 000 €, l’Agence de l’eau a aidé à financer à hauteur de 70 % et le département 10 %. Pour les 20 % restants : Le Crédit Agricole a accordé 15 000 €, le fonds MAIF pour le vivant finance 100 000 € et la Compagnie Nationale du Rhône a aidé à financer à hauteur de 77 000 €.

Avec les coûts supplémentaires, la TVA et l’ensemble des dépenses, le projet est aujourd’hui estimé à environ 535 000 €.

Au-delà des aménagements, l’ambition de la commune est de démontrer qu’il est possible d’agir localement sur les cycles de l’eau. « Nous ne pensions pas régénérerle cycle de l’eau à nous seuls, mais montrer ce qu’on peut faire afin que cela puisse être reproduit ailleurs », souligne Maryse Perrier Borgey. L’idée d’essaimage faisait d’ailleurs partie des objectifs du projet.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Une ancienne zone très minérale a été transformée en mare où grenouilles et insectes sont revenus. Sur la place du village, des arbres ont été plantés et les eaux pluviales d’un quartier sont désormais infiltrées grâce à un jardin de pluie au lieu d’être rejetées directement dans la rivière. Les eaux de ruissellement sont également récupérées dans des noues, des fossés et des mares temporaires, tandis que quatre rangées de haies ont été plantées dans la plaine afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration. Selon Maryse Perrier Borgey, ces aménagements ont déjà permis de limiter fortement les inondations : « Il n’y en a même pas eu au niveau du village malgré les fortes pluies. »

Si les effets complets de ces travaux ne pourront être mesurés que sur le long terme, le projet suscite déjà l’intérêt d’autres collectivités. « Aujourd’hui, des communes viennent nous voir pour comprendre notre démarche. C’est exactement ce que nous voulions », se réjouit le maire.

Publié le 29 juillet 2026

MÉNILLES (27) REDYNAMISE SON MARCHÉ DOMINICAL AVEC UN REPAS PARTAGÉ

Commune : Ménilles
Département : Eure
Code commune : 27397
Population : 1 800 hab.
Superficie : 581 ha.

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Thème : Cadre de vie et services

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« Il ne faut pas hésiter de donner de son temps. Se lancer malgré les critiques, rester persévérant et bienveillant. »

À l’issue du marché, vers 12 h 30, un repas convivial réunit les habitants qui souhaitent partager les produits achetés auprès des commerçants présents sur place : paëlla, poulet, tartiflette… : « C’est une initiative qui ne coûte presque rien si ce n’est le paquet de chips ou le cubi de rosé à 20 euros » explique le maire. Lors des trois repas suivants, la fréquentation a nettement augmenté, avec une moyenne de 80 participants. 

« C’est dans ce genre d’événements que l’on se rend compte du nombre de personnes âgées qui mangent seules », confie le maire, qui regrette de ne pas avoir lancé ce projet plus tôt. L’édile reconnaît toutefois qu’au fil de ses quatre mandats de maire, il a parfois dû essuyer quelques contestations. Une facette inhérente à la fonction qu’il a su surmonter sans jamais renoncer à mener à bien ce projet qui lui tenait particulièrement à cœur. 

Publié le 07 juillet 2026

FOUGEROLLES-SAINT-VALBERT (70), JASNEY (70), VAUVILLERS (70) : TROIS COMMUNES ECRIVENT « LA CHANSON DU VILLAGE » AVEC LEURS HABITANTS

Commune : Fougerolles-Saint-Valbert (70) & Jasney (70) & Vauvillers (80)
Département : Haute-Saône
Code commune : 70245 / 70290 / 70526
Population : 3700 hab./ 250 hab./ 650 hab.
Superficie : 5500 ha./ 1305 ha./ 621 ha.

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Thème : Culture

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« Pour un projet d’une telle envergure, il est essentiel de s’interroger sur le message que l’on souhaite transmettre en tant qu’élu et d’identifier les ressources sociales dont on dispose. La réussite du projet repose sur une dynamique locale et fédératrice forte. » (Alain Grillot, maire de Fougerolles-Saint-Valbert)

Les 19 et 20 juin prochains, un second week-end permettra aux artistes de présenter les textes et les mélodies nés de ces échanges. Les chansons seront ensuite enregistrées dans un studio professionnel situé à Échenoz-la-Méline, à une trentaine de minutes des communes participantes. Les habitants prennent également part à cette étape singulière du projet, découvrant l’univers de l’enregistrement aux côtés des artistes.

Dans ces villages de quelques dizaines ou centaines d’habitants, l’accueil prend souvent une dimension particulièrement conviviale. Certains habitants proposent spontanément un hébergement tandis que d’autres ouvrent leur maison aux artistes. L’an dernier, le chanteur Ulysse Mars avait ainsi été accueilli à Anjeux par le maire de la commune, Sylvain Petitgenet.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la Convention territoriale de développement culturel (CTDC) de la Haute-Comté, portée par la Communauté de communes en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Bourgogne-Franche-Comté et le Théâtre Edwige Feuillère, partenaire artistique du projet. La DRAC apporte un financement de 20 000 euros par an pendant trois ans. La Communauté de communes contribue à hauteur de 10 000 euros, tandis que les communes partenaires complètent le financement. En contrepartie, le territoire accueille chaque année le Festival Haute-Comté, dont il détient les droits d’organisation. 

Au-delà de son aspect culturel, le projet contribue selon Alain Grillot, maire de la commune de Fougerolles, à renouer des liens entre les habitants. Le maire observe que les transformations du monde rural ont progressivement fait disparaître certains moments de rencontre et d’échange qui faisaient autrefois partie du quotidien : « On a été grandement desservi par la modernité. Avant, les gens se rassemblaient pour cueillir ensemble les cerises en périodes de récoltes et ils échangeaient et partageaient des anecdotes. Aujourd’hui, cette démarche tend à se perdre, les échanges sont plus impersonnels. » 

Les artistes découvrent parfois pour la première fois la réalité de la ruralité profonde. Les habitants, eux, se réapproprient progressivement leur histoire collective. Certains évoquent même « un avant et un après Chansons du Village », tant le projet contribue à faire émerger des souvenirs partagés et à renforcer les liens entre générations. 

Publié le 11 juin 2026

BÉNÉVENT-L’ABBAYE (23) RÉDUIT DRASTIQUEMENT SA CONSOMMATION ANNUELLE DE FIOUL

Commune : Bénévent-l’Abbaye 
Département : Creuse
Code commune : 23021
Population : 780 hab.
Superficie : 1 200 ha.

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Thème : Transition écologique 

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« Se convaincre qu’on a raison de le faire surtout pour des questions de transitions écologiques. On a chacun notre rôle à jouer dans ce combat. »

La commune souligne toutefois avoir été relativement peu accompagnée sur cette opération, le retour sur investissement étant jugé trop rapide pour certains dispositifs d’aide. « L’ADEME n’accompagnait pas les projets avec un retour inférieur à dix ans », rappelle le maire.

Une deuxième phase voit ensuite le jour en 2017 avec la réhabilitation complète de la mairie et de ses locaux attenants, transformés en deux logements. Le chauffage au bois granulé est alors privilégié, notamment en raison des contraintes d’accès qui rendaient plus difficile l’utilisation d’une chaufferie bois classique. L’ensemble du bâtiment fait également l’objet d’une importante rénovation thermique. Le projet, estimé à près de 100 000 euros, bénéficie cette fois de 70 à 80 % d’aides financières. 

La troisième opération, engagée en 2022, concerne l’ancienne abbaye de Bénévent-l’Abbaye, transformée au fil des années en école et en maison du patrimoine accueillant des expositions et un espace de vente. Un chantier plus complexe selon le maire : « Il était difficile d’y installer une chaufferie, donc nous avons opté pour un chauffage géothermique. » 

« C’est cher au début mais rentable par la suite », résume le maire. Ce fonctionnement nécessite des surfaces de radiateurs plus importantes mais permet une consommation électrique limitée et une facture énergétique allégée. 

Au total, les résultats sont déjà visibles. « On est passé de 180 000 litres de fioul à 1 200 litres », se félicite le maire. Pour les cinq bâtiments communaux concernés, hors ehpad dont les données restent privées, la facture énergétique annuelle est passée à environ 90 000 euros, soit une baisse proche de 60 % de la consommation énergétique. 

Le maire souligne également l’accompagnement du Syndicat départemental d’électricité de la creuse (SDEC) dans la réalisation des différents projets. Ancien président du syndicat départemental d’énergie en 1999, il reconnaît que cette expérience a renforcé sa volonté politique : « Ça m’aide à avoir la volonté politique. Il y a des obstacles, mais on les franchit. »  

Depuis son premier mandat, en 2020, l’élu affirme porter une même ligne directrice : préserver et valoriser le patrimoine communal tout en favorisant le développement économique local. Une stratégie qui semble aujourd’hui porter ses fruits, notamment grâce à la confiance établie avec les financeurs publics. « La DETR nous accompagne facilement car ils connaissent déjà nos projets », explique-t-il. 

À terme, la commune souhaite poursuivre cette dynamique en remplaçant également le chauffage au fioul des vestiaires du stade attenant au collège, cette fois avec l’installation d’une pompe à chaleur classique. 

Publié le 27 mai 2026

TALLENDE (63) RÉNOVE SON ÉCOLE POUR RÉDUIRE DE MOITIÉ LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DU BÂTIMENT

Le 20 mai 2026

Commune : Tallende
Département : Puy-de-Dôme
Code commune : 63425
Population : 1 619 hab.
Superficie : 599 ha.

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Thème : Transition écologique 

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« Savoir s’entourer de
personnes compétentes, aussi bien sur le plan financier que technique. Il faut
construire une équipe solide autour du projet, être transparent avec les
financeurs et surtout ne pas travailler dans la précipitations.
»

Le maire souligne l’importance d’avoir engagé le projet au bon moment : « L’État ne subventionne plus aujourd’hui les rénovations d’écoles via le Fonds vert. »

La municipalité a dû avancer une partie importante des dépenses, notamment près de 400 000 euros consacrés à la maîtrise d’œuvre. Certaines aides restent encore attendues, en particulier du côté des financements européens.

Le chantier a été organisé afin de limiter au maximum les nuisances pour les élèves et les enseignants. La rénovation s’est déroulée en trois phases. La première étape a concerné la partie maternelle durant l’été 2024. Ensuite, à la rentrée scolaire, les travaux se sont poursuivis dans l’école élémentaire. Les anciennes classes modulaires inoccupées ont été rénovées en priorité afin de permettre aux élèves de continuer à suivre les cours dans de bonnes conditions. La garderie a temporairement été transformée en salle de classe pour faciliter l’organisation.

Les travaux se sont achevés à 99 % au début de l’année 2025. Il ne reste désormais que quelques finitions. Les habitants de Tallende saluent unanimement le résultat. « On a une belle école », rapportent certains riverains au maire.

Aujourd’hui, les enseignants mesurent déjà les bénéfices de cette transformation. « Les institutrices se sentent désormais comme dans un cocon. Il est agréable pour elles de travailler dans un cadre lumineux et ludique », souligne le maire. Dans les anciens bâtiments modulaires, la lumière naturelle pénétrait beaucoup moins dans les salles de classe. Pour atteindre une réduction énergétique comprise entre 50 et 60 %, la municipalité prévoit également le remplacement des chaudières actuelles par des pompes à chaleur.  

FOURS (58) ACCUEILLE DES MEDECINS PAR-DELÀ LES FRONTIÈRES

Commune : Fours
Département : Nièvre
Code commune : 58118
Population : 600 hab.
Superficie : 2550 ha.

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Thème : Cadre de vie 

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« Notre rôle est avant tout d’accompagner et de soutenir les praticiens. »

C’est au sein de la maison de médicale Beau Soleil, qui regroupe un cabinet de kinésithérapie, un cabinet infirmier, un cabinet de psychanalyse ainsi qu’un cabinet de pédiatrie, que les deux médecins ont choisi de s’installer en libéral afin d’assurer les consultations des habitants de la commune et des villages alentours. Une véritable fierté pour le maire : « Ils ont saisi la main tendue que nous leur avons offerte et j’en suis ravi. Avoir un médecin dans une commune comme la nôtre est une chance, mais pour réussir à les attirer, il fallait leur faire entendre qu’ils étaient attendus et respectés ».

Aujourd’hui, les deux praticiens effectuent régulièrement des visites à domicile auprès des patients les plus fragiles. « Il m’arrive de les appeler pour leur demander d’intervenir chez un habitant. Même lorsqu’il s’agit de leur sixième ou septième visite de la journée, ils acceptent toujours avec bienveillance », confie le maire. Rapidement intégrés au sein de la commune, les deux médecins ont également appris le français en un temps record, facilitant ainsi leurs échanges avec les patients et leur adaptation à la vie locale.

Un engagement salué par les habitants de la commune, soulagés de retrouver une offre de soins de proximité qui dépasse même les espérances initiales du maire. 

Publié le 13 mai 2026

GUILLIERS (56) UNE FRICHE COMMERCIALE RECONVERTIE EN RESTAURANT SCOLAIRE ÉCORESPONSABLE

Commune : Guilliers
Département : Morbihan
Code commune : 56080
Population : 1 305 hab.
Superficie : 3 600 ha.

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Thème : Cadre de vie 

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« Il est essentiel de prendre le temps de la réflexion et de la concertation. Une analyse approfondie de la circulation des enfants doit être menée, en lien avec les écoles concernées. »

Compte tenu des ambitions portées par le projet, la dimension fonctionnelle a également nourri la réflexion des élus. Le nouveau maire, Jean-Luc Gicquel, souhaite notamment rouvrir le débat autour de l’intégration d’un self, initialement envisagé par l’architecte mais écarté au profit d’un service à l’assiette. « Le self a été écarté d’office ce que je trouve dommage car cela permet de sensibiliser les élèves au gaspillage alimentaire et de les sensibiliser », souligne-t-il. Une réflexion est en cours avec le bureau d’étude pour évaluer cette possibilité. 

Si le bâtiment est aujourd’hui achevé à 90 % à l’intérieur, quelques finitions restent à réaliser. À terme, le restaurant scolaire offrira aux élèves un cadre plus spacieux et plus agréable, tandis que les agents bénéficieront d’équipements de cuisine remis aux normes, ainsi que de vestiaires et douches adaptés.  

Publié le 7 mai 2026

CURIENNE (73) UNE CANTINE SCOLAIRE EN CIRCUIT COURT CONSTRUITE AVEC LE BOIS COMMUNAL

Commune : Curienne
Département : Savoie (73)
Code commune : 73097
Population :  704 hab.
Superficie : 851 ha.

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Thème : Environnement

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«  Ce ne sont pas toujours
les maires qui portent directement les projets, certains en délèguent la
conduite. Il est pourtant essentiel que les maires des territoires ruraux
restent pleinement impliqués et assurent le suivi de bout en bout »

« Ce projet est une manière de rendre les enfants acteurs du lieu dans lequel ils vont manger » assure le maire. À cette occasion, il a réuni près de 300 habitants sur le parking de la salle polyvalente, lors d’une fête de village organisée autour du sciage du bois, avec buvette, pizza et apéritifs. La pose définitive de la charpente a eu lieu un jour férié et les 90 enfants des deux écoles ont pu regarder les charpentiers finir le travail.  

Ce projet innovant, qui a vu le jour en septembre 2025, a intéressé des élus qui se sont déplacés pour visiter les lieux. Une visite guidée par les élèves de la commune de Curienne qui ont suivi le projet de A à Z.. 

Publié le 16 avril 2026