Élections communautaires 2026 – L’AMRF s’engage aux côtés des maires ruraux pour une intercommunalité au service des communes

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Alors que les nouveaux conseils municipaux s’installent partout en France, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) rappelle que la mise en place des instances intercommunales doit se faire au service des communes, dans le respect de l’autonomie et de la voix de chaque territoire.

Elle invite les élus ruraux à se mobiliser et à unir leurs forces pour investir la gouvernance communautaire et représenter les intérêts des habitants de la ruralité.

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MARPENT (59) RÉINVENTE L’ACCÈS TOURISTIQUE EN BORD DE RIVIÈRE

plage verte Marpent

Commune : Marpent
Département : Nord (59)
Code commune : 59385
Population :  2700 hab.
Superficie : 480 ha.

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Thème : Environnement

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«  L’enjeu pour la commune était de garder la main sur son développement touristique, en évitant que l’espace de la plage soit entièrement privatisé, pour en faire un levier de développement local »

Dans cette logique d’accueil élargi, le site permet également aux plaisanciers de faire escale : il est possible de séjourner sur place à bord de sa péniche, amarrée le long du quai public, pour une durée de cinq à six jours gratuitement.  

Cette diversité d’usage attire un public varié. « J’ai eu des italiens, des britanniques qui sont passés par ici. Certains avec la roulotte, d’autres des cyclos venus des pays scandinaves », explique le maire. Le site se situe le long de la « Scandibérique », partie française de l’Eurovélo 3, itinéraire reliant sur plus de 1700 kilomètres la Norvège à l’Espagne. C’est le seul sur la partie de la Sambre française à disposer du label « site de loisirs accueil vélos ». La commune a également reçu le trophée des « Talents du tourisme de l’Avesnois », dans la catégorie « Expérience », pour l’offre touristique de la Plage verte. Une fierté pour l’ancien maire et un accomplissement pour Marpent qui est la seule des 48 communes de l’Agglomération à avoir été récompensée. 

Communes nouvelles – Les Maires ruraux réclament une consultation obligatoire et refusent toute prime à la fusion

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À l’heure où le Parlement examine une proposition de loi visant à faciliter la création et le fonctionnement des communes nouvelles, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) réaffirme une position constante : aucun projet ne doit être engagé sans consultation préalable des habitants concernés.

Pour l’AMRF, il s’agit d’un principe démocratique élémentaire : nous ne modifions pas durablement le cadre communal sans donner la parole à celles et ceux qui y vivent. La consultation constitue ainsi une condition de légitimité pour toute fusion.

Depuis de nombreuses années, l’association défend cette ligne : si des communes souhaitent se regrouper autour d’un projet partagé, elles doivent pouvoir le faire librement. Mais une fusion ne peut être ni suggérée par défaut, ni encouragée pour des raisons budgétaires, ni décidée à distance des population.

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PORTS-SUR-VIENNE (37) TRANSFORME DES APPARTEMENTS VACANTS EN MEUBLÉS COMMUNAUX  

Commune : Ports-sur-Vienne
Département : Indre-et-Loire
Code commune : 37187
Population : 363 hab.
Superficie : 1101 ha.

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Thème : Cadre de vie 

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Sur les 40 communes de l’intercommunalité, on compte de nombreux logements vacants, et je regrette que pour l’instant nous soyons les seuls à avoir mené à bien ce type de projet qui répond aux besoins de nos populations. »

La gestion des logements est assurée directement par la municipalité. Les appartements sont proposés meublés, sans durée minimale d’occupation, et sont éligibles aux aides personnalisées au logement. Si les personnes âgées constituent le public prioritaire, ces logements ont été conçus comme une réponse souple aux besoins du territoire. Ils peuvent ainsi accueillir des habitants confrontés à des situations transitoires, comme des travaux dans leur logement, un accident de la vie ou un besoin temporaire de rapprochement familial. 

Plusieurs situations concrètes témoignent de l’utilité du dispositif. Un couple âgé a pu être logé pendant une longue durée, le temps de travaux dans leur habitation, tandis qu’une personne en perte de mobilité a pu bénéficier d’un logement sécurisé à proximité de ses proches. Ces expériences confirment la pertinence d’une offre flexible, adaptée aux réalités rurales : « En cas d’accidents de la vie ces meublés sont mis à la disposition. Il y a même la possibilité de se faire héberger temporairement l’hiver dans le cas de travaux par exemple », détaille le maire. Il n’y a pas de durée minimale de bail, et la disponibilité des logements est diffusée via le bulletin municipal, garantissant une gestion souple et réactive aux besoins de la population. 

Notes de l’AMRF sur l’installation du premier conseil et les points stratégiques de début de mandat

Les élections municipales achevées, une étape décisive s’ouvre désormais avec l’installation du premier conseil municipal.

Parce que ce moment fondateur répond à des règles précises et à un certain formalisme, l’AMRF se tient à vos côtés et met à votre disposition une fiche consacrée à l’organisation et au fonctionnement de cette première réunion du conseil nouvellement élu.

Note sur la première séance du Conseil

Dans la continuité, une fois cette étape franchie, le conseil municipal devra se saisir rapidement de plusieurs sujets structurants pour le début du mandat : indemnités, délégations, mise en place des commissions, etc.

Pour vous accompagner dans ces premières décisions, l’AMRF a également élaboré une note dédiée, afin de vous apporter des repères clairs et opérationnels.

Note sur les points à traiter rapidement par le nouveau Conseil Municipal

“Municipales et biodiversité : élisons des terroirs de vie” 

L’Association des maires ruraux de France et la Ligue pour la protection des oiseaux publient une tribune commune à l’approche des élections pour rappeler le rôle clé des communes dans l’aménagement et la gestion des espaces de proximité. Ils appellent à renforcer la place de la biodiversité dans les politiques locales afin de concilier qualité de vie, nature et développement local.

Lire la tribune 

36000 COMMUNES – MARS 2026

LE JOURNAL DES MAIRES RURAUX

Mensuel de 24 pages, 36 000 Communes entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l’actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d’indépendance de l’AMRF, ce journal porte un regard critique sur l’actualité. Il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité.

Le journal est aussi un lieu d’échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. Tiré à plus de 15 000 exemplaires, il est adressé aux adhérents de l’AMRF ainsi qu’à tous les parlementaires, les Conseils généraux et les Conseils régionaux.



N°433 – Le combat pour nos commerces


ÉDITO

Louis Pautrel,

Vice-Président en charge du commerce

Le combat pour nos commerces

Il fut un temps où nos communes comptaient de nombreux bistrots, cafés, auberges, épiceries, boulangeries, boucheries et autres commerces et artisans. À la sortie de l’église ou à l’occasion des fameuses commissions de la semaine, ils se remplissaient et étaient alors des lieux de vie et d’échanges, on s’y racontait son quotidien, sa vie de labeur mais aussi ses bonheurs. C’était l’image d’une société solidaire et humble qui savait se serrer les coudes.

Les Trente Glorieuses ont marqué un tournant, celui de l’essor des grandes surfaces. L’industrie a progressivement pris le pas sur ces commerces et artisans, et la démocratisation de la voiture a modifié les modes de déplacement et a fragilisé le commerce de proximité.

La crise sanitaire a paradoxalement eu un effet bénéfique pour les commerces locaux qui ont su s’adapter rapidement pour répondre aux besoins de la population – et on peut regretter que cet élan ait parfois été oublié depuis.

Ces dernières années, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour accompagner la reprise, la transmission et la création d’activités commerciales. On peut saluer plusieurs initiatives telles que Bouge ton Coq ou Mille Cafés. La Fédération des Bistrots et Cafés a également déposé une candidature pour leur inscription au patrimoine de l’UNESCO. Certaines entreprises, comme Loomis, proposent d’installer des distributeurs de billets pour dynamiser le commerce local.

L’AMRF soutient toutes ces initiatives car c’est tout le tissu économique rural qui est concerné. Ces commerces jouent en effet un rôle majeur pour l’attractivité de nos communes. Ils sont des vecteurs essentiels de lien social, d’intégration et de solidarité.

Alors, un seul mot d’ordre à destination de nos habitants : poussez la porte de vos commerces ! Vous y trouverez, en guise de premier remerciement, un sourire, une parole chaleureuse et l’envie de revenir.

La relation humaine demeure l’une des plus belles richesses de nos campagnes. Merci à nos commerçants, à nos artisans et à leurs clients fidèles !

Louis Pautrel
Vice-Président en charge du commerce

Municipales 2026 – Dans nos villages, la démocratie tient parole

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La publication par le ministère de l’Intérieur des listes candidates aux élections municipales de mars 2026 apporte un démenti clair aux discours annonçant une crise démocratique dans les communes rurales après la généralisation du scrutin de liste.

Sur 34 875 communes, 68 seulement se retrouvent sans candidat au premier tour, soit 0,19 % du total – un chiffre inférieur à celui de 2020 (106) et dans la moyenne de 2014 (64). Autrement dit, dans 99,81 % des communes, des équipes se sont constituées.

La fin du panachage et l’extension de la parité n’ont pas freiné la dynamique locale. Elles ont été intégrées avec responsabilité. Beaucoup prédisaient des difficultés insurmontables pour constituer des listes paritaires dans les villages ; les faits démontrent que lorsque la règle est claire, les élus et les habitants s’organisent. […]

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Municipales 2026 – Bien préparer le “3e tour” intercommunal

Après les municipales, viendra le temps souvent décisif de l’élection des exécutifs intercommunaux. Trop souvent, ce moment se joue “naturellement” au bénéfice des villes-centres… alors qu’aucun texte n’impose une telle règle ! Les communes rurales peuvent pourtant s’unir pour peser sur la gouvernance en s’appuyant sur un principe cardinal répété par l’AMRF : une commune = une voix.

L’intercommunalité n’est pas un “niveau au-dessus” : c’est un outil

L’AMRF le rappelle en effet avec constance : l’intercommunalité doit rester une coopération choisie et volontaire, au service des communes. L’EPCI n’est pas un échelon hiérarchiquement supérieur ; il est l’émanation des communes et apporte des services que chacune d’entre elle ne pourrait pas, seule, mettre en œuvre (déchets ménagers, …).  

Il faut donc le redire clairement, car beaucoup l’intériorisent : le président d’un EPCI n’est pas le “chef des maires” et la fonction n’est pas réservée au maire de la commune la plus peuplée. Il anime un collectif d’élus locaux, responsables devant leurs conseils municipaux et devant leurs habitants. La responsabilité des décisions doit être partagée, et inversement aucun maire ne peut s’abriter derrière “la com-com” pour justifier un choix contraint ; car l’intercommunalité, c’est eux, et pas uniquement au profit de sa seule commune, mais du collectif des communes !

Pourtant, si dans nombre d’EPCI la ruralité est numériquement majoritaire… elle se retrouve souvent minorée au moment de répartir vice-présidences, délégations et commissions où les arbitrages s’opèrent réellement. Avec un risque bien connu d’avoir des projets pensés d’abord depuis le centre et, chez les ruraux, un sentiment d’éloignement et des coûts de structure qui fragilisent la cohésion territoriale.

Quand les maires ruraux font bloc, l’équilibre redevient possible

L’intercommunalité est un choix politique, construit par des accords et des équilibres. Dès lors, le “3e tour” intercommunal ne se gagne ni dans l’affrontement ni dans l’improvisation, mais dans l’anticipation et l’affirmation claire des positions. Il se prépare en amont, par le dialogue entre maires et par la définition d’objectifs communs. Se rencontrer, identifier les priorités partagées et les défendre collectivement permet d’éviter les divisions de dernière minute et de poser les bases d’un rapport de forces équilibré.

L’enjeu concerne aussi les règles du jeu et la manière dont s’exerce le pouvoir communautaire. Comment les décisions seront-elles préparées et partagées ? Quelle place réelle pour la conférence des maires ? Quelle transparence dans les arbitrages ? Formaliser en amont quelques principes simples (représentation équilibrée dans les instances, règles démocratiques claires, etc.) permet d’ancrer un principe d’égalité entre communes et de garantir une gouvernance plus équilibrée.

Défendre l’intérêt des habitants

Cette “union rurale” n’est pas un cartel contre la ville-centre. Elle vise au contraire à construire une coopération plus juste, où chaque commune pèse à la hauteur de sa légitimité démocratique. Car au-delà des équilibres institutionnels, la boussole défendue par l’AMRF n’est pas de défendre la commune pour elle-même, mais le citoyen qui, lui, se reconnait dans cet espace de proximité.

C’est pourquoi le “3e tour” intercommunal est trop important pour être laissé aux habitudes. Il doit se gagner sur la légitimité de la proximité et sur l’engagement des maires à porter la conviction de leurs concitoyens. Partout où les maires ruraux se coordonnent et assument pleinement leur rôle, ils obtiennent une gouvernance plus équilibrée et, au final, des décisions mieux comprises et acceptées par les habitants.

Le message porté par l’AMRF peut alors tenir en une consigne simple : rencontrez-vous (en appui par exemple sur vos AMR), affirmez vos principes, et parlez d’une seule voix. Non pas pour dominer, mais pour garantir l’égalité entre communes et un lien renouvelé entre ville et campagne. Non pas contre, mais pour construire une intercommunalité fidèle à ses maires, et à travers eux, à ses citoyens.

John Billard nouveau Président par intérim

Suite à la volonté de Jean-Paul CARTERET de se mettre en retrait de l’intérim de la Présidence, le Conseil d’Administration de l’AMRF réuni le 18 février a proposé la nomination de John BILLARD.

L’actuel Secrétaire Général de l’AMRF a été confirmé à l’unanimité du Bureau réuni le 25 février comme Secrétaire Général assurant l’intérim de la Présidence de l’Association des Maires Ruraux de France à compter du 1er mars.