BÉNÉVENT-L’ABBAYE (23) RÉDUIT DRASTIQUEMENT SA CONSOMMATION ANNUELLE DE FIOUL

Commune : Bénévent-l’Abbaye 
Département : Creuse
Code commune : 23021
Population : 780 hab.
Superficie : 1 200 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique 

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Se convaincre qu’on a raison de le faire surtout pour des questions de transitions écologiques. On a chacun notre rôle à jouer dans ce combat. »

La commune souligne toutefois avoir été relativement peu accompagnée sur cette opération, le retour sur investissement étant jugé trop rapide pour certains dispositifs d’aide. « L’ADEME n’accompagnait pas les projets avec un retour inférieur à dix ans », rappelle le maire.

Une deuxième phase voit ensuite le jour en 2017 avec la réhabilitation complète de la mairie et de ses locaux attenants, transformés en deux logements. Le chauffage au bois granulé est alors privilégié, notamment en raison des contraintes d’accès qui rendaient plus difficile l’utilisation d’une chaufferie bois classique. L’ensemble du bâtiment fait également l’objet d’une importante rénovation thermique. Le projet, estimé à près de 100 000 euros, bénéficie cette fois de 70 à 80 % d’aides financières. 

La troisième opération, engagée en 2022, concerne l’ancienne abbaye de Bénévent-l’Abbaye, transformée au fil des années en école et en maison du patrimoine accueillant des expositions et un espace de vente. Un chantier plus complexe selon le maire : « Il était difficile d’y installer une chaufferie, donc nous avons opté pour un chauffage géothermique. » 

« C’est cher au début mais rentable par la suite », résume le maire. Ce fonctionnement nécessite des surfaces de radiateurs plus importantes mais permet une consommation électrique limitée et une facture énergétique allégée. 

Au total, les résultats sont déjà visibles. « On est passé de 180 000 litres de fioul à 1 200 litres », se félicite le maire. Pour les cinq bâtiments communaux concernés, hors ehpad dont les données restent privées, la facture énergétique annuelle est passée à environ 90 000 euros, soit une baisse proche de 60 % de la consommation énergétique. 

Le maire souligne également l’accompagnement du Syndicat départemental d’électricité de la creuse (SDEC) dans la réalisation des différents projets. Ancien président du syndicat départemental d’énergie en 1999, il reconnaît que cette expérience a renforcé sa volonté politique : « Ça m’aide à avoir la volonté politique. Il y a des obstacles, mais on les franchit. »  

Depuis son premier mandat, en 2020, l’élu affirme porter une même ligne directrice : préserver et valoriser le patrimoine communal tout en favorisant le développement économique local. Une stratégie qui semble aujourd’hui porter ses fruits, notamment grâce à la confiance établie avec les financeurs publics. « La DETR nous accompagne facilement car ils connaissent déjà nos projets », explique-t-il. 

À terme, la commune souhaite poursuivre cette dynamique en remplaçant également le chauffage au fioul des vestiaires du stade attenant au collège, cette fois avec l’installation d’une pompe à chaleur classique. 

Publié le 27 mai 2026

TALLENDE (63) RÉNOVE SON ÉCOLE POUR RÉDUIRE DE MOITIÉ LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DU BÂTIMENT

Le 20 mai 2026

Commune : Tallende
Département : Puy-de-Dôme
Code commune : 63425
Population : 1 619 hab.
Superficie : 599 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique 

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Savoir s’entourer de
personnes compétentes, aussi bien sur le plan financier que technique. Il faut
construire une équipe solide autour du projet, être transparent avec les
financeurs et surtout ne pas travailler dans la précipitations.
»

Le maire souligne l’importance d’avoir engagé le projet au bon moment : « L’État ne subventionne plus aujourd’hui les rénovations d’écoles via le Fonds vert. »

La municipalité a dû avancer une partie importante des dépenses, notamment près de 400 000 euros consacrés à la maîtrise d’œuvre. Certaines aides restent encore attendues, en particulier du côté des financements européens.

Le chantier a été organisé afin de limiter au maximum les nuisances pour les élèves et les enseignants. La rénovation s’est déroulée en trois phases. La première étape a concerné la partie maternelle durant l’été 2024. Ensuite, à la rentrée scolaire, les travaux se sont poursuivis dans l’école élémentaire. Les anciennes classes modulaires inoccupées ont été rénovées en priorité afin de permettre aux élèves de continuer à suivre les cours dans de bonnes conditions. La garderie a temporairement été transformée en salle de classe pour faciliter l’organisation.

Les travaux se sont achevés à 99 % au début de l’année 2025. Il ne reste désormais que quelques finitions. Les habitants de Tallende saluent unanimement le résultat. « On a une belle école », rapportent certains riverains au maire.

Aujourd’hui, les enseignants mesurent déjà les bénéfices de cette transformation. « Les institutrices se sentent désormais comme dans un cocon. Il est agréable pour elles de travailler dans un cadre lumineux et ludique », souligne le maire. Dans les anciens bâtiments modulaires, la lumière naturelle pénétrait beaucoup moins dans les salles de classe. Pour atteindre une réduction énergétique comprise entre 50 et 60 %, la municipalité prévoit également le remplacement des chaudières actuelles par des pompes à chaleur.  

VARZY (58) INNOVE AVEC UN RESEAU DE CHALEUR BIOMASSE EN CIRCUIT COURT

Commune : Varzy
Département : Nièvre
Code commune : 58304
Population : 1 260 hab.
Superficie : 4100 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition

LE PROJET EN DÉTAIL

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« La transition énergétique est une valeur de la ruralité […]. La notion de bien commun et de circuit court doit être au service des citoyens. »

D’une puissance d’environ 1,2 MW ce réseau, équipé de deux chaudières, fournit une énergie composée à 85 % de renouvelable à près de 700 personnes. Il alimente plusieurs établissements publics – le lycée, le collège – ainsi qu’un Ehpad et des bâtiments municipaux, via un abonnement à hauteur de 58,5 euros hors taxes par kilowattheures. Le réseau alimente au total 15 131 mètres carrés de surfaces chauffées, pour une consommation d’environ 843 tonnes de biomasse par an.

2,8 millions d’euros ont été investi pour permettre de mener à bien ce projet avec le soutien de subventions publiques d’1,591 millions d’euros de l’ADEME et du FEDER et le recours aux certificats d’économie d’énergies (1,175 millions d’euros) qui garantissent un coût de chaleur maîtrisé. A terme le maire se réjouit d’économies de plus de 500.000 euros sur la facture énergétique de la commune.

Chaque année, l’installation produit 2 280 MWh : « Ce qui est difficile à imager sauf à considérer que cela correspond à : 228 324 litres de fioul, 622 tonnes de CO2 évité, ou encore 6 500 000 km parcourus avec une petite berline diesel – 163 fois le tour de la Terre avec cette voiture, voire 17 fois la distance Terre Lune » s’est réjoui le maire lors de l’inauguration du réseau en décembre dernier.

Cette nouvelle installation constitue une première dans le département de la Nièvre, puisqu’elle permet également à des infrastructures privées – un restaurant, le bureau de poste de Varzy ainsi que trois appartements – de se raccorder au linéaire de plus d’un kilomètre, par abonnement, pour chauffer leurs locaux.

Publié le 26 février 2026

SAINT-CLÉMENT (19) INAUGURE UN RÉSEAU DE CHALEUR DE 400 MÈTRES

Commune : Saint-Clément
Département : Corrèze (région Nouvelle-Aquitaine)
Code commune : 19194
Population : 1400 habitants
Superficie : 2650 Ha

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DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

LE PROJET EN DÉTAIL

POUR ALLER PLUS LOIN

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crédit : Christian Watier

A l’époque, un appel avait été lancé auprès des 72 communes de l’agglomération de Tulle pour définir celles qui seraient potentiellement volontaires pour développer ces nouveaux outils de chauffage plus modernes. Après une réponse favorable du maire de Saint-Clément (parmi d’autres), des études de préfaisabilité ont débuté, financées par la Caisse des dépôts. Rapidement, ces études ont démontré une limite financière, avec des investissements très lourds demandés aux communes rurales. Une société d’économie mixte en lien avec le fonds européen Leader et la Banque des Territoires a alors vu le jour pour mener le projet à bien. La société ENGIE a finalement été intégrée en tant qu’ énergéticien de référence et 8 projets ont ainsi pu être mis en route. 5 de ces projets ont été inaugurés lors de l’évènement du 14 mars, qui a été l’occasion pour l’opérateur de présenter le développement de l’Académie CFA d’Engie.

crédit : EnRèze

Publié le 20 mars 2025

DUN (09) MISE EN PLACE D’UN VÉHICULE EN AUTOPARTAGE

Commune : Dun
Département : Ariège
Code commune : 09 107
Population : 536 habitants
Superficie : 4141 Ha

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Mobilité, Transition Écologique

Résumé du projet : Installation d’un véhicule utilitaire électrique en autopartage

Contexte : La commune de Dun est une commune de montagne éloignée des principaux bourgs. Le maire a souhaité y remédier en offrant une alternative aux nombreux trajets faits en véhicule individuel. La commune a obtenu, avec l’aide de l’AMRF, d’être éligible à une mesure initialement réservée aux EPCI.

Objectifs : Installer un véhicule électrique de type utilitaire en autopartage sur la commune pour permettre le covoiturage et réduire le nombre de voitures en utilisation. L’installation d’une borne de recharge supplémentaire et le choix d’un véhicule électrique s’inscrit aussi dans la transition écologique.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Depuis sa campagne électorale en 2020, le maire avait ce projet en tête. Lors d’une réunion en 2022, l’idée a été proposée à la population, très enthousiaste. Depuis, la municipalité et Florent Pauly luttent pour obtenir les financements nécessaires.

Année de réalisation : 2024

Durée de réalisation du projet : Première réunion publique en 2022 et finalisation attendue pour fin 2024

Coût financier :
63 135 € TTC

Ingénierie : Clem’ et mairie de Dun

Cofinancement (prévu) : Fond Vert mobilité rurale 26 497 € / Aide régionale via le Dispositif d’Innovation et d’Expérimentation 15 898 €

Partenaires mobilisés (prévus) : Clem’ (entreprise qui propose une application pour les véhicules en autopartage)

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Mise en place de trajets en covoiturage et réduction du nombre de trajets individuels et du nombre de voitures en stationnement sur la commune.

Difficultés rencontrées : La recherche de subventions a été un long combat auprès des administrations concernées, avec d’abord la lutte pour obtenir, à l’échelle d’une commune rurale, le Fonds vert “Développement des mobilités durables en zones rurales” issue du Plan France ruralités grâce à l’action de l’AMRF, puis l’obtention d’une aide régionale encore incertaine.

CONTACT

Nom du maire : Florent Pauly

Téléphone mairie : 09 77 33 46 65

Adresse e-mail mairie : mairie-dun@orange.fr

Site internet de la commune :
https://www.dun.fr

Le conseil du Maire :

« Parfois la croisade auprès des services de l’État est indispensable pour aller au bout d’un projet et obtenir les subventions nécessaires »

Depuis son élection en 2020, Florent Pauly, maire de Dun en Ariège, cherche à permettre à ses 500 habitants de se déplacer librement dans une zone où la voiture est indispensable. En effet, Dun est la seule commune de son EPCI à être considérée comme une commune de montagne et son éloignement des plus grands bourgs l’isole des solutions de transports en commun. Or le modèle du “tout-voiture” impacte la commune et ses habitants, puisqu’il demande beaucoup de place pour stationner les véhicules, mais aussi des ressources financières importantes en essence et en entretien, sans compter l’impact écologique de l’usage de la voiture thermique.

Un projet innovant

Le projet d’autopartage fonctionne à l’aide d’une application développée par l’entreprise Clem’, celle-ci permet de réserver le véhicule pour la période souhaitée et de payer la location. Le maire avait pu observer ce dispositif à l’œuvre dans la commune de Villerouge-Terménès dans l’Aude qui propose l’autopartage depuis quelques années, permettant d’économiser près de quatre tonnes de CO2 par an pour 30 000 km parcourus.

En choisissant, un modèle d’utilitaire avec au moins cinq places de type Peugeot Partner ou Renault Kangoo, le coût de la location sera réduit grâce à la volonté de la mairie de proposer une solution abordable et facilement partageable entre les occupants. La location pourra se faire sur des périodes de deux heures ou d’une demi-journée, permettant aux habitants d’aller faire les courses au marché avec leurs voisins, etc. Le maire cherche aussi à attirer un public plus jeune qui pourrait se déplacer en groupe sans dépendre de la voiture familiale. La faible cotisation, et le coût plus faible de l’électricité fera que son usage sera bien moins cher que le déplacement en voiture thermique individuelle.

Mais des fonds difficilement trouvables…

Comme dans de nombreux autres projets, la recherche d’un soutien financier est longue et fastidieuse, surtout pour les communes rurales. Aussi,Florent Pauly tient à souligner le travail de l’AMRF dans l’obtention du fond vert mobilité normalement réservé aux communautés de communes. Au total, le fond vert représente plus de 40 % du coût du projet avec 26 500 € investis. Un financement de la région est aussi attendu à hauteur de 16 000 €, mais le maire craint que ses tractations intenses ne suffisent pas et que la région revoit à la baisse sa participation. Les 12 000 € restants proviennent de la commune pour atteindre la somme globale d’environ 53 000 € hors taxe, ce qui est un projet de grande ampleur pour la commune de 536 habitants.

Optimiste, le maire prévoit une finalisation du projet en décembre 2024 lorsque tous les financements auront été réunis : “plus tôt le devis est déposé, mieux c’est”. D’après lui, les travaux seront rapides étant donné qu’une borne de recharge existe déjà dans le village et que le véhicule sera installé directement à côté. Cependant tout dépend de l’obtention des subventions. À l’avenir, Florent Pauly souhaiterait installer un abri pour préserver le véhicule qui sera stationné en plein air. Pour faire face au changement climatique, Dun passe à l’électrique.

Publié le 7 novembre 2024

SAINT-POINT (71) INSTALLE DES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES SUR SON HANGAR

Image mise en avant - SAINT-POINT (71) - Installe des panneaux photovoltaïques sur son hangar

Commune : Saint-Point
Département : Saône-et-Loire
Code commune : 71 470
Population : 400 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

Résumé du projet : Installation de panneaux photovoltaïques sur le toit du hangar communal

Contexte : Les conseillers municipaux, notamment la première adjointe très engagée en faveur de l’environnement, ont soumis leur volonté au maire d’installer des panneaux photovoltaïques dans la commune pour couvrir les besoins d’électricité des bâtiments communaux. Conscient que le mix-énergétique de sa commune est un vrai enjeu d’avenir, le maire accepte le projet. Il est décidé que 500 m2 de panneaux seront installés sur le toit du hangar appartenant à la municipalité.

Objectifs : Répondre aux besoins d’électricité de la population, s’engager dans la transition écologique.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Toute l’équipe municipale est très engagée dans le projet. Après plusieurs études de faisabilité et de rentabilité, tous les feux étaient au vert. Mais le hangar se trouvant dans le périmètre des 500 mètres du château Lamartine classé au titre des Monuments Historiques, la commune s’est retrouvée dans une situation complexe. Après 1 an et demi de procédure, Saint-Point a convaincu l’État. Les panneaux seront installés pour septembre 2023 et opérationnels en janvier 2014.

Année de réalisation : 2023

Durée de réalisation du projet : 2 ans

Coût financier : 50 000 euros

Ingénierie : Mairie de Saint-Point

Cofinancement : DETR, Appel à projet du département

Partenaires mobilisés : État, Département

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats : Autoconsommation collective d’électricité dans un rayon de 1 kilomètre, production d’électricité pour les bâtiments communaux qui s’étendra sûrement à l’avenir au camping et au lac de Saint-Point.

Difficultés rencontrées : Les panneaux se situent dans un rayon de 500 mètres du château Lamartine classé au titre des Monuments Historiques.

CONTACT

Nom du maire : Pierre-Yves QUELIN

Téléphone mairie : 03 85 50 54 84

Adresse e-mail mairie : mairie@saintpoint.fr

Site internet de la commune : https://www.saintpoint.fr/

Le conseil du Maire :

« On a plus le choix de s’engager dans les énergies renouvelables, la demande d’énergie va augmenter. Je conseille l’installation de panneaux photovoltaïques car de toutes les manières de produire de l’électricité cela reste la mieux adaptée malgré ses défauts. Il faut s’accrocher au niveau administratif mais c’est faisable. »

L’équilibre fragile entre transition écologique et préservation du patrimoine n’est pas nouveau, mais les exemples sur le terrain se multiplient. À Saint-Point, la détermination du maire et de son équipe a permis de faire valoir l’avenir énergétique de la commune.

Village de 400 habitants, Saint-Point est concentré sur des bâtiments situés à quelques centaines de mètres les uns des autres : l’église, la mairie, la salle des fêtes, l’école, le camping municipal, le lac, le hangar et le château Lamartine classé au titre des Monuments Historiques. Dès lors, installer des panneaux solaires sur un hangar situé dans les 500 mètres du château de Lamartine, c’était loin d’être gagné.

Arrivé à la tête de la commune en 2021 à la suite de la démission de l’ancienne maire, Pierre-Yves Quelin a tout fait pour répondre au mieux aux attentes de son équipe. Très attachés à l’environnement, les conseillers municipaux ont souhaité que Saint-Point se lance dans l’installation de panneaux photovoltaïques. « Le conseil municipal a évolué, ce n’est plus la même chose que lorsque mon grand-père était maire, ce ne sont plus des agriculteurs ou des natifs. Les préoccupations ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui beaucoup d’élus et d’habitants travaillent en ville mais viennent habiter à Saint-point pour avoir leur bouffée d’air frais donc ils font tout pour avoir un bon cadre de vie », explique le maire.

Tous les feux techniques au vert

En 2020, les premières bases étaient lancées. Les études de faisabilité et de rentabilités ont démontré que le projet était une vraie opportunité pour la commune : pas de travaux à réaliser au niveau du bâtiment grâce à l’existence d’une solide charpente en bois et en métal, et la présence d’un transformateur ENEDIS qui se situe juste à quelques mètres du hangar.

Le plan de financement est rodé depuis trois ans : l’État et le Département ont accordé leurs subventions et la commune doit apporter environ 13 000 euros de fonds propres sur un budget de 50 000 euros.

Le combat administratif de Saint-Point

Situé dans un périmètre de 500 mètres autour du château de Lamartine, la commune ne pouvait commencer les travaux sans l’avis de l’ABF. Mais le résultat est sans appel : refus catégorique car les panneaux solaires sembleraient être visibles du site historique, gênants alors la vue sur le paysage environnant.

Coup de frein incompréhensible pour le maire, « je vous assure qu’on ne peut pas voir les panneaux du château, ils sont situés en contre-bas par rapport au monument et de grands arbres les cachent. » Malgré un rendez-vous précipité avec le préfet du département, Pierre-Yves Quelin n’a pas pu obtenir gain de cause. « La décision des Monuments Historiques vient de Paris, ce n’est pas de la compétence du préfet. Il n’a rien pu faire », explique le maire. Une décision d’autant plus difficile à accepter pour la commune qui a reçu un courrier de la préfecture quelques mois plus tôt l’invitant à agir davantage en faveur de la transition énergétique.

Contradiction que Pierre-Yves Quelin n’a pas hésité à démontrer devant le juge de première instance lorsque la commune l’a saisi pour contester la décision de l’ABF. Grâce à des images de drones, un dossier de preuves bien ficelé et une conviction sans faille du maire sur les bienfaits de ce projet pour Saint-Point, la justice a fini par donner son feu vert. « Je suis conscient que nous avons un monument historique qu’il faut absolument préserver mais ce n’est pas une raison pour mettre le village sous cloche. C’est notre avenir qui est en jeu », affirme le maire.

Défi relevé : répondre aux besoins d’énergie avec du renouvelable

Ce sont ainsi 500 m2 de panneaux solaires qui seront installés sur le toit du hangar communal au cours du mois de septembre pour une production d’électricité effective à partir de janvier 2024. Cette électricité alimentera la mairie, l’école, la salle des fêtes, le hangar et peut-être même le camping municipal dans quelques années. « Étant donné que l’école n’a pas besoin d’électricité juillet-août alors que c’est le moment où le camping en a le plus besoin avec l’arrivée des touristes, on réfléchit à un basculement de la production lors de cette période », explique le maire.

Publié le 17 janvier 2024

LUCINGES (74) A MENÉ LE PREMIER PROJET CITOYEN DE RÉSEAU DE CHALEUR BOIS

Image mise en avant - LUCINGES (74) - A mené le premier projet citoyen de réseau de chaleur bois

Commune : Lucinges
Département : Haute-Savoie
Code commune : 74 153
Population : 1 630 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition

Résumé du projet : Création d’un projet citoyen de réseau chaleur bois

Contexte : L’adjoint Yves Dieulesaint est arrivé au conseil municipal en 2015 et était déjà sensibilisé au problème du dérèglement climatique. La commune avait pour projet de faire venir du gaz afin d’alimenter les bâtiments en construction mais l’adjoint était persuadé que ce n’était pas une solution durable. Ainsi, après des heures de documentation et une formation sur les réseaux chaleur bois énergie, l’adjoint a convaincu les conseillers municipaux.

Objectifs : Quitter les énergies fossiles, être acteur de la transition énergétique et apporter de la chaleur pour les anciens et futurs bâtiments en construction de la commune.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : La commune a fait des études de faisabilité qui ont démontré qu’un réseau de chaleur bois serait rentable mais uniquement s’il alimente les bâtiments communaux et des bâtiments privés. Pour vendre de l’énergie à des personnes privées, la commune a décidé de lancer un appel d’offres pour délégation de service public. L’opérateur ForestEner a été choisi et s’est chargé de l’investissement, de la conception, de la réalisation, et aujourd’hui de l’exploitation et de la maintenance du réseau de chaleur bois. Le contrat est d’une durée de 20 ans au bout de laquelle la commune récupérera l’installation en parfait état de marche. La commune reste maître d’ouvrage et co-actionnaire de ForestEner. Pour le financement, ForestEner a fait appel à Énergie Partagée pour la levée de fonds citoyens, ces derniers pouvaient investir dans le projet en achetant des parts à cet organisme.

Année de réalisation : 2018

Durée de réalisation du projet : 2 ans 1/2

Coût financier : Réseau de chaleur (ForestEner) – 1 000 000 euros
Coût pour la commune :
Études de faisabilité – 2 000 euros
Cabinet juridique – 10-15 000 euros
Actions ForestEner – 1 500 euros

Ingénierie : ForestEner

Cofinancement :
Région (réseau de chaleur) – 450 000 euros
Syndicat d’énergie de Haute-Savoie (études de faisabilité) – 2 000 euros

Partenaires mobilisés : ForestEner, Énergie Partagée, Syndicat d’énergie de Haute-Savoie, Cabinet juridique Kairos

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats : La commune n’a plus à s’occuper de l’achat d’énergie, tous les bâtiments communaux sont alimentés par le réseau de chaleur bois. 

Difficultés rencontrées : Convaincre les élus, aucun exemple existant – c’est le premier projet citoyen de ce type en France.

CONTACT

Nom du maire : Jean-Luc SOULAT

Téléphone mairie : 04 50 43 30 93

Adresse e-mail mairie : accueil@lucinges.fr

Site internet de la commune : http://www.lucinges.fr/

Personne en charge : Yves Dieulesaint

Fonction : Adjoint

Le conseil du Maire :

« Il ne faut pas hésiter à nous appeler ! Vous allez voir sur place que ce n’est pas si compliqué que ça. Il faut juste trouver des entreprises qui soient prêtes à s’impliquer sur des petits projets. Plusieurs acteurs se sont regroupés dans le “Collectif Chaleur Bois et Territoires”  »

Le 29 septembre 2018, la commune de Lucinges a officiellement entamé sa propre transition énergétique. Le premier projet citoyen de réseau de chaleur bois de France a remplacé 50 chaudières fioul et alimente désormais l’ensemble des bâtiments communaux, quatre immeubles, une brasserie, une entreprise et cinq maisons individuelles.

La chaufferie, située dans une partie de l’ancienne salle communale, est constituée de 2 chaudières bois de 330 et 150 kW et d’une chaudière fioul de 600 kW de secours. 300 tonnes d’émissions de CO2 sont ainsi évitées chaque année.

La persuasion et la détermination d’un adjoint

Arrivé au conseil municipal en tant qu’adjoint en 2015, Yves Dieulesaint était déjà un convaincu de la transition énergétique. À l’époque, Lucinges avait pour projet de faire venir du gaz pour alimenter les bâtiments disposant de chaudières vieillissantes ainsi que pour les nouveaux édifices du centre-bourg. Mais pour l’adjoint, « le gaz n’est pas la solution même s’il est vendu comme une énergie de transition. »

Ingénieur de formation, Yves Dieulesaint s’est informé sur la consommation d’énergie de la commune et en a conclu qu’il fallait trouver une source d’énergie capable d’alimenter la future salle communale et les futures constructions dans le centre du village.

En faisant des analyses, l’élu s’est rendu compte « que la commune avait des systèmes au fuel obsolètes, plus aux normes. Il fallait faire quelque chose. » Il s’est alors documenté, « j’en suis arrivé à la conclusion que si on voulait s’éloigner des énergies fossiles et avoir quelque chose d’économiquement accessible, il fallait aller vers le réseau chaleur bois. »

Convaincre les élus

Après avoir assisté à une formation sur les réseaux de chaleur bois énergie et rencontré plusieurs spécialistes, Yves Dieulesaint a fait sa proposition au conseil municipal. « Les études de faisabilité faites par un organisme extérieur ont convaincu les élus que le projet était rentable. Le seul souci était qu’il ne fallait pas alimenter uniquement les bâtiments communaux mais aussi des privés. On s’est retrouvé à devoir faire un choix : créer une régie nous-même ou passer par une délégation de service public. »

Réticente à l’idée de devoir vendre l’énergie produite à des privés avec le peu de moyens humains disponibles en interne, la commune a lancé un appel d’offres pour délégation de service public. « Aujourd’hui, 3 grands acteurs font des réseaux de chaleur : EDF, ENGIE et IDEX. Et elles ne s’intéressent pas aux petits réseaux de chaleur. Il faut se rapprocher d’autres acteurs. » À Lucinges, deux opérateurs ont répondu à l’offre et ForestEner a été choisi. « Nous faisons à peine deux conventions de délégation de service public par an, nous avons donc dû faire appel à un cabinet juridique pour nous aider », précise l’adjoint.

Une dimension citoyenne

« Pour nous, la dimension citoyenne était importante. Je connaissais Énergie Partagée et je trouvais ça bien de donner la possibilité aux citoyens de pouvoir investir dans des projets qui ont du sens pour eux », explique Yves Dieulesaint.

En effet, les administrés pouvaient participer au projet en investissant dans des parts Énergie Partagée. Ils sont ainsi impliqués dans la gouvernance via Énergie Partagée et peuvent envoyer un représentant lors des assemblées générales de ForestEner.

Une centaine de citoyens ont permis de récolter 180 000 euros pour réaliser le projet.

Un projet écologique et pédagogique

« Dès le début du projet, on a pris contact avec l’école pour que ce soit un projet pédagogique, les élèves ont suivi le chantier », affirme Yves Dieulesaint. Une grande fête lors de l’inauguration a permis aux enfants de présenter les panneaux pédagogiques qu’ils ont fabriqués et installés sur la façade de la chaufferie.

Une visite de la chaufferie est organisée chaque année. ForestEner et la mairie organisent également différentes animations, telles que la réalisation d’une fresque du climat ou une présentation des énergies photovoltaïques.

Cinq ans plus tard, les élus sont très satisfaits du réseau de chaleur bois. « On a été actif dans la transition énergétique, on a décarboné le chauffage de nos bâtiments », se réjouit l’adjoint. Depuis l’inauguration, plusieurs communes sont venues visiter l’installation et Lucinges les a accompagnées pour leur présenter la chaufferie et les démarches à suivre.

Publié le 20 décembre 2023

TRAMAYES (71) RÉNOVE LE BÂTIMENT DE L’ANCIENNE GENDARMERIE POUR CRÉER DES LOGEMENTS

Image mise en avant - TRAMAYES (71) - Rénove le bâtiment de l'ancienne gendarmerie pour créer des logements

Commune : Tramayes
Département : Saône-et-Loire
Code commune : 71 545
Population : 1 075 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

Résumé du projet : Rénovation du bâtiment de l’ancienne gendarmerie du XIXème pour créer des logements.

Contexte : La commune est propriétaire d’un bâtiment qui a servi d’hébergement à l’activité de la gendarmerie cantonale. Dans les années 1970, l’ancienne gendarmerie a été exploitée en logements de particuliers puis en activités médicales au rez-de-chaussée. La municipalité a ensuite souhaité vendre l’immeuble mais l’édifice nécessitant une rénovation importante n’a pas trouvé d’acquéreur. Ainsi, le conseil municipal a décidé d’étudier une solution de rénovation globale du bâtiment.

Objectifs : Créer un bâtiment de 10 appartements avec une production d’énergies renouvelables.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Pour rénover le bâtiment, la commune a d’abord fait appel au Conseil de l’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Saône-et-Loire et à l’Agence Technique Départementale afin d’établir un cahier des charges du projet. Tramayes est reconnue à travers la France pour son implication active au niveau environnemental, ce qui lui a valu plusieurs distinctions notamment le label “Territoire à énergie positive” depuis 2011. Le projet de rénovation devait donc être exemplaire. La commune a fait un emprunt dont le remboursement s’effectue grâce aux loyers générés par la location des 10 appartements.

Année de réalisation : 2021

Durée de réalisation du projet : 7 ans

Coût financier : 1 700 000 euros
Travaux – 1 500 000 euros
Ingénierie – 200 000 euros

Ingénierie : Mairie de Tramayes

Cofinancement : TEPCV – 90 000 euros
DSIL – 350 000 euros
Conseil régional – 500 000 euros
Conseil départemental – 18 700 euros
Emprunt – 700 000 euros sur 20 ans

Partenaires mobilisés : État, Région et Département

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats : Les travaux se sont terminés en janvier 2021. Une chaudière à pellets et des panneaux solaires permettent de produire l’énergie nécessaire à l’alimentation de l’immeuble.

Difficultés rencontrées : Le bâtiment est classé au titre des Monuments Historiques et se situe en face d’un château également classé. La commune a dû faire appel à l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) pour avoir un avis conforme sur le projet. En 2016, ce dernier a indiqué que le projet d’isolation par l’extérieur ne respectait pas le cadre architectural et paysagé de la place, donnant lieu à une procédure administrative retardant les travaux.

CONTACT

Nom du maire : Michel MAYA

Téléphone mairie : 03 85 50 51 18

Adresse e-mail mairie : contactmairie@tramayes.fr

Site internet de la commune : http://www.tramayes.fr

Le conseil du Maire :

« Il ne faut pas hésiter à investir et emprunter pour des projets d’avenir, viser des investissements productifs avec des ressources financières. Dans la rénovation énergétique des bâtiments il y a des retours : la consommation baisse et l’énergie va devenir de plus en plus chère donc il y aura un gain de plus en plus élevé. Aller sur les énergies renouvelables, c’est garantir une ressource financière pour la collectivité.  »

Après sept années de procédures et de travaux, les 10 appartements du bâtiment de l’ancienne gendarmerie de Tramayes ont enfin accueilli leurs locataires en janvier 2021. L’édifice du XIXème siècle a été totalement rénové et ce sont aujourd’hui des logements avec une production énergétique vertueuse de l’environnement qui occupent les lieux.

Un projet aux nombreuses péripéties administratives

Même si ce projet remarquable en faveur de la transition écologique sert aujourd’hui de modèle, rien n’était gagné. Bâtiment classé et situé en face d’un château également classé au titre des Monuments Historiques, le maire de Tramayes a eu une mauvaise surprise après la visite de l’ABF sur les lieux. Dans un mail de 2016, ce dernier affirme que le projet comporte une faille : l’isolation par l’extérieure souhaitée par la mairie ne peut être acceptée dans le cadre architectural et paysagé de la place. En pratique, Michel Maya, maire de la commune, explique que « c’est la façade qui posait problème, l’architecte voulait qu’on la conserve telle qu’elle était. »

Cependant, malgré cet avis négatif, le conseil municipal est resté persuadé qu’une isolation par l’extérieur était la meilleure des réponses techniques et qu’elle ne portait pas atteinte aux vues paysagères. Partant de ce constat, les élus ont voté à l’unanimité le dépôt d’un permis de construire retenant cette solution. Mais le préfet n’a pas laissé la commune s’en sortir avec un avis non conforme de l’ABF. Après trois ans de bataille administrative contre la préfecture et l’ABF, transition énergétique contre sauvegarde du patrimoine, la Cour d’appel de Lyon a donné raison à la commune en 2019.

Tramayes a alors vu son attribution de permis de construire confirmée et les travaux ont débuté en 2020. Le plan de financement a été revu au vu du dépassement des délais dû à l’instruction. Une subvention de 350 000 euros a été accordée par le préfet de Saône-et-Loire au titre de la Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux.

La victoire d’un projet énergétiquement exemplaire

Tout a été pensé avec minutie par le maire, ancien ingénieur et fervent artisan de la transition écologique. Ce nouveau bâtiment abritant 10 logements dispose de couloirs et d’escaliers extérieurs, « ça ne servait à rien de faire des espaces communs intérieurs pour les chauffer alors que les habitants y passent juste quelques minutes pour rentrer chez eux », explique le maire.

L’énergie consommée par l’immeuble est produite par une chaudière à pellets et 200 m2 de panneaux solaires sur les deux ombrières du parking. Cette chaufferie de 45 kW produit peu grâce à l’excellente isolation du bâtiment. La rénovation énergétique totale a déjà porté ses fruits au bénéfice du portefeuille des résidents. « L’isolation performante du bâtiment permet aux locataires d’avoir une facture énergétique annuelle égale au montant d’un loyer mensuel uniquement », indique le maire.

Grâce à un contrat d’achat sur 20 ans avec EDF, la commune obtient 4 500 euros par an avec la revente d’électricité. Construites en même temps que la rénovation du bâtiment, les deux ombrières avec panneaux solaires d’une puissance de 36 kW ont nécessité un budget de 55 000 euros dont 30 000 ont été financés par la commune et 25 000 euros en aides publiques.

Pour ce projet au budget colossal, la commune a fait un emprunt de 700 000 euros sur 20 ans. Un montant qui est loin d’inquiéter Michel Maya puisque le plan de financement est bien ficelé, « avec 60 000 euros de gain avec les loyers par an et le paiement des annuités de 37 000 euros par an, on s’en sort largement. Le projet va être rapidement rentabilisé. »

Aujourd’hui, l’immeuble est un modèle de projet s’inscrivant concrètement dans la dynamique de transition énergétique menée par son maire depuis une quinzaine d’années. Plusieurs projets vont bientôt émerger, dont l’arrivée de l’Institut de Tramayes qui formera 80 étudiants à l’économie sociale et solidaire. (Lien de l’article qui sera publié)

Publié le 29 novembre 2023

MOUTIER-MALCARD (23) INSTALLE UN RÉSEAU DE CHALEUR PAR GÉOTHERMIE

Image mise en avant - MOUTIER-MALCARD (23) - Installe un réseau de chaleur par Géothermie

Commune : Moutier-Malcard
Département : Creuse
Code commune : 23 139
Population : 548 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

Résumé du projet : Isolation d’un ensemble de 3 bâtiments communaux (mairie, salle polyvalente et immeuble locatif) et création d’un réseau de chaleur par géothermie.

Contexte : Lorsque les deux chaudières à gaz et à fuel des bâtiments communaux devaient être remplacées, la commune a réfléchi à l’installation d’un réseau de chaleur plus vertueux pour l’environnement. Moutier-Malcard a alors contacté le Syndicat des énergies de la Creuse (SDEC) pour trouver une énergie renouvelable en mesure de chauffer la mairie, la salle des fêtes et un petit immeuble avec un local commercial et trois appartements. Ainsi, la mairie a décidé de se lancer dans la géothermie.  

Objectifs : Chauffer les trois bâtiments communaux avec une énergie renouvelable et avoir une baisse de la facture d’électricité d’environ 60%.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Dans un premier temps, la mairie a souhaité mieux isoler ses trois bâtiments communaux avant de mettre en place un réseau de chaleur par géothermie afin que ce dernier soit le plus efficace possible. Le SDEC s’est occupé de l’ingénierie, des appels d’offres pour le bureau d’études et les entreprises. Il est co-maître d’œuvre avec la mairie. Tous les dossiers de vérifications, de l’avancement et de facturation des chantiers sont montés par le syndicat.

Année de réalisation : 2023

Durée de réalisation du projet : 1 an

Coût financier :
600 000 euros HT
Autofinancement de 123 000 euros

Ingénierie : SDEC

Cofinancements : Subvention de 80%
DETR – 300 000 euros
DSIL – 120 000 euros
ADEME – 22 000 euros
SDEC – 35 000 euros

Partenaires mobilisés : État, SDEC

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats obtenus : 65% de gains de facturation énergétique.

Difficultés rencontrées : L’obtention des subventions a été fastidieuse. La commune a eu la réponse de la préfecture 6 mois après le début des travaux.

CONTACT

Nom du maire : Pierre GUYOT

Téléphone mairie : 05 55 80 60 44

Adresse e-mail mairie : mairie-moutier-malcard@orange.fr

Site internet de la commune : https://www.moutiermalcard.com/

Le conseil de l’élu :

” La géothermie est un système performant mais c’est le plus coûteux à l’investissement. Il faut avoir une vision sur le très long terme et ne pas hésiter à l’élargir sur d’autres bâtiments communaux voire même aux particuliers aux abords des puits. “

Cette petite commune de 500 habitants au nord de la Creuse n’a pas froid aux yeux. L’équipe municipale de Moutier-Malcard, engagée en faveur de la transition écologique, n’a pas hésité à changer d’énergie pour chauffer ses bâtiments.

Lorsque les deux chaudières à gaz et à fuel chauffant les bâtiments communaux ont montré des signes de fatigue, le maire a cherché une alternative écologique.

Pierre Guyot, maire de Moutier-Malcard, s’est d’abord penché sur la biomasse avec une chaudière à bois mais « s’il n’y a pas de politique de reboisement efficace, cette énergie n’est pas vraiment verte à mon sens. J’ai donc choisi la géothermie, un système plus couteux mais plus efficace. »

Accompagnée du SDEC (société qui conçoit, fabrique et commercialise une large gamme d’équipements en faveur de l’environnement), la commune s’est donc lancée dans l’installation d’un réseau de chaleur qui permettra de chauffer la mairie, la salle des fêtes et un petit immeuble accueillant un local commercial et trois appartements.

Un projet écologique de grande ampleur en ruralité

Avant de débuter la création de son système de chauffage central géothermique, le maire a insisté pour isoler les trois bâtiments communaux. « Nous avons souhaité d’abord monter un programme d’isolation et donc de sobriété énergétique pour que le projet ait vraiment du sens », explique le maire.

Pour Moutier-Malcard, l’aide du SDEC a été très précieuse. « Ils ont géré l’ingénierie de départ, c’était un pré-bureau d’études pour que le Conseil municipal puisse commencer à travailler sur le projet », souligne Pierre Guyot. Le syndicat s’est également chargé des appels d’offres pour le bureau d’études et les entreprises. Le maire explique qu’une triple vérification de l’avancement du chantier et des facturations est effectuée par la mairie, le bureau d’études et le SDEC, ce qui lui permet d’être plus serein.

Deux années de réflexion sur le projet

La mairie travaille depuis plus de deux années sur l’accomplissement de tous ces travaux. « Nous avions réfléchi à la mise en place de ce projet avant l’augmentation des prix de l’énergie dû à la crise ukrainienne. Le gain sur la facturation énergétique va donc être d’autant plus intéressant pour la commune, nous l’estimons à 65% et je pense qu’on atteindra notre objectif » assure Pierre Guyot.

La principale difficulté rencontrée par la commune a été les demandes de subventions. « Même si nous avons un bon rapport avec la préfecture, cela reste compliqué. Nous avons dû attendre un long moment. C’est seulement en 2022 que la préfecture a donné son feu vert. On a pris des risques totalement inconfortables pour une petite commune », précise le maire. En effet, la commune a reçu les arrêtés préfectoraux il y a quinze jours alors que les travaux ont débuté six mois auparavant. « Il a eu des nuits où j’ai eu du mal à dormir », se rappelle Pierre Guyot.

Pour un chantier d’une telle ampleur, le maire s’entoure de personnes expertes sur le sujet. « Un élu du Conseil municipal est un ancien maçon et vient vérifier régulièrement les changements. De mon côté, je m’y rends tous les mercredis matin pour la réunion de chantier », souligne le maire. Les travaux ont débuté en janvier et devraient s’achever en septembre pour une mise en route en octobre 2023.

Publié le 14 septembre 2023

SAINT-PIERREVILLE (07) A INSTALLÉ UNE CENTRALE SOLAIRE SUR LA TOITURE D’UN EPHAD

Image mise en avant - SAINT-PIERREVILLE (07) - A installé une centrale solaire sur la toiture d'un Ephad

Commune : Saint-Pierreville
Département : Ardèche
Code commune : 07 286
Population : 520 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

Résumé du projet : Installation d’une centrale photovoltaïque en autoconsommation sur la toiture d’un EHPAD.

Contexte : Guillaume Barras, conseiller municipal de Saint-Pierreville connaissait l’existence du dispositif Territoires à énergie positive (TEPOS). Il a partagé son idée de mettre des panneaux solaires sur le toit de l’EPHAD, et a expliqué au maire que l’opération pourrait être financée par l’État via la Communauté de communes Val’eyrieux dans le cadre du dispositif TEPOS.

Objectifs : Pour atteindre un objectif d’autoconsommation, les panneaux solaires ont été conçus pour couvrir 20% des besoins en électricité de l’établissement.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : La commune s’est associée à la Communauté de communes pour déposer un dossier de candidature au dispositif TEPOS. Plusieurs devis et études ont été menés. Le dossier a été retenu et la commune a obtenu 64 000 euros de subventions de l’État pour réaliser le projet. Un projet d’autoconsommation de cette taille n’existait pas encore. Le syndicat départemental d’énergie de l’Ardèche s’est chargé de l’appel d’offres et du suivi du chantier. Après un an de démarches et environ un an de travaux, 170 panneaux solaires ont été installés sur la toiture de l’EPHAD.

Année de réalisation : 2018

Durée de réalisation du projet : 2 ans

Coût financier : 85 000 euros HT

Ingénierie : Mairie de Saint-Pierreville et Communauté de communes Val’eyrieux

Cofinancements (prévu) : 64 000 euros – Dispositif TEPOS

Partenaires mobilisés (prévus ) : État, Syndicat départemental d’énergie de l’Ardèche

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats obtenus :L’établissement a déjà fait 5 000 euros d’économies chaque année sur le budget électricité. À partir de 2023, la mairie estime que les économies réalisées seront de 10 à 15 000 euros par an au vu du contexte de tensions des prix de l’énergie.

Difficultés rencontrées : Le site est classé « établissement recevant du public » de 3ème catégorie, avec des locaux de sommeil. Il y avait donc d’importantes exigences à respecter pour garantir un accès optimal des pompiers à l’établissement. Des études ont également été menées pour analyser le surpoids des panneaux sur les charpentes.

CONTACT

Nom du maire : Florent DUMAS

Téléphone mairie : 04 75 66 60 14

Adresse e-mail mairie : secretariat@saint-pierreville.fr

Site internet de la commune : https://saint-pierreville.fr

Personne en charge du projet : Guillaume BARRAS

Fonction : Conseiller municipal

Le conseil de l’élu :

” Il faut aller vers des dispositifs innovants car ils permettent d’obtenir davantage d’aides qu’un projet plus traditionnel qui doit s’auto-financer “

170 panneaux solaires installés sur le toit de l’EPHAD de la commune.
C’est le projet dans lequel Guillaume Barras, conseiller municipal de Saint-Pierreville, a réussi à lancer sa commune en 2017.

Six ans plus tard, la production d’électricité s’élève à 22% des besoins de l’établissement et permet de réaliser des économies non négligeables. « Ce projet novateur a permis à l’EPHAD de réaliser 5 000 euros d’économies chaque année et avec le contexte de tensions des prix de l’énergie on estime qu’il réalisera entre 10 et 15 000 euros d’économies en 2023 et dans les années qui suivent » indique Guillaume Barras.

Les Territoires à énergie positive

Dans le cadre du dispositif Territoires à énergie positive (TEPOS) à l’échelle de la Communauté de communes Val’eyrieux, Saint-Pierreville a décidé de présenter son projet emblématique au ministère de l’environnement. « Après plusieurs devis et études réalisés, notre dossier a été retenu et nous avons obtenu pas mal de financements publics » raconte le conseiller municipal. En effet, l’État a financé à 80% les 80 000 euros de travaux à effectuer. Après un an de démarches, les travaux ont démarré.

« Ça n’a pas été simple car un projet d’autoconsommation de cette taille n’existait pas encore et il a fallu défricher nos demandes de raccordement au niveau d’ENEDIS. De plus, le site étant classé ”établissement recevant du public” nous avons dû aménager des espaces libres en périphérie pour les pompiers » explique Guillaume Barras.

Avant le début des travaux, la mairie a réalisé des études sur la structure du bâtiment afin de savoir si les charpentes étaient en mesure de soutenir le surpoids des panneaux solaires. Le conseiller municipal indique que le coût de ces études s’est élevé à 5 000 euros, et qu’il n’est pas compris dans l’estimation du prix des travaux (80 000 euros).

56 mégawattheures par an

Avec 285 m² de surface de panneaux solaires, l’établissement dispose de 56 mégawattheures par an entièrement utilisés par l’EPHAD. Le projet a été dimensionné pour que toute l’énergie produite soit consommée sur place.

Pour obtenir le bon nombre de panneaux solaires à poser et la puissance nécessaire, une phase d’études avec des mesures sur site a eu lieu pour caractériser le besoin journalier de l’établissement. « Plusieurs mouchards ont été positionnés et on a enregistré 3 ou 4 mois de consommation pour dimensionner la partie solaire par rapport au besoin » se rappelle Guillaume Barras.

Aujourd’hui, la commune réfléchit à plusieurs projets d’autoconsommation collective. D’ici la fin du mandat municipal, Saint-Pierreville souhaite positionner un panneau solaire sur la toiture de son église et implanter une ombrière sur le parking de l’EPHAD.

Publié le 24 août 2023