AUGER-SAINT-VINCENT (60) DEVIENT UN TIERS-LIEU TRES ACTIF GRACE A UN CAFE-CITOYEN FINANCE PAR UN GITE COMMUNAL

Image mise en avant - Auger-st-vincent (60) - Café citoyen

L’ancien presbytère d’Auger-Saint-Vincent dans l’Oise est désormais occupé par un café citoyen et un gîte communal.

Racheté par la commune au début des années 2010, il est aujourd’hui mis au profit du village qui ambitionne de devenir un véritable tiers-lieu.

C’est un projet ambitieux qui connait déjà un départ très positif et qui se construit sur un modèle économique solide et réfléchi.

Fabrice Dalongeville, maire d’Auger-Saint-Vincent, ambitionnait depuis longtemps de transformer l’ancien presbytère en une structure dont la commune tirerait des avantages. Après plusieurs projets abandonnés, il décide en 2018 de s’orienter dans la direction du tiers-lieu. La solution retenue est celle d’un café-citoyen ; la question du financement se pose alors : comment rendre ce projet viable ? « Pour les cafés-citoyens le lancement est une étape parfois complexe. Nous avons fait le choix d’une gestion par une association mais il fallait que la commune finance le lancement », explique Fabrice Dalongeville, qui a alors décidé de créer un gîte en plus du café, sur les 500m2 qu’offraient le presbytère. « Tous les bénéfices tirés de la location pouvaient alors être investis dans le lancement du café pour faciliter son installation et la prise en main par l’association », continue-t-il.

Au total, la commune a déboursé 486 000€ dans la totalité du projet et a reçu 70% de subventions de l’État, de la Région, du département et de la communauté de commune. Le gîte qui comprend 3 chambres connaît un véritable succès puisqu’avant même sa mise en ligne sur les plateformes de location il était réservé sur une durée de 10 mois. Pour l’instant, le gain financier est de 26 000€ par an et Fabrice Dalongeville estime que ce n’est qu’un début puisqu’il a pour projet d’en étendre la location aux séminaires d’entreprises. Une aubaine pour la commune sur le long terme et une source de financement importante pour le café avant que celui-ci ne puisse commencer à travailler de façon autonome. Ce modèle économique très poussé a porté ses fruits puisque depuis son ouverture en juin 2021, le café rencontre un vrai succès et les idées de projets fusent.

Des habitants investis

« Il y a eu une implication très forte des habitants sur le projet », explique le maire d’Auger-Saint-Vincent. La plupart des travaux ont été réalisés grâce à eux dans le cadre des journées citoyennes organisées par la commune. Le bar du café est par exemple le fruit du travail d’un menuisier retraité. La décoration du gîte a été faite quant à elle par une architecte d’intérieur vivant dans le village.

Cette implication se manifeste aussi dans la gestion quotidienne du café-citoyen. Une association d’habitants a été créée et c’est elle qui est en charge de la structure. Fabrice Dalongeville a aussi fait appel à deux jeunes en services civiques pour épauler les bénévoles. Pour faciliter son lancement, l’association ne paye pour l’instant aucun loyer mais à terme, une fois le projet bien engagé, cela devrait être le cas.

Un espace festif et vivant Le café citoyen d’Auger-Saint-Vincent propose une offre culturelle aux habitants qui n’existait pas jusqu’alors. « Nous avons noué des partenariats avec le théâtre de Compiègne mais aussi avec des associations comme l’Art en chemin et L’atelier des arts qui propose de mettre le théâtre au plus près des gens », précise Fabrice Dalongeville. Ainsi, des artistes viennent régulièrement se produire dans le café qui dispose d’un espace prévu à cet effet. « Nous essayons aussi de diversifier au maximum l’offre musicale avec des concerts de rock, de jazz, de blues, … », continue le maire. Pour valoriser ces différents évènements, le village a même investi 1 500€ dans du matériel vidéo afin de créer, à l’avenir, une chaîne YouTube dédiée au café.

La restauration est évidemment aussi au cœur du projet. Chaque mardi et vendredi, un camion-pizza ainsi qu’un food truck proposant des plats traditionnels français, viennent à proximité du café qui devient pour l’occasion un restaurant. « Nous avons aménagé une très grande terrasse sur laquelle les clients peuvent consommer ce qu’ils achètent auprès des deux camions », explique Fabrice Dalongeville. En plus, de ce volet restauration, le café joue aussi le rôle d’épicerie en permettant aux habitants d’acheter des produits issus de circuits courts et locaux.

D’autres projets sont en cours qui devraient permettre de développer plus encore le café-citoyen comme la venue d’un médiateur informatique tous les mercredis. La commune espère aussi pouvoir participer à la prochaine édition de la semaine du court-métrage puisque le café est déjà équipé d’un vidéo-projecteur.

« C’est un très beau projet que nous avons mené, il permet de recréer du lien et de la vie dans le village qui n’a plus de bistrot depuis plusieurs années », confie Fabrice Dalongeville. Il se félicite aujourd’hui des avantages économiques dont va bénéficier la commune mais aussi, et surtout, des gains en termes de notoriété pour son village. « Des maires d’autres communes et des sénateurs sont venus voir ce que nous avions réalisé, cela permet d’apporter de la visibilité à Auger-Saint-Vincent », conclut le maire.

POUR ALLER PLUS LOIN :

> Site internet de la commune

> Article de la gazette

> Le Gîte Saint-Vincent

Fabrice Dalongeville

Maire de Auger-Saint-Vincent

« Le plus important pour réussir à lancer un café citoyen c’est de disposer d’un modèle économique pensé en amont qui permette d’assurer la pérennité du projet. Sans une source de revenus complémentaire toute la charge retombe sur la mairie et les profits générés par un café ne sont permettent pas de compenser les coûts. »

GUERN (56) S’APPRÊTE À INAUGURER UNE ÉPICERIE PARTICIPATIVE AVEC L’AIDE DE BOUGE TON COQ !

Image mise en avant - Guern 56 - Epicerie participative

D’ici à la fin de l’été la commune de Guern, dans le Morbihan, sera dotée d’une épicerie participative.

Ce projet, qui a vu le jour grâce à l’aide de l’association Bouge ton coQ!, devrait permettre de répondre à la problématique de l’accès aux services de vente alimentaire. L’association a pour objectif de permettre aux communes rurales de se doter d’épicerie gérées directement par des habitants-bénévoles. Une initiative qui a rencontré un véritable engouement auprès des résidents de Guern.

Le maire de Guern, Joseph le Bouédec, a découvert l’initiative #Lemoisépic’ grâce à l’AMRF qui est partenaire de Bouge ton coQ!.

Cette initiative lancée par l’association consistait en un appel à 50 candidatures pour ouvrir une épicerie participative dans des communes de moins de 3 500 habitants sans commerce de proximité.

« Une étude réalisée par l’INSEE et Famille Rurales a montré que 81% des Français considèrent que vivre à la campagne est un cadre de vie idéal », explique Aymard de la Guillonnière, responsable manifestations d’intérêts chez Bouge ton coQ!. « Pour autant, parmi ces 81% de Français, il y en a 65% qui estiment que la vie dans un milieu rural est difficile », continue-t-il.

Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ce sentiment, la difficulté pour accéder à des commerces joue un rôle central selon lui. C’est donc à cette problématique que l’association Bouge ton coQ! tente d’apporter des réponses en se rapprochant de communes comme Guern.

Un projet qui a rencontré un véritable succès

Pour commencer à sonder l’intérêt des habitants sur ce projet, la commune a lancé une grande enquête. Au total, plus de 250 personnes ont répondu favorablement. Le projet pouvait donc être lancé sans craindre que celui-ci ne s’essouffle. « Le plus important, au début, a été de se montrer à l’écoute des besoins des habitants pour être certain qu’ils s’investissent », explique Marie Kerampran, chargée de mission revitalisation à Guern. « Afin d’être le plus efficace possible nous avons séparé les bénévoles selon des groupes thématiques comme la recherche des fournisseurs, l’aménagement du local, … », continue-t-elle.

L’association Bouge ton coQ! a de son côté pris en charge la formation des habitants souhaitant s’investir dans le projet. « La part la plus importante de la formation concerne l’application Monépi », détaille Aymard de la Guillonnière. Cet outil numérique permet de gérer l’épicerie dans sa globalité grâce à un planning partagé sur lequel les bénévoles indiquent leurs disponibilités. C’est aussi elle qui permet par exemple de gérer les relations avec les producteurs.

Chaque bénévole donne ensuite deux heures de son temps par mois pour se consacrer à la gestion de l’épicerie, que ce soit à la vente, à la gestion de l’inventaire, etc.

Le fonctionnement de l’épicerie participative

L’épicerie participative valorise au maximum les producteurs locaux pour les produits alimentaires. « Pour tous les autres biens, l’application Monépi permet d’avoir accès à des grossistes », explique Marie Kerampran. Toutes les ventes sont réalisées à prix coûtant puisque le but de l’épicerie n’est pas de faire des bénéfices.

Pour pouvoir acheter un produit il est par contre nécessaire de devenir adhérent. Le tarif est de 10€ par an, il existe aussi un tarif pour les familles à 20€. Ensuite, il suffit simplement de recharger son compte sur internet pour pouvoir effectuer des achats. « Nous avons aussi un tarif spécial pour les personnes qui ne sont pas adhérentes, il leur suffit simplement d’ajouter 1€ à leur panier total quand elles achètent », explique Marie Kerampran

« La commune de Guern n’a pas eu à investir d’argent dans le projet puisque Bouge ton coQ! octroie à chaque commune 1 100€, qui servent à financer l’aménagement d’un local mis à disposition par la mairie », confie Aymard de la Guillonière.

En ce qui concerne la gestion quotidienne de l’épicerie, celle-ci est faite sur un mode collégial.

« Il n’y a pas de conseil d’administration ou de personne à la tête du projet, cela permet d’assurer la pérennité dans le temps puisque l’épicerie est gérée de façon autonome via l’application et si des bénévoles quittent le projet il peut continuer à perdurer », explique Aymard de la Guillonière, fier du succès que rencontre aujourd’hui l’initiative réalisée en collaboration avec la mairie de Guern.

SAINT ARCONS-DE-BARGES (43) : UN CHÈQUE ALIMENTAIRE DE 30€ POUR LES HABITANTS

Image mise en avant - St Arcons-de-Barges 43 - cheque alimentaire

Pour faire face à l’augmentation brutale des prix Lionel Bruchet, maire de Saint Arcons-de-Barges dans la Haute-Loire, a pris l’initiative de distribuer des chèques alimentaires d’une valeur de 30 euros aux habitants de sa commune. Une mesure essentielle selon lui en raison de la situation actuelle et de celle des habitants.

« Les prix de l’alimentation ont beaucoup augmenté récemment et je pense qu’ils risquent de continuer à augmenter », témoigne Lionel Bruchet. Ce n’est cependant pas que la constatation de l’évolution inquiétante des prix qui a poussé le maire de Saint Arcons-de-Barges à agir, c’est aussi les habitants de sa commune. Il explique en effet que la population y est constituée en grande partie d’agriculteurs retraités ou de personnes âgées seules vivant avec de très petites pensions de retraites.

Pour ces personnes, ce chèque ne permet pas de régler les difficultés de pouvoir d’achat mais octroie au moins un moyen de souffler.

Une aide universelle

Le choix de Lionel Bruchet a été de ne pas conditionner ce chèque alimentaire au revenu des habitants de la commune. Ainsi, c’est au total 130 chèques qui ont été distribués aux habitants, « du plus jeune au plus âgé », explique le maire de Saint Arcons-de-Barges.

D’après les retours, il semble que les habitants sont très satisfaits de cette décision. Certains confient d’ailleurs à Lionel Bruchet que cela permet de mettre du beurre dans leurs épinards. « Au fond cette mesure ne pouvait qu’être bien reçue puisque la population d’Arcons-sur-Barges n’est pas très fortunée », constate le maire.

La logistique derrière cette mesure

La mairie a porté cette initiative conjointement avec le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale).

« Nous avons la chance d’avoir un CCAS qui est encore très actif », explique le maire qui rappelle par ailleurs que cela a grandement facilité la mise en œuvre de cette mesure.

Concernant le chèque, celui-ci prend la forme d’un bon que les habitants peuvent utiliser dans l’épicerie de proximité de la commune.

Cette aide peut être utilisée jusqu’au 15 juin et selon les retours du gérant de l’épicerie, l’immense majorité des personnes résidant à Saint Arcons-de-Barges en ont profité.

Au total, le coût de cette aide alimentaire s’élève à 4 000€ pour la mairie, mais Lionel Bruchet ne regrette absolument pas cette décision.

POUR ALLER PLUS LOIN :

> Article de France TV info

Lionel Bruchet

Maire de la commune de Saint Arcons-de-Barges

« Pour mettre en place un chèque alimentaire, il est essentiel de bien communiquer avec le conseil municipal et de s’appuyer sur le CCAS »

EURE (27) : DES ATELIERS D’AUTO-DÉFENSE POUR LES MAIRES DE L’EURE

Image mise en avant - EURE (27) : Des ateliers d'auto-défense pour les maires de l'Eure

Laurance Bussière, maire de Daubeuf-la-Campagne et présidente de l’AMR27, organise en compagnie de son mari Hervé Bussière des ateliers dont le but est de permettre aux élus de savoir réagir face à des agressions physiques ou verbales.

À chaque fois, c’est une commune différente du département qui accueille l’équipe, composée d’un psychologue et d’Hervé Bussière.

Ouverts aussi aux personnels des mairies, ces cours rencontrent, depuis plus de deux ans, un grand succès.

Le 6 août 2019, le pays a été bouleversé par l’annonce du décès du maire de Signes dans le Var, tué par un automobiliste alors qu’il s’opposait à un dépôt sauvage sur sa commune.

C’est cet événement qui a poussé Laurance Bussière à agir pour assurer la sécurité des maires. « Dans les petites communes rurales, les maires et les personnels des mairies sont en première ligne car il n’y a pas de police municipale », rapporte la présidente de l’AMR27, qui a alors voulu capitaliser sur l’expertise de son mari, professeur de karaté et rattaché au comité départemental de karaté de l’Eure (CDK27).

Ensemble, ils ont mis en place ce module d’auto-défense avec l’aide d’un psychologue, qui les accompagne à chacun de leurs déplacements.

Au total, cette petite équipe déterminée a déjà dispensé 6 cours, d’une durée de 3 heures dans des communes du département, à chaque fois c’est une trentaine de personnes qui y a assisté.

Une approche d’abord préventive

« Le but de ces modules, ce n’est pas d’atteindre un bon niveau en karaté », explique Hervé Bussière. C’est d’ailleurs pour cela que la moitié de ces cours est consacrée à un apprentissage plus théorique sur les mécanismes des conflits verbaux et physiques. Le but est d’être en mesure de les désamorcer avant même d’avoir besoin de recourir à la force physique.

En effet, les élus municipaux sont plus souvent victimes de violences verbales que de violences physiques, d’où la nécessité d’apprendre à réagir dans ces situations. C’est ce point qu’a beaucoup apprécié Bernard Forcher, maire de La Neuville-du-Bosc, qui a accueilli deux fois ce module sur sa commune. « L’auto-défense c’est bien, mais le plus important c’est de réussir à faire redescendre la pression », estime l’élu qui est très satisfait de la qualité de ces ateliers.

En ce qui concerne la partie de défense physique, l’enjeu principal est de donner confiance aux participants : « ce que l’on essaie de faire, c’est avant tout de permettre aux élus de prendre conscience de leur potentiel, via des gestes simples à réaliser et à mémoriser », explique Hervé Bussière.

Une organisation bien ficelée

Pour que les ateliers puissent avoir lieu, Laurance Bussière précise qu’il n’y a besoin que d’une salle avec un vidéo-projecteur pour la partie théorique. Ensuite, Hervé Bussière et le psychologue peuvent intervenir bénévolement. Ces modules n’ont aucun coût pour les communes de l’Eure. « Tout ce que la commune a payé, c’est le prix du café pour tout le monde », réagit Bernard Forcher. Si l’équipe est amenée à intervenir dans d’autres départements, le prix est de 400€ en plus des frais de déplacement.

Ces ateliers permettent aussi d’inclure l’ensemble des personnes gravitant autour des maires. Les secrétaires de mairies peuvent aussi participer. Selon le maire de La Neuville-du-Bosc, ce module est intéressant pour tous ceux qui sont amenés à rencontrer du public. C’est pour cela que, la première fois, sa secrétaire l’a accompagné. « Il faut qu’un maximum de personnes participent », estime-t-il.

À la fin de chacun des modules, les participants repartent tous avec un diplôme certifié par le CDK27, un moyen de rendre plus officiel la participation aux ateliers.

VEYRAC TIERS VILLAGE (87) : UN PROJET COLLABORATIF POUR CONSTRUIRE LA COMMUNE DE DEMAIN

Image mise en avant - VEYRAC TIERS VILLAGE (87) : Un projet collaboratif pour construire la commune de demain

La commune de Veyrac, village de 2100 habitants dans la Haute-Vienne, a remporté un appel à projets de l’innovation sociale lancé par la Région et obtenu une subvention de 20 000 euros pour lancer Veyrac Tiers village.

Le but : proposer à la population d’être force de proposition sur des sujets libres.

« Les élus ne peuvent pas travailler tous seuls », explique le maire, Jean-Yves Rigout.

Deux ateliers ont été organisés pour permettre de mettre en lien la population avec les élus et connaitre quelle vision les habitants ont de leur commune.

« Nous avons été très agréablement surpris de la participation », se félicite le maire. Une cinquantaine d’habitants ont participé aux ateliers. Sur une commune assez éclatée géographiquement avec une soixantaine de hameaux, c’est une jolie réussite. « Sur les idées proposées lors de ces ateliers, il y a des choses nouvelles et des d’autres auxquelles on avait déjà pensé mais que nous ne voulions pas faire seuls. Il fallait que les idées viennent des habitants. Ce qui est vraiment nouveau avec cette démarche participative, c’est que les élus ne vont pas travailler tous seuls.  Et puis les gens ont envie d’être écoutés, de participer. C’est le moment de le faire. »

Tout ce qui est proposé lors de ces réunions ne sera pas forcément mis en place lors de ce mandat, mais Jean-Yves Rigout souhaite mettre en place quelque chose de pérenne, qui continue même après un changement de municipalité.

« Ce qu’on essaie de mettre en place, c’est une méthode », explique le maire.

Des référents de village devraient être désignés sur les différents hameaux.

Ce projet présente un intérêt supplémentaire : intégrer les gens dans la vie communale permet de développer le bénévolat et renouveler les associations.

Les habitants deviennent partie prenante et ne sont pas juste des consommateurs.

POUR ALLER PLUS LOIN :

> Veyrac Tiers Village : tout savoir sur le projet ! – Veyrac – Site officiel de la commune

> Un collectif villageois en marche – Veyrac (87520) (lepopulaire.fr)

Jean-Yves Rigout

Maire de la commune de Veyrac

« Il faut prendre le temps de construire le projet, le faire avec une méthodologie et ne pas hésiter à faire appel à des professionnels de l’animation. Il faut aussi prendre le temps de faire une analyse sociologique de la commune. Plus l’analyse sera juste, plus facilement on pourra mettre en place ce type de projets. » 

LA PIARRE 05 – CRÉATION D’UNE ÉPICERIE PARTICIPATIVE

Image mise en avant - LA PIARRE 05 - Création d'une épicerie participative

La commune de La Piarre, dans les Hautes-Alpes, a décidé de monter une épicerie associative. Ce village de 93 habitants n’avait pas de commerce d’alimentation générale.

La maire de la commune, Magali Prunster, a d’abord assisté à un Jeudi de la formation, en visioconférence, organisé par l’AMRF en lien avec le collectif Bouge ton coQ, qui expliquait comment ouvrir une épicerie participative communale.

La municipalité a ensuite choisi d’évoquer le sujet dans la gazette du village pour savoir quels habitants seraient prêts à s’investir dans le projet. Pari gagné. Les habitants se sont montrés enthousiastes à cette idée.

La commune a donc répondu à l’appel à candidatures lancé par Bouge ton coQ pour bénéficier d’un accompagnement gratuit à la création d’une épicerie participative en moins de 3 mois, avec un logiciel gratuit et un financement de 1 100 euros.

Cet appel à candidatures concerne uniquement les communes de moins de 3 500 habitants sans commerce alimentaire généraliste. L’accompagnement comprend un module de formation de 7 semaines à destination des maires et du groupe de citoyens volontaires.

« Pour que ça fonctionne, il faut compter au moins une dizaine de bénévoles pour une épicerie ouverte une à deux fois par semaine », explique Aymard de la Guillonnière, de Bouge ton coQ.

Chaque bénévole devra donner au moins 2 h par mois de son temps.

L’épicerie ne fera pas de bénéfices sur les produits vendus. Ils seront proposés à prix coutants. Elle sera gérée par des bénévoles et il n’y aura pas de mouvement d’argent. Les achats se feront par un système de comptes par adhérent crédités au préalable.

Dans un premier temps, l’épicerie de La Piarre sera hébergée dans la salle polyvalente qui dispose déjà d’un frigo. « Après, on verra si l’épicerie fonctionne et on aménagera un local », confie Nadine Depeyre, 2e adjointe de la commune.

Le commerce devrait ouvrir ses portes d’ici l’été.

LAVONCOURT (70) – CRÉATION D’UN ESPACE FRANCE SERVICE

Image mise en avant - Lavoncourt - France Service

Depuis une vingtaine d’années, la commune de Lavoncourt a réaménagé un foyer logement pour personnes non dépendantes en pôle gérontologique. Ce pôle comprend notamment :

– un espace kiné où trois professionnels exercent aidés d’infirmières lesquelles disposent de leur propre cabinet

– un espace réservé à un opticien lequel vient de manière hebdomadaire

– le Bureau de Poste

– une salle polyvalente reconvertie en point culturel et qui accueille la bibliothèque

– deux agents permanents qui renseignent les gens sur tous les services publics

– Un service pour permis de conduire et carte grise

– un service pour carte d’identité et passeport

Objectif : Rendre accessible au plus grand nombre des services publics et de santé.

Aménager un lieu unique pour tous ces services.

La création d’un CIAS a permis de valoriser ce foyer logement. Dans un premier temps, la restauration scolaire au niveau intercommunal y a été regroupée.

Dans un second temps, ce foyer a servi de relais pour le portage de repas chauds à domicile. Le personnel étant déjà présent, il a simplement suffit d’augmenter la capacité de préparation de nourriture.

Pour ce service, le CIAS a travaillé en partenariat avec des associations d’aide à domicile et a pu servir 30 communes 7 jours sur 7.

En 2016, 8000 repas ont ainsi été servis.

Le développement des services dans ce foyer logement s’est de fait poursuivi et l’appel à domicile a été rendu possible grâce au partenariat avec “Présence Vert”.

Un ancien local a ensuite été réhabilité en maison de services. Le bâtiment a récemment été équipé d’un chauffage géothermique, d’un capteur solaire pour chauffer l’eau et d’un toit végétal.

Les résultats sont très satisfaisants et la commune a créé une extension de cet espace mixte santé/social en restructurant son ancien presbytère pour accueillir un ostéopathe, des vétérinaires, une entreprise de taxis et deux logements pour des apprentis.

POUR ALLER PLUS LOIN :

> Site de la commune

> Dépliant France Service


Jean-Paul Carteret

Maire de la commune de Lavoncourt


«  Il faut arrêter le saucissonnage et penser qu’un sujet n’a pas d’impact sur un autre sujet. En commune rural, tout est plus ou moins lié. Cet espace sert aussi bien aux personnes malades, qu’aux sans emplois, qu’aux jeunes, qu’aux vieux, … »