Félicitations aux nouvelles présidences d’AMR – 36 000 Communes n°438 septembre 2026

Dans le 36 000 Communes du mois de septembre 2026, découvrez les portraits de 7 nouveaux présidents d’AMR.

Gilles Vernay

Maire d’Étroussat (650 hab. & 1 300 ha.) dans l’Allier (03), président de l’AMR03

Je suis arrivé à Étroussat il y a vingt deux ans, après un parcours de sapeur-pompier professionnel. En devenant maire, mon objectif était de rendre le village plus attractif. Nous avons beaucoup investi dans l’école, repris des locaux pour maintenir des commerces et des services et nous portons aujourd’hui un projet agrivoltaïque qui doit donner de nouvelles marges de manœuvre à la commune.

C’est cette même volonté d’agir que je veux mettre au service de l’AMR03. Je veux aller à la rencontre des maires ruraux de l’Allier, recréer du lien et porter leurs préoccupations : l’école, les finances locales, l’eau, l’agriculture… Nous devons travailler avec tous ceux qui peuvent faire avancer nos territoires, au-delà des appartenances politiques ou des étiquettes. L’AMR03 et l’AMF03 sont complémentaires, comme nous devons l’être avec les services de l’État. Mais travailler ensemble ne signifie pas renoncer à se battre : les communes rurales ont besoin de moyens et d’une voix forte pour défendre leurs projets et leur avenir.

Gérard Brette

Maire de Rosiers-d’Égletons (1 080 hab. & 3 800 ha.) en Corrèze (19), président de l’AMR19

Je me suis engagé progressivement dans la vie municipale. Chaque fois, on est venu me chercher et, une fois que j’accepte, je fais le travail ! Avec le temps, j’ai compris qu’être maire, c’est d’abord aimer les gens et essayer de leur rendre service. Dans ma commune, ma priorité est de maintenir la vie locale : préserver notre école, conforter les commerces et créer les conditions pour que de nouvelles activités puissent s’installer.

Je retrouve ces mêmes enjeux à l’échelle de la Corrèze. En prenant la présidence de l’AMR19, je renoue aussi avec l’histoire de ma commune puisque mon prédécesseur à la mairie, Jean Boinet, avait créé l’association départementale. Il faut maintenant la faire grandir, élargir le nombre de communes adhérentes et mieux représenter tout le département. La Corrèze est un petit département : nous avons besoin de nous regrouper pour faire savoir que nos communes existent et défendre les moyens nécessaires à nos projets, notamment la DETR.

Benoît Hennart

Maire de Quittebeuf (650 hab & 1 300 ha.) dans l’Eure (27), président de l’AMR27

Quand je suis devenu maire en 2008, je m’étais engagé à tout faire pour maintenir les commerces. Depuis, nous avons recréé une boulangerie, un bar, une boucherie, une pizzeria et accueilli des professionnels de santé, une maison d’assistantes maternelles et de nouveaux services. Ma méthode, c’est d’essayer de lever les obstacles : proposer des locaux clés en main, réaliser nous-mêmes un maximum de travaux et ne pas baisser les bras au premier échec.

C’est aussi cet état d’esprit que je veux apporter à l’AMR27. J’ai commencé par demander aux maires adhérents ce qu’ils attendaient de leur association pour construire nos actions à partir de leurs besoins. Il faudra notamment nous mobiliser sur l’avenir de nos écoles et la capacité des communes à continuer à se développer. Ce que j’aime à l’AMRF, c’est qu’elle sait dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Les décisions doivent partir du terrain : avant d’imposer des normes, il faut écouter ceux qui devront les appliquer.

Anne-Marie Lailheugue

Maire de Maylis (300 hab. & 1 200 ha.) dans les Landes (40), présidente de l’AMR40

À 20 ans, j’étais déjà présidente du comité des fêtes et j’avais cette fibre du partage, de l’animation de la vie locale et du collectif. J’ai grandi dans la ruralité, j’ai été exploitante agricole tout en poursuivant mes études, puis enseignante avant de devenir personnel de direction. Ce parcours m’a appris qu’avant d’agir, il faut comprendre, se former et construire. Et à Maylis, j’ai cette même volonté de créer du lien entre les habitants et de transmettre ce qui fait l’identité de notre territoire.

C’est aussi ma manière d’aborder la présidence de l’AMR40 dont j’appréciais la manière de travailler constructive et concrète de Benoît Darets. Nous avons repris le flambeau en élargissant le conseil d’administration afin d’assurer à la fois la parité et un meilleur maillage de notre vaste département.

Il faut maintenant renforcer nos relais, aller à la rencontre des maires et faire reconnaître l’AMR dans toutes les instances qui concernent les communes rurales. Pour être crédibles et entendus, il faut travailler les dossiers, comparer ce qui se fait ailleurs, dialoguer avec l’État et développer nos partenariats. C’est aussi toute la force de l’AMRF de nous permettre de partager nos expériences et de porter la voix de la ruralité du département jusqu’au niveau national et européen.

Anne Hébert

Maire de Marchésieux (660 hab. & 2 000 ha.) dans le département de la Manche (50), présidente de l’AMR50

J’ai toujours cru à la vertu du collectif. Dans les territoires ruraux, où nous n’avons pas forcément beaucoup de moyens, il faut savoir s’appuyer sur l’énergie sociale, mutualiser les idées et sortir des sentiers battus.

Pour moi, un maire rural est d’abord un animateur, un coordonnateur, un facilitateur : il faut faire avec les habitants et pas seulement pour eux. C’est ce que nous essayons de faire à Marchésieux, notamment dans notre projet de réaménagement du centre-bourg, construit avec les habitants. Je crois aussi beaucoup au partage des responsabilités : j’ai deux adjoints mais cinq conseillers délégués, parce que donner à chacun une part du projet permet de mieux l’impliquer.

C’est dans le même esprit que j’ai accepté la présidence de l’AMR50 : je ne veux pas d’une présidence solitaire. Nous devons construire une équipe, faire émerger ensemble les sujets propres à la Manche et mieux faire entendre notre voix. Les territoires ruraux disposent de ressources naturelles, mais aussi de ressources sociales considérables : à nous de nous organiser collectivement pour transformer cette proximité en projets et préparer l’avenir.

Danièle Mary

Maire de Saint-Germain-de-la-Coudre (830 hab. & 2 600 ha.) dans l’Orne (61), présidente de l’AMR61

 Ce qui me motive depuis le début, c’est de servir et d’apporter des services à mes concitoyens, de les maintenir et de les développer pour que chacun trouve sa place dans la commune. À Saint-Germain-de-la-Coudre, nous avons créé une école, une maison d’assistantes maternelles, une station-service communale, des équipements sportifs, repris l’agence postale, réouvert la pharmacie, et nous avons aussi réussi à faire revenir un médecin. Pour moi, il faut se bouger, s’occuper des dossiers, frapper aux portes et y consacrer du temps et de l’énergie : cela finit par porter ses fruits.

C’est cet état d’esprit que je veux apporter à l’AMR61. Nous devons occuper le territoire, être présents dans les instances et faire entendre la voix des maires ruraux. Il faut surtout leur faire confiance. La proximité nous permet d’être réactifs, d’écouter les habitants et de trouver des solutions concrètes. On peut travailler ensemble à l’échelle intercommunale quand c’est pertinent, mais sans retirer aux communes ce qu’elles savent bien faire.

Yves Coste

Maire de Saint-Vincent (420 hab. & 580 ha.) dans le Puy-de-Dôme (63), président de l’AMR63

Quand je suis devenu maire en 2008, je n’y connaissais rien ! Depuis, à chaque mandat, nous nous sommes fixés des projets, des challenges, avec l’envie d’avancer et de les voir aboutir. Aujourd’hui, nous portons avec les communes voisines la création d’une école intercommunale dans un château du XVe siècle. En regroupant nos élèves, nous voulons améliorer leurs conditions d’apprentissage et leur donner les mêmes chances qu’un gamin de Paris.

C’est aussi ma façon d’aborder l’AMR63 : je ne veux pas décider seul. Sur les transports scolaires, nous avons interrogé nos adhérents et reçu plus de cinquante contributions, dont nous avons fait une synthèse pour interpeller la Région et le Département. Je veux poursuivre cette méthode : faire participer les maires directement concernés et partir de leurs réalités. Notre association est transpartisane, c’est pourquoi, après mon élection, j’ai associé mes deux concurrents comme vice-présidents. Ce qui compte, c’est de rassembler pour défendre tous les maires ruraux et faire aboutir nos revendications.

16 septembre 2026

Félicitations aux nouvelles présidences d’AMR – 36 000 Communes n° 437 juillet-août 2026

Dans le 36 000 Communes des mois de juillet et août 2026, retrouvez les portraits de 8 nouveaux présidents d’AMR. L’occasion de revenir sur ce qui motive leur engagement au quotidien.

Marie-Paul Gay

Maire de Aubure (350 hab. & 1 200 ha.) dans le Haut-Rhin (68), co-présidente de l’AMR68

Si je me suis engagée, c’était d’abord pour que mon village reste vivant. Je voulais créer davantage de liens entre les habitants et montrer qu’une petite commune peut avoir de grandes ambitions. Très vite, j’ai compris qu’il fallait être partout : défendre l’école, développer le périscolaire, créer une épicerie associative, lancer des journées citoyennes ou accueillir des artistes…

Tout cela participe à une même idée : faire vivre le village. C’est aussi cet état d’esprit que je veux porter à la tête de l’AMR68 avec Benjamin Huin-Morales. Nous voulons être au plus près des maires et trouver ensemble des solutions à leurs difficultés.

Ce qui me plaît à l’AMRF, c’est son caractère transpartisan et sa capacité à faire remonter les réalités du terrain jusqu’aux parlementaires. La survie de nos villages passe par le lien social, la proximité, l’école, la culture, nos forêts et tout ce qui fait l’âme de nos communes rurales !

Benjamin Huin-Morales

Maire de Zimmerbach (820 hab. & 2 300 ha.) dans le Haut-Rhin (68), co-président de l’AMR68

Je me suis engagé parce que j’aime les gens et parce que j’aime mon village. C’est aussi simple que cela. Je veux le meilleur pour ses habitants : une école et un périscolaire de qualité, un cadre de vie paisible pour les familles et les aînés, des transports, une vie culturelle, sportive et associative dynamique, des moyens pour nos viticulteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur une équipe municipale compétente et des habitants engagés.

Avec Marie-Paule Gay, nous avons choisi de former un binôme paritaire à la tête de l’AMR68 pour porter cette même vision : défendre tout ce qui permet aux communes rurales de vivre, davantage de simplification, d’autonomie, un meilleur accès aux soins et à l’éducation, ainsi que la protection de notre environnement. Notre ambition est que nos campagnes vivent. Qu’elles vivent par l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture, l’industrie et que leur apport à la Nation soit enfin reconnu.

Florent Pauly

Maire de Dun (650 hab. & 4 100 ha.) dans l’Ariège (09), président de l’AMR09

Arrivé comme agent de développement territorial dans mon village, j’y ai découvert de l’intérieur ce qui fait la force d’une commune rurale : l’engagement quotidien des élus, la proximité avec les habitants et le sens du collectif. Lorsque le maire m’a proposé de prendre le relais, j’ai accepté sans hésiter.

Aujourd’hui, en devenant président de l’Association des maires ruraux de l’Ariège, je veux prolonger la dynamique engagée depuis sa création en 2021. Notre priorité est d’accompagner les nouveaux élus, de renforcer les échanges entre maires et de porter ensemble des sujets aussi essentiels que la santé, l’agriculture, le numérique ou la transition écologique.

Les communes rurales ne sont pas des territoires du passé. Elles innovent, expérimentent et apportent des réponses concrètes aux attentes de leurs habitants. C’est aussi pour cela que je m’engage au sein de l’AMRF : parce que, plus que jamais, les maires ruraux ont besoin d’une voix forte, libre et solidaire pour défendre la place des communes dans les grandes décisions nationales.

Marjorie Viort

Maire de Le Thoronet (2 600 hab & 3 750 ha.) dans le Var (83), présidente de l’AMR83

J’ai toujours vécu au Thoronet. Mon grand-père en a été maire pendant trente-six ans et, depuis toujours, je me sens profondément attachée à cette commune. Lorsque je suis devenue maire en 2020, j’ai voulu être la porte-parole d’une ruralité moderne, capable d’offrir des services tout en préservant son identité.

Dans le Var, beaucoup de communes de 2 000 à 3 000 habitants partagent les mêmes difficultés : de nombreux équipements à faire vivre, mais des moyens qui ne suivent pas. À la tête de l’AMR83, je veux défendre cette réalité, notamment sur des sujets comme le ZAN, la DETR ou la place des communes dans les intercommunalités. Les maires doivent pouvoir continuer à aménager leur territoire, pas seulement gérer le quotidien.

Après le Covid, beaucoup de Français ont choisi nos villages pour leur qualité de vie. À nous de les accueillir sans perdre ce qui fait la richesse de nos communes. Les maires ruraux connaissent leur territoire mieux que quiconque : ils doivent rester maîtres de leur avenir et de celui de leurs habitants.

Pascal Bironneau

Maire de Saint-Loup-Lamairé (1 060 hab. & 2 200 ha.) dans les Deux-Sèvres (79), président de l’AMR79

Je suis natif des Deux-Sèvres et mon parcours professionnel, dans l’aménagement du territoire puis dans l’insertion par l’activité économique, m’a toujours ramené aux questions de développement local. Lorsque je suis devenu maire de Saint-Loup-Lamairé en 2014, l’objectif était clair : enrayer le déclin démographique et redonner de l’attractivité à la commune. Nous avons travaillé sur l’habitat, notamment senior, conforté nos labels touristiques, obtenu une France Services et cherché à maintenir commerces, services et activités.

C’est aussi ma manière d’aborder la présidence de l’AMR40 dont j’appréciais la manière de travailler constructive et concrète de Benoît Darets. Nous avons repris le flambeau en élargissant le conseil d’administration afin d’assurer à la fois la parité et un meilleur maillage de notre vaste département.

Avec l’AMR79, que nous avons créée avec Yves Attou en 2021, il s’agit de porter la voix des communes rurales dans les instances départementales : carte scolaire, DETR, dotations, fiscalité locale… Les équilibres sont fragiles et, trop souvent, les décisions reposent sur des critères trop réducteurs. La nouvelle définition du rural, à laquelle l’AMRF a largement contribué, marque une vraie avancée. Elle rappelle que les ruralités occupent 88 % du territoire national et accueillent un tiers de la population. Cela montre que les ruralités représentent une part essentielle du pays et qu’elles ne doivent plus passer sous les radars. Car réhabiliter le bâti rural, repenser les mobilités ou revoir les bases locatives, c’est aussi préparer l’avenir de notre pays.

Sylvie Jovillard

Maire de Légny (680 hab. & 3 950 ha.) dans le Rhône (69), présidente de l’AMR69

e ne voulais pas devenir maire dans les pas de mon père. J’avais besoin de construire ma propre légitimité. Puis une équipe s’est constituée presque du jour au lendemain et, contre toute attente, nous avons été élus. Depuis, je n’ai jamais cessé d’apprendre. Mon engagement à l’AMR69 est venu progressivement, mais le véritable déclic a été le Grand Atelier de l’AMRF. J’y ai découvert une association où l’on partage les expériences, où l’on apprend les uns des autres et où la parole des maires ruraux est réellement prise en compte.

Aujourd’hui, je veux faire de l’AMR69 un porte-parole toujours plus fort des communes rurales auprès des institutions. Il ne s’agit pas d’être dans l’opposition permanente, mais de faire entendre nos spécificités et de rappeler qu’une décision ne produit pas les mêmes effets dans une métropole ou dans un village. Nos communes ont une formidable capacité d’innovation et d’engagement. C’est cette force collective que je souhaite continuer à défendre au sein de l’AMRF.

Serge Delfis

Maire de Blamont (1 220 hab. & 1 000 ha.) dans le Doubs (25), président de l’AMR25

Mon engagement s’est toujours construit dans le collectif. C’est mon cinquième mandat d’élu, mon deuxième comme maire, et j’ai eu la chance d’être accompagné par des élus expérimentés. À l’AMR25, la présidence s’inscrit naturellement dans cette continuité, avec le soutien de Charles Picard et d’un bureau largement renouvelé, paritaire et représentatif de tout le département. Nos priorités sont de défendre les écoles rurales, maintenir les services publics et préserver les compétences des communes.

La proximité reste notre meilleure réponse aux défis de demain. Je suis convaincu que les maires ont toute leur place dans les décisions qui concernent l’urbanisme, la forêt, la transition écologique ou l’aménagement de leur territoire. Notre rôle est aussi de construire des partenariats, avec le Département comme avec les autres associations d’élus, car on n’est jamais de trop pour défendre les communes rurales. Je crois profondément à cette intelligence collective, au service des habitants et de nos territoires.

Claude Jacquet

Maire de Chaveyriat (1 070 hab. & 1 700 ha.) dans l’Ain (01), président de l’AMR01

Cela fait plus de quarante ans que je suis engagé au service de ma commune. Ce qui m’a conduit à accepter la présidence de l’AMR01, c’est avant tout la volonté de préserver une association indépendante, fidèle à l’esprit des maires ruraux. Nous pouvons avoir des sensibilités différentes, mais notre rôle est de défendre ensemble les communes rurales, en toute liberté.

Aujourd’hui, les choses évoluent : nous sommes davantage écoutés par les services de l’État et il faut savoir saisir cette opportunité pour faire avancer les dossiers de nos communes.

Mon objectif est aussi de mieux structurer notre association, en confiant des responsabilités thématiques aux membres du bureau et en restant à l’écoute des maires de tout le département. J’accorde enfin beaucoup d’importance à la transmission : former les nouveaux élus, partager l’expérience et cultiver la convivialité qui fait la force de notre réseau.

15 septembre 2026

SAINT-MAURICE-SOUS-LES-CÔTES (55) UNE SECONDE VIE POUR SON ANCIENNE ECOLE

Commune : Saint-maurice-sous-les-côtes
Département : Meuse
Code commune : 55 462
Population : 380 hab.
Superficie : 930 ha.

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Thème : Cadre de vie

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« Avec de la volonté, même une petite commune peut mener de beaux projets. Il ne faut pas hésiter à solliciter les différents partenaires financiers en amont : c’est en travaillant ensemble que les projets peuvent aboutir. »

La municipalité poursuit parallèlement son projet de reconversion du bâtiment avec une seconde tranche consacrée à la création de quatre logements. D’une superficie comprise entre 80 et 90 m² et allant de deux à quatre chambres, ils disposent tous d’un accès extérieur ou d’une terrasse.

L’ensemble de l’opération représente un investissement de 1,4 million d’euros, dont environ 500 000 euros restent à la charge de la commune. L’État, la Région, le Département, la CAF et EDF ont participé au financement du projet.

Pour la municipalité, la recherche de financements a constitué un enjeu important. « Il ne faut pas hésiter à solliciter les différents partenaires financiers en amont : c’est en travaillant ensemble que les projets peuvent aboutir », souligne Anne-Sophie Larminy. 

Le projet de MAM a depuis été distingué par un Laurier des collectivités locales pour cette initiative.

Publié le 26 août 2026

MONTCLAR (12) FACILITE LE DÉPISTAGE DES CANCERS DE LA PEAU GRÂCE À LA TÉLÉ-EXPERTISE

Commune : Montclar
Département : Aveyron
Code commune : 12 149
Population : 126 hab.
Superficie : 1 280 ha.

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Thème : Santé

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« Être tenace, prendre son mal en patience et aller jusqu’au bout : c’est une très bonne initiative pour les administrés. »

Les infirmières peuvent accueillir les patients dans leur cabinet ou se rendre directement à leur domicile, notamment pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer. La commune souhaite ainsi proposer une solution qui puisse aller « jusqu’au chevet des patients ». Les infirmières sont rémunérées, à hauteur de 10 euros, pour les consultations dans le cadre de la télé-expertise et jusqu’à 12 euros selon les modalités de l’accompagnement en téléconsultation.

Pour les habitants qui rencontrent des difficultés avec les outils numériques, les agents municipaux peuvent prendre directement rendez-vous pour eux au sein du MISS (la Maison Info Services Solidaires). Des rappels sont ensuite envoyés afin de limiter les rendez-vous manqués. Une fois les clichés transmis, le dermatologue peut orienter le patient lorsque la lésion nécessite une prise en charge complémentaire. Ainsi, en cas de suspicion de cancer, le patient peut être orienté vers des établissements hospitaliers, notamment en Haute-Garonne, dans le Tarn ou dans l’Hérault.

Un projet qui a commencé à prendre forme avant les élections municipales de 2026, lorsque Marina Vidal-Condomines a pris connaissance d’une expérimentation menée en Dordogne. La commune s’est ensuite rapprochée des différents acteurs de santé afin d’étudier la possibilité de transposer le dispositif à Montclar. Son adaptation a nécessité environ un an de travail. « Le projet a été pensé en un mois, mais l’adaptation a pris un an », explique la maire. La collectivité a notamment dû échanger avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et l’Agence régionale de santé (ARS) et présenter le dispositif lors de réunions en visioconférence.   

Le projet doit toutefois encore trouver son rythme de fonctionnement. Deux infirmières libérales sont actuellement susceptibles de participer, mais leur activité professionnelle leur laisse difficilement une demi-journée par semaine disponible pour Skin Med. La commune prévoit donc un véritable lancement du dispositif à partir de septembre 2026. Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus large menée par la municipalité autour de la téléconsultation. 

La commune avait déposé une candidature dans le cadre de France 2030 pour pouvoir bénéficier d’une box médicale, d’une valeur d’environ 75 000 €, destinée à pallier le manque de médecins sur notre territoire. Sur environ 800 dossiers déposés au niveau national, 80 avaient été retenus, dont la commune.

Cependant, l’État n’ayant finalement pas apporté le financement prévu, la société chargée de fournir cette box n’a pas pu donner suite au projet. Le conseil municipal a malgré tout décidé de ne pas abandonner cette solution.

La commune avait alors pris la décision de rechercher des financements auprès de l’État, de la Région et du Département, afin que la commune puisse financer elle-même ce dispositif.

Un investissement qui représente un enjeu pour une commune de cette taille. Montclar prend en charge les licences nécessaires au fonctionnement du dispositif, pour un coût d’environ 228 euros par mois.

Le caractère novateur du projet a également suscité certaines craintes chez les professionnels de santé, notamment la peur que la télé-expertise puisse remplacer leur travail. Pour la municipalité, l’objectif est au contraire de compléter l’offre existante et de faciliter l’accès à un spécialiste. « C’est difficile de mettre en place un tel projet car il y a une barrière entre la mairie et les professionnels de santé », constate Marina Vidal-Condomines. 

Le respect du parcours de soins coordonné et la protection des données médicales ont notamment constitué des points de vigilance. « Il faut répondre à un parcours de soins coordonné, faire attention aux fuites de données », insiste la maire. 

Publié le 14 août 2026

MONTMIREY-LA-VILLE (39) AMÉNAGE CINQ ESPACES DE DÉTENTE OUVERTS À TOUS

Commune : Montmirey-la-Ville
Département : Jura
Code commune : 39 360
Population : 176 hab.
Superficie : 393 ha.

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Thème : Cadre de vie

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« Qu’on puisse tous, avec l’accord des habitants, se mobiliser pour mener à bien ces projets d’aménagement qui font vivre un village »

Les cinq espaces répondent chacun à un usage particulier. L’un d’eux, situé à proximité du centre hospitalier spécialisé Saint-Ylie, a été aménagé pour permettre aux résidents de l’EHPAD de profiter d’un espace extérieur équipé de tables, de bancs et d’un terrain de pétanque.  

Un autre espace est implanté le long du cours d’eau de la Brisotte, où la commune a réemployé d’anciennes tables et bancs utilisés lors des manifestations du village. 

Un troisième est implanté sous les marronniers, à proximité du lavoir communal. La commune prévoit également un autre espace de détente près du château, avec un parking destiné aux promeneurs et, à terme, aux camping-cars et véhicules aménagés.  

Enfin, le site du « Rond », un espace boisé, pourrait accueillir de nouveaux équipements de loisirs, comme un ou deux terrains de pétanque ou une table de ping-pong. Des panneaux rappelleront que ces espaces sont ouverts gratuitement à tous, tout en invitant chacun à respecter les lieux. 

La commune souhaite toutefois préserver l’esprit du projet. Si le stationnement ponctuel de camping-car est permis, le maire insiste sur le fait que ces espaces n’ont pas vocation à devenir des aires de camping. Cette vigilance fait notamment suite à un départ de feu survenu à proximité d’un campement, dont le maire n’avait pas eu connaissance. Il insiste sur l’importance d’informer la mairie de son installation sur ces sites pour des raisons de sécurité.  

Le mobilier représente un investissement d’environ 1 500 euros. Les tables et les bancs ont été commandés auprès d’un menuisier de Côte-d’Or. « On est passé par un menuisier, ça nous a évité de monter un dossier de subventions qui est très compliqué et qui prend du temps », explique le maire. 

Au-delà des aménagements, la municipalité souhaite poursuivre cette démarche en associant les habitants aux futurs projets.  

Publié le 05 août 2026

COLOMIEU (01) AMÉNAGE SON TERRITOIRE POUR RESTAURER LE CYCLE NATUREL DE L’EAU

Commune : Colomieu
Département : Ain
Code commune : 01110
Population : 160 hab.
Superficie : 600 ha.

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Thème : Transition écologique

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« Chaque commune doit observer son territoire et
identifier les dysfonctionnements avant de construire son projet car aucun projet ne peut être identique d’une commune à l’autre. »

Initialement, l’Appel à Manifestation d’Intérêt était prévu sur deux ans à partir de la fin des études qui se sont terminées en décembre 2024. Un an d’étude et deux ans de travaux. « On a trouvé que c’était vraiment court », reconnaît Maryse Perrier Borgey, qui souligne également l’ampleur du travail : négociations avec les propriétaires, montage des dossiers de financement, suivi des chantiers, réunions publiques, maîtrise d’œuvre ou encore bilans financiers.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

« Au départ, nous avions prévu de nombreux aménagements. L’Agence de l’eau nous a demandé de nous concentrer sur trois sites », explique Maryse. Le premier concernait le centre du village : une place très minérale dépourvue d’arbres et une ancienne zone humide détruite lors de l’installation d’une poche incendie. Le deuxième concernait une zone soumise au ruissellement afin de créer des dispositifs favorisant l’infiltration avant que l’eau n’arrive plus bas. Le troisième concernait la plaine et la rivière, avec un travail mené en collaboration avec la compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) de la Communauté de communes Bugey Sud. Les aménagements reposent sur une approche dite « low-tech » fondée sur les processus naturels, qui privilégient des techniques utiles, durables et accessibles avec, notamment, des plantations d’arbres et l’installation de structures en bois dans la rivière afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration dans les sols et la nappe phréatique.

Sur un montant estimé à 435 000 €, l’Agence de l’eau a aidé à financer à hauteur de 70 % et le département 10 %. Pour les 20 % restants : Le Crédit Agricole a accordé 15 000 €, le fonds MAIF pour le vivant finance 100 000 € et la Compagnie Nationale du Rhône a aidé à financer à hauteur de 77 000 €.

Avec les coûts supplémentaires, la TVA et l’ensemble des dépenses, le projet est aujourd’hui estimé à environ 535 000 €.

Au-delà des aménagements, l’ambition de la commune est de démontrer qu’il est possible d’agir localement sur les cycles de l’eau. « Nous ne pensions pas régénérerle cycle de l’eau à nous seuls, mais montrer ce qu’on peut faire afin que cela puisse être reproduit ailleurs », souligne Maryse Perrier Borgey. L’idée d’essaimage faisait d’ailleurs partie des objectifs du projet.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Une ancienne zone très minérale a été transformée en mare où grenouilles et insectes sont revenus. Sur la place du village, des arbres ont été plantés et les eaux pluviales d’un quartier sont désormais infiltrées grâce à un jardin de pluie au lieu d’être rejetées directement dans la rivière. Les eaux de ruissellement sont également récupérées dans des noues, des fossés et des mares temporaires, tandis que quatre rangées de haies ont été plantées dans la plaine afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration. Selon Maryse Perrier Borgey, ces aménagements ont déjà permis de limiter fortement les inondations : « Il n’y en a même pas eu au niveau du village malgré les fortes pluies. »

Si les effets complets de ces travaux ne pourront être mesurés que sur le long terme, le projet suscite déjà l’intérêt d’autres collectivités. « Aujourd’hui, des communes viennent nous voir pour comprendre notre démarche. C’est exactement ce que nous voulions », se réjouit le maire.

Publié le 29 juillet 2026

MÉNILLES (27) REDYNAMISE SON MARCHÉ DOMINICAL AVEC UN REPAS PARTAGÉ

Commune : Ménilles
Département : Eure
Code commune : 27397
Population : 1 800 hab.
Superficie : 581 ha.

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Thème : Cadre de vie et services

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Il ne faut pas hésiter de donner de son temps. Se lancer malgré les critiques, rester persévérant et bienveillant. »

À l’issue du marché, vers 12 h 30, un repas convivial réunit les habitants qui souhaitent partager les produits achetés auprès des commerçants présents sur place : paëlla, poulet, tartiflette… : « C’est une initiative qui ne coûte presque rien si ce n’est le paquet de chips ou le cubi de rosé à 20 euros » explique le maire. Lors des trois repas suivants, la fréquentation a nettement augmenté, avec une moyenne de 80 participants. 

« C’est dans ce genre d’événements que l’on se rend compte du nombre de personnes âgées qui mangent seules », confie le maire, qui regrette de ne pas avoir lancé ce projet plus tôt. L’édile reconnaît toutefois qu’au fil de ses quatre mandats de maire, il a parfois dû essuyer quelques contestations. Une facette inhérente à la fonction qu’il a su surmonter sans jamais renoncer à mener à bien ce projet qui lui tenait particulièrement à cœur. 

Publié le 07 juillet 2026

L’AMRF RECRUTE UN(E) ALTERNANT(E) EN COMMUNICATION / RÉDACTION

Image mise en avant - AMRF recrute

L’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) est l’acteur de référence pour la représentation des maires et des élus des communes rurales. Depuis 1971, elle porte leur voix, défend la liberté municipale et promeut la vitalité des territoires ruraux. Forte de plus de 13 500 adhérents réunis au sein d’un réseau départemental dynamique, convivial et solidaire, l’AMRF agit en toute indépendance des pouvoirs et des partis politiques.

Au cœur de notre action, la communication joue un rôle essentiel : rendre visibles les réalités rurales, valoriser le travail des maires, promouvoir les territoires, informer et former nos adhérents, et renforcer notre influence auprès des partenaires, des médias et des institutions.

Rattaché(e) à la chargée de communication institutionnelle et digitale, vous serez amené(e) à : Consulter l’offre d’emploi

Candidature (CV et lettre de motivation) à envoyer avant vendredi 3 juillet 2026 à 12h
La Présidence
Association des maires ruraux de France 302 rue Garibaldi, 69007 Lyon
Ou par mail à : rh@amrf.fr

FOUGEROLLES-SAINT-VALBERT (70), JASNEY (70), VAUVILLERS (70) : TROIS COMMUNES ECRIVENT « LA CHANSON DU VILLAGE » AVEC LEURS HABITANTS

Commune : Fougerolles-Saint-Valbert (70) & Jasney (70) & Vauvillers (80)
Département : Haute-Saône
Code commune : 70245 / 70290 / 70526
Population : 3700 hab./ 250 hab./ 650 hab.
Superficie : 5500 ha./ 1305 ha./ 621 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Culture

LE PROJET EN DÉTAIL

POUR ALLER PLUS LOIN

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« Pour un projet d’une telle envergure, il est essentiel de s’interroger sur le message que l’on souhaite transmettre en tant qu’élu et d’identifier les ressources sociales dont on dispose. La réussite du projet repose sur une dynamique locale et fédératrice forte. » (Alain Grillot, maire de Fougerolles-Saint-Valbert)

Les 19 et 20 juin prochains, un second week-end permettra aux artistes de présenter les textes et les mélodies nés de ces échanges. Les chansons seront ensuite enregistrées dans un studio professionnel situé à Échenoz-la-Méline, à une trentaine de minutes des communes participantes. Les habitants prennent également part à cette étape singulière du projet, découvrant l’univers de l’enregistrement aux côtés des artistes.

Dans ces villages de quelques dizaines ou centaines d’habitants, l’accueil prend souvent une dimension particulièrement conviviale. Certains habitants proposent spontanément un hébergement tandis que d’autres ouvrent leur maison aux artistes. L’an dernier, le chanteur Ulysse Mars avait ainsi été accueilli à Anjeux par le maire de la commune, Sylvain Petitgenet.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la Convention territoriale de développement culturel (CTDC) de la Haute-Comté, portée par la Communauté de communes en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Bourgogne-Franche-Comté et le Théâtre Edwige Feuillère, partenaire artistique du projet. La DRAC apporte un financement de 20 000 euros par an pendant trois ans. La Communauté de communes contribue à hauteur de 10 000 euros, tandis que les communes partenaires complètent le financement. En contrepartie, le territoire accueille chaque année le Festival Haute-Comté, dont il détient les droits d’organisation. 

Au-delà de son aspect culturel, le projet contribue selon Alain Grillot, maire de la commune de Fougerolles, à renouer des liens entre les habitants. Le maire observe que les transformations du monde rural ont progressivement fait disparaître certains moments de rencontre et d’échange qui faisaient autrefois partie du quotidien : « On a été grandement desservi par la modernité. Avant, les gens se rassemblaient pour cueillir ensemble les cerises en périodes de récoltes et ils échangeaient et partageaient des anecdotes. Aujourd’hui, cette démarche tend à se perdre, les échanges sont plus impersonnels. » 

Les artistes découvrent parfois pour la première fois la réalité de la ruralité profonde. Les habitants, eux, se réapproprient progressivement leur histoire collective. Certains évoquent même « un avant et un après Chansons du Village », tant le projet contribue à faire émerger des souvenirs partagés et à renforcer les liens entre générations. 

Publié le 11 juin 2026

BÉNÉVENT-L’ABBAYE (23) RÉDUIT DRASTIQUEMENT SA CONSOMMATION ANNUELLE DE FIOUL

Commune : Bénévent-l’Abbaye 
Département : Creuse
Code commune : 23021
Population : 780 hab.
Superficie : 1 200 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique 

LE PROJET EN DÉTAIL

POUR ALLER PLUS LOIN

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« Se convaincre qu’on a raison de le faire surtout pour des questions de transitions écologiques. On a chacun notre rôle à jouer dans ce combat. »

La commune souligne toutefois avoir été relativement peu accompagnée sur cette opération, le retour sur investissement étant jugé trop rapide pour certains dispositifs d’aide. « L’ADEME n’accompagnait pas les projets avec un retour inférieur à dix ans », rappelle le maire.

Une deuxième phase voit ensuite le jour en 2017 avec la réhabilitation complète de la mairie et de ses locaux attenants, transformés en deux logements. Le chauffage au bois granulé est alors privilégié, notamment en raison des contraintes d’accès qui rendaient plus difficile l’utilisation d’une chaufferie bois classique. L’ensemble du bâtiment fait également l’objet d’une importante rénovation thermique. Le projet, estimé à près de 100 000 euros, bénéficie cette fois de 70 à 80 % d’aides financières. 

La troisième opération, engagée en 2022, concerne l’ancienne abbaye de Bénévent-l’Abbaye, transformée au fil des années en école et en maison du patrimoine accueillant des expositions et un espace de vente. Un chantier plus complexe selon le maire : « Il était difficile d’y installer une chaufferie, donc nous avons opté pour un chauffage géothermique. » 

« C’est cher au début mais rentable par la suite », résume le maire. Ce fonctionnement nécessite des surfaces de radiateurs plus importantes mais permet une consommation électrique limitée et une facture énergétique allégée. 

Au total, les résultats sont déjà visibles. « On est passé de 180 000 litres de fioul à 1 200 litres », se félicite le maire. Pour les cinq bâtiments communaux concernés, hors ehpad dont les données restent privées, la facture énergétique annuelle est passée à environ 90 000 euros, soit une baisse proche de 60 % de la consommation énergétique. 

Le maire souligne également l’accompagnement du Syndicat départemental d’électricité de la creuse (SDEC) dans la réalisation des différents projets. Ancien président du syndicat départemental d’énergie en 1999, il reconnaît que cette expérience a renforcé sa volonté politique : « Ça m’aide à avoir la volonté politique. Il y a des obstacles, mais on les franchit. »  

Depuis son premier mandat, en 2020, l’élu affirme porter une même ligne directrice : préserver et valoriser le patrimoine communal tout en favorisant le développement économique local. Une stratégie qui semble aujourd’hui porter ses fruits, notamment grâce à la confiance établie avec les financeurs publics. « La DETR nous accompagne facilement car ils connaissent déjà nos projets », explique-t-il. 

À terme, la commune souhaite poursuivre cette dynamique en remplaçant également le chauffage au fioul des vestiaires du stade attenant au collège, cette fois avec l’installation d’une pompe à chaleur classique. 

Publié le 27 mai 2026