Violences contre les élus – Un maire victime ne doit jamais rester seul

Violences, injures, outrages, menaces, diffamation publique ou harcèlement moral… Depuis le renouvellement municipal, l’Association des maires ruraux de France constate avec inquiétude la multiplication des signalements d’atteintes à l’intégrité d’élus municipaux partout en France.

Les tensions et les désaccords peuvent faire partie de l’exercice d’un mandat. Les violences, les menaces, les injures et le harcèlement, non. Ils ne sauraient être considérés comme une fatalité. Au-delà de l’atteinte à la personne, c’est la fonction élective et, à travers elle, le respect dû aux maires et conseillers municipaux qui sont mis en cause. Pour l’AMRF, un principe doit prévaloir : un maire victime ne doit jamais rester seul.

L’AMRF salue la mobilisation des acteurs de la sécurité et de la justice et les liens noués avec les élus dans de nombreux départements. La loi du 21 mars 2024 renforçant la sécurité et la protection des élus locaux a constitué une avancée importante, notamment en renforçant leur protection fonctionnelle et la réponse pénale aux atteintes dont ils sont victimes. Elle permet également la conclusion de conventions entre associations d’élus, préfets et procureurs afin d’améliorer l’information des maires sur le traitement judiciaire de ces infractions.

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Aucun élu ne doit considérer l’insulte, la menace ou la violence comme le prix à payer de son engagement. Protéger un maire lorsqu’il est attaqué en raison de son mandat, c’est permettre à chaque élu d’exercer librement ses fonctions, dans le respect et la sérénité.

Pour le bureau de l’AMRF,
John Billard, Secrétaire général en charge de l’intérim de la Présidence

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Vendredi 4 septembre 2026