Commune : Ports-sur-Vienne
Département : Indre-et-Loire
Code commune : 37187
Population : 363 hab.
Superficie : 1101 ha.

DESCRIPTION DU PROJET
Thème : Cadre de vie
Résumé du projet : La commune de Ports-sur-Vienne, dirigée par le maire Daniel Poujaud, a fait l’acquisition d’une maison de type T4 afin de la transformer en deux appartements T2 meublés de plain-pied pour répondre aux besoins des personnes âgées en recherche de logements adaptés en cœur de bourg.
Contexte : Les fermetures de classes récentes sont le reflet d’un territoire confronté à un vieillissement de sa population, avec des logements “familiaux” de grande taille devenus vacants.
Objectifs : Réduire le taux de vacance élevé des maisons de type T5 et T6, et apporter une alternative avec des logements transformés en T2, souples d’usage et adaptés aux personnes âgées ou à des situations temporaires.
LE PROJET EN DÉTAIL
Déroulement : Entre l’émergence de l’idée et l’entrée des premiers locataires, il s’est écoulé près de huit ans (2014-2022), le temps de monter le projet, de rassembler les financements disponibles et de coordonner l’action de la commune et de l’intercommunalité…, sans oublier le temps alloué aux travaux et à l’ameublement des deux logements.
Année de réalisation : 2014-2022
Durée de réalisation du projet :18 mois (acquisition, travaux et aménagement)
Coût financier : Le coût total du projet s’élève à 330 000 euros. La mairie a emprunté 300 000 euros pour l’achat de la maison (80 000 euros) et pour les travaux (200 000 euros) avec récupération au titre du FCTVA (52 931 euros).
Ingénierie : Pilotage par la commune de Ports-sur-Vienne et la Communauté de communes Touraine Val de Vienne, accompagnement technique pour la réhabilitation et adaptation des logements (cuisine équipée, salle de bain fonctionnelle, aménagement de plain-pied).
Cofinancement : L’État (45 000 euros), la région (39 900 euros), le département (56 769 euros), la communauté de communes (116 213 euros).
Partenaires mobilisés : Commune de Ports-sur-Vienne, Communauté de communes Touraine Val de Vienne (pour la révision du programme local de l’habitat) et SCOT du pays du Chinonais (59 communes).
POUR ALLER PLUS LOIN
Résultats attendus : Développer des opérations similaires sur d’autres biens vacants et encourager leur reproduction à l’échelle intercommunale.
Difficultés rencontrées : Un montage financier complexe et des délais importants, avec près de huit années nécessaires pour mener le projet à son terme.
CONTACT
Nom du maire : Daniel Poujaud
Téléphone mairie :
02 47 65 02 62
Adresse e-mail mairie : mairie-ports-37@ports-37.com
Site internet de la commune : http://www.ports-37.com
Le conseil du Maire :
« Sur les 40 communes de l’intercommunalité, on compte de nombreux logements vacants, et je regrette que pour l’instant nous soyons les seuls à avoir mené à bien ce type de projet qui répond aux besoins de nos populations. »


En Indre-et-Loire, la commune de Ports-sur-Vienne s’est engagée dans une démarche volontaire pour répondre à une double problématique locale : la vacance croissante de grands logements et l’augmentation des besoins en petits logements adaptés, notamment pour les personnes âgées. À partir d’un diagnostic issu du plan local de l’habitat, le maire, Daniel Poujaud, a fait le choix d’agir directement en mobilisant le parc existant : « Nous avons beaucoup de logements vacants de type T4, T5 et T6 mais une forte demande de T1 et T2 dans un territoire vieillissant » explique-t-il. L’objectif de la démarche est de combattre le bâti vacant, en mettant à disposition des logements entièrement meublés et en veillant à leur occupation effective.
La commune a ainsi acquis une maison de type T4 située en cœur de bourg, qu’elle a transformée en deux appartements T2 d’environ 50 mètres carrés chacun. Pensés pour favoriser le maintien à domicile, ces logements ont été aménagés de plain-pied, avec une grande pièce de vie intégrant une cuisine équipée et une salle de bain fonctionnelle. Leur localisation centrale constitue un atout majeur, notamment pour les personnes à mobilité réduite, avec des services de proximité accessibles à pied, dont un commerce proposant la livraison de repas.
Le projet a nécessité un temps long de maturation. Huit années se sont écoulées entre l’émergence de l’idée et l’entrée des premiers locataires, en raison du montage financier, de la coordination avec les partenaires (notamment de l’intercommunalité qui s’est élargie entre-temps) et du temps nécessaire à la réalisation des travaux et à l’ameublement des logements. La phase opérationnelle, incluant l’acquisition, la réhabilitation et l’aménagement, s’est déroulée sur environ dix-huit mois.
Le coût total de l’opération s’élève à près de 330 000 euros. La commune a eu recours à l’emprunt à hauteur de 300 000 euros pour financer l’achat du bien et les travaux. Toutefois, la mobilisation de nombreuses aides publiques, émanant de l’État, de la région, du département, de la communauté de communes et du FCTVA, a permis de couvrir plus de 90 % du coût global. Le reste à charge pour la commune demeure ainsi limité, même si le maire regrette d’avoir dû longtemps batailler pour intégrer la communauté de communes au projet : « Je me suis débrouillé seul pour mener le projet à bien ».
La gestion des logements est assurée directement par la municipalité. Les appartements sont proposés meublés, sans durée minimale d’occupation, et sont éligibles aux aides personnalisées au logement. Si les personnes âgées constituent le public prioritaire, ces logements ont été conçus comme une réponse souple aux besoins du territoire. Ils peuvent ainsi accueillir des habitants confrontés à des situations transitoires, comme des travaux dans leur logement, un accident de la vie ou un besoin temporaire de rapprochement familial.
Plusieurs situations concrètes témoignent de l’utilité du dispositif. Un couple âgé a pu être logé pendant une longue durée, le temps de travaux dans leur habitation, tandis qu’une personne en perte de mobilité a pu bénéficier d’un logement sécurisé à proximité de ses proches. Ces expériences confirment la pertinence d’une offre flexible, adaptée aux réalités rurales : « En cas d’accidents de la vie ces meublés sont mis à la disposition. Il y a même la possibilité de se faire héberger temporairement l’hiver dans le cas de travaux par exemple », détaille le maire. Il n’y a pas de durée minimale de bail, et la disponibilité des logements est diffusée via le bulletin municipal, garantissant une gestion souple et réactive aux besoins de la population.
« Au départ, j’attendais que la loi sur le grand âge sorte pour aider les personnes âgées à rester dans leur domicile » explique le maire. Une loi qui n’a finalement été adoptée qu’en 2024, soit plus de dix ans après la mise en œuvre du projet à Ports-sur-Vienne qui s’inscrit dans une stratégie plus large visant à adapter le parc de logements existant et à maintenir la population en cœur de bourg. Il constitue également une alternative plus accessible que les solutions d’hébergement spécialisées, comme les EHPAD, souvent coûteuses.



