COLOMIEU (01) AMÉNAGE SON TERRITOIRE POUR RESTAURER LE CYCLE NATUREL DE L’EAU

Commune : Colomieu
Département : Ain
Code commune : 01110
Population : 160 hab.
Superficie : 600 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Chaque commune doit observer son territoire et
identifier les dysfonctionnements avant de construire son projet car aucun projet ne peut être identique d’une commune à l’autre. »

Initialement, l’Appel à Manifestation d’Intérêt était prévu sur deux ans à partir de la fin des études qui se sont terminées en décembre 2024. Un an d’étude et deux ans de travaux. « On a trouvé que c’était vraiment court », reconnaît Maryse Perrier Borgey, qui souligne également l’ampleur du travail : négociations avec les propriétaires, montage des dossiers de financement, suivi des chantiers, réunions publiques, maîtrise d’œuvre ou encore bilans financiers.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

« Au départ, nous avions prévu de nombreux aménagements. L’Agence de l’eau nous a demandé de nous concentrer sur trois sites », explique Maryse. Le premier concernait le centre du village : une place très minérale dépourvue d’arbres et une ancienne zone humide détruite lors de l’installation d’une poche incendie. Le deuxième concernait une zone soumise au ruissellement afin de créer des dispositifs favorisant l’infiltration avant que l’eau n’arrive plus bas. Le troisième concernait la plaine et la rivière, avec un travail mené en collaboration avec la compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) de la Communauté de communes Bugey Sud. Les aménagements reposent sur une approche dite « low-tech » fondée sur les processus naturels, qui privilégient des techniques utiles, durables et accessibles avec, notamment, des plantations d’arbres et l’installation de structures en bois dans la rivière afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration dans les sols et la nappe phréatique.

Sur un montant estimé à 435 000 €, l’Agence de l’eau a aidé à financer à hauteur de 70 % et le département 10 %. Pour les 20 % restants : Le Crédit Agricole a accordé 15 000 €, le fonds MAIF pour le vivant finance 100 000 € et la Compagnie Nationale du Rhône a aidé à financer à hauteur de 77 000 €.

Avec les coûts supplémentaires, la TVA et l’ensemble des dépenses, le projet est aujourd’hui estimé à environ 535 000 €.

Au-delà des aménagements, l’ambition de la commune est de démontrer qu’il est possible d’agir localement sur les cycles de l’eau. « Nous ne pensions pas régénérerle cycle de l’eau à nous seuls, mais montrer ce qu’on peut faire afin que cela puisse être reproduit ailleurs », souligne Maryse Perrier Borgey. L’idée d’essaimage faisait d’ailleurs partie des objectifs du projet.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Une ancienne zone très minérale a été transformée en mare où grenouilles et insectes sont revenus. Sur la place du village, des arbres ont été plantés et les eaux pluviales d’un quartier sont désormais infiltrées grâce à un jardin de pluie au lieu d’être rejetées directement dans la rivière. Les eaux de ruissellement sont également récupérées dans des noues, des fossés et des mares temporaires, tandis que quatre rangées de haies ont été plantées dans la plaine afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration. Selon Maryse Perrier Borgey, ces aménagements ont déjà permis de limiter fortement les inondations : « Il n’y en a même pas eu au niveau du village malgré les fortes pluies. »

Si les effets complets de ces travaux ne pourront être mesurés que sur le long terme, le projet suscite déjà l’intérêt d’autres collectivités. « Aujourd’hui, des communes viennent nous voir pour comprendre notre démarche. C’est exactement ce que nous voulions », se réjouit le maire.

Publié le 29 juillet 2026

CURIENNE (73) UNE CANTINE SCOLAIRE EN CIRCUIT COURT CONSTRUITE AVEC LE BOIS COMMUNAL

Commune : Curienne
Département : Savoie (73)
Code commune : 73097
Population :  704 hab.
Superficie : 851 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

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«  Ce ne sont pas toujours
les maires qui portent directement les projets, certains en délèguent la
conduite. Il est pourtant essentiel que les maires des territoires ruraux
restent pleinement impliqués et assurent le suivi de bout en bout »

« Ce projet est une manière de rendre les enfants acteurs du lieu dans lequel ils vont manger » assure le maire. À cette occasion, il a réuni près de 300 habitants sur le parking de la salle polyvalente, lors d’une fête de village organisée autour du sciage du bois, avec buvette, pizza et apéritifs. La pose définitive de la charpente a eu lieu un jour férié et les 90 enfants des deux écoles ont pu regarder les charpentiers finir le travail.  

Ce projet innovant, qui a vu le jour en septembre 2025, a intéressé des élus qui se sont déplacés pour visiter les lieux. Une visite guidée par les élèves de la commune de Curienne qui ont suivi le projet de A à Z.. 

Publié le 16 avril 2026

MARPENT (59) RÉINVENTE L’ACCÈS TOURISTIQUE EN BORD DE RIVIÈRE

plage verte Marpent

Commune : Marpent
Département : Nord (59)
Code commune : 59385
Population :  2700 hab.
Superficie : 480 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

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«  L’enjeu pour la commune était de garder la main sur son développement touristique, en évitant que l’espace de la plage soit entièrement privatisé, pour en faire un levier de développement local »

Dans cette logique d’accueil élargi, le site permet également aux plaisanciers de faire escale : il est possible de séjourner sur place à bord de sa péniche, amarrée le long du quai public, pour une durée de cinq à six jours gratuitement.  

Cette diversité d’usage attire un public varié. « J’ai eu des italiens, des britanniques qui sont passés par ici. Certains avec la roulotte, d’autres des cyclos venus des pays scandinaves », explique le maire. Le site se situe le long de la « Scandibérique », partie française de l’Eurovélo 3, itinéraire reliant sur plus de 1700 kilomètres la Norvège à l’Espagne. C’est le seul sur la partie de la Sambre française à disposer du label « site de loisirs accueil vélos ». La commune a également reçu le trophée des « Talents du tourisme de l’Avesnois », dans la catégorie « Expérience », pour l’offre touristique de la Plage verte. Une fierté pour l’ancien maire et un accomplissement pour Marpent qui est la seule des 48 communes de l’Agglomération à avoir été récompensée. 

Publié le 25 mars 2026

ESMOULINS (70) INNOVE AVEC DES LAMPADAIRES A ECLAIRAGE INTELLIGENT

Commune : Esmoulins
Département : Haute-Saône
Code commune : 70218
Population : 130 hab.
Superficie : 448 ha.

Pastille initiatives_2025

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Ce ne sont jamais de trop petits combats, tout le monde doit se sentir en sécurité et à sa place qu’il soit à poils, à plumes, bipède, grand ou petit. »

« Les communes ont été appelées à réduire les dépenses en éclairage public mais nous ne voulions pas compromettre la subtilité énergétique au détriment de la sécurité des habitants la nuit. » explique-t-il. Dans le cadre de son expérimentation, la commune a choisi de régler ses lampadaires afin qu’ils ne s’allument qu’à 10 % de leur capacité en mode veille, et jusqu’à 70 % selon les paramètres définis par la mairie. Grâce à un boîtier équipé d’une carte SIM 4G, clipsé sur chaque réverbère, la municipalité peut ajuster à distance le pourcentage d’éclairage.

Pendant près d’un an, la mairie a testé le dispositif sur cinq luminaires, volontairement installés hors de vue les uns des autres afin de vérifier la qualité de la communication entre eux. Il en ressort que, le système est capable d’analyser le sens de déplacement d’un usager et de créer un « train de lumière » qui accompagne sa progression. Chaque lampadaire repasse en mode veille (10 %) environ 90 secondes après le passage sous les capteurs thermiques.

Sans l’investissement financier du SIED le projet aurait difficilement pu voir le jour : « Sur les 26 000 euros, 80% ont été pris en charge par le SIED. Un reste à charge pour la commune de seulement 4 000 euros après récupération de la TVA » explique Didier Cheminot.

Publié le 26 novembre 2025

LE FOSSAT (09) ORGANISE UN ESCAPE GAME POUR FAIRE FACE AUX CRISES CLIMATIQUES

Commune : Le Fossat
Département : Ariège (Occitanie)
Code commune : 09124
Population : 1060 habitants
Superficie : 1440 Ha

Pastille initiatives_2025

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

LE PROJET EN DÉTAIL

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« Même quand la commune n’a pas l’obligation d’avoir un PCS, il faut apprendre à se pencher sur ces problèmes de sécurité. Ce genre de projets participatifs aident les élus à comprendre qu’ils ne doivent pas tout faire tout seuls. »

En avril 2025, une initiative originale a rassemblé élus et habitants en Ariège autour d’un escape game organisé par la société Géorésilience, qui aide les élus des communes rurales à la gestion des risques majeurs. L’objectif : sensibiliser à la gestion de crise à travers une simulation des tempêtes et de leurs impacts. Coupures d’électricité, rupture des télécommunications, inondations, pollution de l’eau potable, sont autant de risques auxquels les communes sont aujourd’hui de plus en plus exposées.

Ce projet participatif, réalisé après la sollicitation du collectif citoyen Ariégeois Les 109 en Action, s’inscrit dans un contexte réglementaire renforcé. Depuis février 2025, de nombreuses communes ont l’obligation d’élaborer un Plan Communal de Sauvegarde (PCS). Malgré la volonté de certains élus d’organiser des formations PCS et se doter de cabinets de conseil dédiés, beaucoup peinent encore à passer à l’acte. « Jusqu’en 2023, la plupart n’avaient pas de PCS obligatoire », rappelle Marie-Cécile Rivière.

Géoresilience expérimente depuis plusieurs années des projets pour sensibiliser maires et citoyens à la culture du risque et renforcer la résilience des territoires. Des dispositifs tels que la réserve communale de sécurité civile et le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM), accessibles à tous, permettent notamment de développer la conscience et l’engagement sur les sujets de crises majeures. « La plupart des élus ont déjà trop de charge mentale pour pouvoir informer leur population au sujet de ces ressources. » rappellent Alexandre Boisson et Marjolaine Gaudard, cofondateurs de Géoresilience. Ils ajoutent : « Les citoyens sont très peu informés en cas de crise, et les élus pensent encore qu’ils pourront toujours compter sur la solidarité locale, mais c’est faux. Il est important de leur faire comprendre qu’ils auront besoin du soutien de leur commune pour faire face. ».

« Ces projets participatifs aident les élus à comprendre qu’ils ne doivent pas tout faire tout seuls, mais ce sont des pratiques qui ne sont pas encore entrées dans les mœurs », estime Marie-Cécile Rivière. « Même quand on n’a pas l’obligation d’avoir un PCS, il faut avoir des formations pour se pencher sur ces problèmes de sécurité ».

Publié le 25 juin 2025

CEFFONDS (52) RÉHABILITATION DE MARES ET VALORISATION PÉDAGOGIQUE

Image mise en avant CEFFONDS (52) - Réhabilitation de mares et valorisation pédagogique

Commune : Ceffonds
Département : Haute-Marne (Grand-Est)
Code commune : 52 088
Population : 659 habitants
Superficie : 3652 Ha

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

Résumé du projet : Réhabilitation de mares et visite dans le cadre d’un événementiel

Contexte : La commune de Ceffonds a fait un diagnostic de la biodiversité à la suite duquel trois mares avaient été réhabilitées dans le bois à proximité du village. Suite à ces rénovations, le syndicat mixte de la Voire a proposé de recréer plus de mares dans ce petit bois de 60 ha. 

Objectifs : La création et l’entretien de 14 mares dans le bois de Thu à l’aide du Syndicat Mixte de l’Aménagement du Bassin de la Voire ainsi que du CPIE Sud-Champagne, dans l’objectif de préserver la biodiversité et l’environnement ainsi que proposer des visites pédagogiques. 

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement :

Après la rénovation des trois premières mares, le SMABV a proposé de continuer les rénovations et de créer une douzaine de mares dans tout le bois. 

Année de réalisation : automne 2023

Durée de réalisation du projet : Un peu plus d’un an entre la décision début 2023 et les travaux à l’automne de la même année. 

Coût financier :
aucun coût pour la commune

Ingénierie : SMABV (Syndicat Mixte d’Aménagement du Bassin de la Voire)

Cofinancement (prévu) : Le SMABV s’est occupé de tous les financements (les enveloppes pour la biodiversité sont rarement pleinement utilisées).

Partenaires mobilisés (prévus) : SMABV et CPIE  (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) Sud-Champagne

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Une hausse de la biodiversité dans le bois de la commune avec de nombreuses espèces animales et végétales, mais aussi des insectes. L’objectif est la réhabilitation et la préservation de l’environnement qui est au cœur du projet.

Difficultés rencontrées : Aucunes.

CONTACT

Nom du maire : Eric Krezel

Téléphone mairie : 03 25 04 20 21

Adresse e-mail mairie : mairie-ceffonds@wanadoo.fr 

Site internet de la commune : ceffonds.fr

Le conseil du Maire :

« Je recommande aux collègues de tenter de tels projets, c’est le moment, puisque les syndicats de gestion des rivières ouvrent leur point de vue et s’intéressent à de nouveaux projets comme la rénovation de mares qui sont primordiales, notamment avec les périodes de sécheresses.  »

 Depuis plusieurs années, la commune de Ceffonds en Haute-Marne met en œuvre un diagnostic de la biodiversité. Cette intervention, proposée par l’INPN Inventaire National du Patrimoine Naturel, s’inscrit dans le projet de la trame verte et bleue qui est un réseau écologique pour la préservation de la faune et de la flore. Son objectif est de freiner l’érosion de la biodiversité résultant de l’artificialisation et de la fragmentation des espaces, en particulier par la préservation et la remise en état des continuités écologiques. Ce diagnostic réalisé sur initiative de la municipalité depuis 3 ans a permis de planter de nombreux arbres fruitiers et plus de 3,5 km de haies.

 Préserver la biodiversité

 Pour Eric Krezel, maire de Ceffonds et vice-président de l’AMRF, ce diagnostic est à l’origine du projet des mares du bois de Thu. Ce bois qui s’étend sur 60 hectares de la commune abritait plusieurs mares qui avaient fini par disparaitre faute d’entretien. La municipalité avait commencé par rénover trois mares au vu de leur importance pour la faune et la flore locale. Que ce soit pour permettre aux plus gros animaux de se désaltérer, ou parce qu’elles regorgent de nombreuses espèces d’insectes, d’animaux et de végétaux. 

Après ces trois premières rénovations réussies, le Syndicat Mixte d’Aménagement du Bassin de la Voire (SMABV) s’est intéressé au projet. Le syndicat a souhaité poursuivre les rénovations dans le cadre de sa mission de protection de la biodiversité. Avec leur appui, les travaux lancés début 2023 ont permis la création d’une douzaine de mares supplémentaires. 

Le projet achevé, le SMABV a ensuite laissé le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) Sud Champagne s’occuper de l’entretien en proposant des analyses scientifiques pour évaluer la biodiversité des mares du bois de Thu. 

Valoriser une démarche partenariale pour un site unique

 Composé de 14 mares, ce site est le plus important de la Marne, ce qui lui a valu une visite-guidée le 4 juin 2024 dans le cadre de la “fête des mares”. Cette fête, organisée depuis 2016 par la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), a eu lieu du 1ᵉʳ au 9 juin 2024, avec pour objectif de faire découvrir les mares et leur richesse aux habitants, curieux et randonneurs.

La visite a rassemblé des élus du conseil municipal, ainsi que Ninon Chinel, chef de projet des milieux aquatiques au CPIE Sud-Champagne, Quentin André, du syndicat de la Voire et Lucas Jeanmaire, garde forestier de l’ONF. Ensemble, ils ont pu expliquer et promouvoir l’utilité de ces aménagements et permettre aux habitants de s’approprier ces nouveaux espaces. 

En plus de l’intérêt écologique d’une telle initiative, Eric Krezel rappelle que les enveloppes sont larges pour ce genre de projet et rarement utilisées. Elles sont complémentaires de l’action des syndicats d’entretien des cours d’eaux qui élargissent aujourd’hui leurs compétences en proposant des réaménagements, mais aussi le reméandrement de rivières, etc. Au-delà des arguments en termes d’ingénierie, l’enjeu écologique et environnemental est aussi de taille puisque les mares sont des réserves d’eau indispensables lors des sécheresses de plus en plus régulières. Comme Ceffonds, faites la fête à la grenouille pour préserver l’environnement !

Publié le 24 juillet 2024

POUZAC (65) DONNE UNE SECONDE VIE AUX POULES

Image mise en avant - POUZAC (65) - Donne une seconde vie aux poules

Commune : Pouzac
Département : Hautes-Pyrénées (Occitanie)
Code commune : 65 730
Population : 1 107 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement – Jeunesse

Résumé du projet : Favoriser l’éducation à l’environnement en adoptant des poules.

Contexte : Moins productives à partir de 18 mois, les poules pondeuses sont destinées à l’abattoir. C’est pourquoi la mairie a proposé à ses habitants d’adopter gratuitement trois poules par personne.

Objectifs : Adopter une poule permet une meilleure gestion des déchets organiques et participe aussi à la préservation du bien-être animal.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement :

Constatant à la suite d’un reportage que les poules pondeuses partaient à l’abattoir au bout de 18 mois, car plus assez “rentables”, la mairie a  tout d’abord cherché à nouer un partenariat avec un agriculteur local. Sans succès. Ce n’est qu’à l’été 2021, que la maire entend parler sur les réseaux sociaux de l’association “Champs libres aux poules”. Avec leur aide, le projet s’est concrétisé en octobre 2023.

Année de réalisation : 2023 – 2024

Durée de réalisation du projet : Le projet débute en 2022, cependant de nombreux délais ont fait que les premières adoptions n’ont eu lieu qu’en octobre 2023.

Coût financier :
868€ pour la première campagne d’adoption, car 3 poules étaient offertes aux habitants

Ingénierie : mairie de Pouzac et association Champs libres aux poules

Cofinancement : aucun

Partenaires mobilisés : Champs libres aux poules (association)

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats : Près de 1300 poules sauvées par la commune de l’abattoir dont 260 redistribuées aux habitants de Pouzac, les autres ayant été adoptées par des habitants alentours.

Difficultés rencontrées : La recherche des éleveurs prêts à participer à cette opération est compliquée, d’où l’intérêt de s’appuyer sur l’aide précieuse apportée par l’association.

CONTACT

Nom du maire : Patricia SENTUBERY-CHAGNOT

Téléphone mairie : 05 62 95 06 08

Adresse e-mail mairie : mairiepouzac@wanadoo.fr

Site internet de la commune : pouzac.fr

Site de l’association : www.champslibresauxpoules.com

Le conseil du Maire :

« Préserver le bien-être et améliorer sa gestion des déchets, c’est possible grâce aux poules, alors foncez, ça en vaut la peine !  »

Après 18 mois, les poules pondeuses perdent en productivité et sont alors vouées à l’abattoir. C’est de ce constat qu’a germé l’idée chez Patricia Sentubery-Chagnot, la maire de Pouzac, d’essayer de sauver ces gallinacées capables de vivre encore de longues années. Ainsi, est né le projet “Adopte ta poule” qui vise à récupérer les poules destinées à l’abattoir pour les proposer à l’adoption à des particuliers, notamment aux 1100 habitants de la commune des Hautes-Pyrénées.

Après consultation du conseil municipal, très enthousiaste pour le projet, la mairie a tenté de nouer un accord avec un éleveur local en 2021. Celui-ci n’a cependant pas pu aboutir, et le projet à peine lancé était déjà dans une impasse. La maire a alors trouvé l’association “Champs libres aux poules” dont l’objectif est de donner aux poules une seconde vie, après le traumatisme de l’élevage en batterie. En s’associant avec cette dernière, la mairie a décidé d’acheter des poules pour en offrir trois à tous les habitants qui le souhaitent, avec la possibilité d’en acheter des supplémentaires pour 4 €. Bien que l’association ne soit pas à son premier sauvetage avec déjà plus de 77 000 poules adoptées, l’opération à Pouzac met du temps à se lancer.

Une aventure écologique à succès

En effet, les premières difficultés sont rencontrées dès 2022 avec l’épidémie de grippe aviaire qui fait des ravages dans les exploitations et rend inévitable le passage des poules à l’abattoir. Ce n’est qu’en octobre 2023 que l’opération peut enfin aboutir avec les 169 premières poules adoptées par les habitants de la commune. Face au succès important de la première campagne, une deuxième vague d’adoption est proposée en novembre 2023 avec cette fois 470 poules. Enfin, en mars 2024, ce sont 370 poules qui sont sauvées. Au total, près de 260 gallinacées sur les 1300 proposées à l’adoption ont été adoptées par des résidents de Pouzac. La nouvelle de ce succès a vite fait le tour du poulailler, et s’est propagée dans d’autres villages du département, jusqu’à arriver au cabinet du président de la République qui a tenu à féliciter cette initiative. Le conseil municipal a ainsi été invité à participer à une visioconférence pour discuter de projets originaux mis en place par les communes rurales.

“Adopte ta poule” porte avant tout deux objectifs : celui de préserver le bien-être animal, mais aussi de réduire les déchets. En effet, les poules, en plus de produire des œufs frais plusieurs fois par semaine, permettent aux particuliers qui les adoptent de réduire leur production de déchets organiques, elles qui s’en nourrissent à hauteur de 150 kg par an.

Un engagement de longue date en faveur de l’environnement

Ce franc succès pousse Patricia Sentubery-Chagnot à proposer de nouveaux projets dans la continuité de l’engagement écologique de la commune. Depuis 2020, Pouzac est reconnue Territoire Engagé pour la Nature (TEN), et ce notamment suite à la protection du Milan Royal, la création de jardins partagés ou l’organisation de visites des jardins secrets de particuliers. L’initiative “Adopte ta poule !” suit donc cet engagement avec toutes ses répercussions positives pour la mairie, les habitants et leur bien-être. Ce succès donne à l’équipe municipale la volonté de lancer un projet plus ambitieux. L’objectif serait de créer un poulailler participatif pour tous les habitants sans jardin et qui servirait à recycler les déchets organiques de la cantine de l’école. Au nombre de 6 ou 8 ces poules permettraient, en plus d’égayer la cour de récré, d’apprendre aux enfants à s’occuper et à prendre soin des animaux.

En attendant que les poules aient des dents, la mairie de Pouzac préfère leur offrir une seconde vie.

Publié le 27 juin 2024

VALLEROY (52) RÉHABILITE SON ÉTANG POUR LA BIODIVERSITÉ

Image mise en avant - VALLEROY (52) - Réhabilite son étang pour la biodiversité

Commune : Valleroy
Département : Haute-Marne
Code commune : 52 503
Population : 25 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

Résumé du projet : Réhabilitation d’un étang de biodiversité en y intégrant une réserve incendie.

Contexte : William Joffrain, maire de Valleroy, est engagé dans la transition écologique depuis son premier mandat. Après plusieurs projets en faveur de la biodiversité, il a décidé de se lancer dans la réhabilitation de l’étang sur sa commune.

Objectifs : Créer une réserve incendie pour les pompiers, préserver la biodiversité, et créer des installations de loisirs.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Dès son élection pour un 3ème mandat en 2020, William Joffrain a questionné les conseillers municipaux sur les projets qu’ils souhaitaient mettre en place dans sa commune de 25 habitants. L’idée de réhabilitation de l’étang a été mise en avant et a conquis tout le monde. La mairie a fait appel à un agent de développement pour l’accompagner sur les différentes idées.

Année de réalisation : 2023

Durée de réalisation du projet : 2 ans

Coût financier :
55 000 euros

Ingénierie : Mairie de Valleroy

Cofinancement : DETR – 27 500 euros
Conseil départemental – 5 500 euros
GIP Haute-Marne – 11 000 euros

Partenaires mobilisés : État, Département, Groupement d’Intérêt Public Haute-Marne

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats : Renforcement de la défense incendie, préservation d’espèces locales et création d’un lieu de loisirs pour les habitants.

Difficultés rencontrées : Recrutement de l’agent de développement et ampleur des déclarations à effectuer, car l’étang n’existait pas administrativement. Obtenir des devis des entreprises débordées.

CONTACT

Nom du maire : William JOFFRAIN

Téléphone mairie : 03 25 88 75 70

Adresse e-mail mairie : mairie.valleroy@gmail.com

Le conseil du Maire :

« Il faut penser aux projets réalisables pour favoriser le cadre de vie. L’aide de l’agent de développement a été très précieuse. Il faut faire appel à des personnes pour faire des diagnostics techniques. L’ingénierie est cruciale pour un projet, et pas uniquement pour les subventions.  »

« Le projet aurait pu s’arrêter dès le début », affirme William Joffrain, maire de la petite commune de Valleroy en Haute-Marne. En effet, la réhabilitation de l’étang situé sur son territoire n’était pas gagnée d’avance.

Malgré l’engagement sans faille du maire, un problème administratif relativement surprenant a failli mettre en péril le projet avant même sa naissance. « L’étang n’existe pas administrativement, il n’y a pas de déclaration officielle en préfecture. Heureusement, l’agent de développement a réussi à retrouver un très vieux document de la Caisse des dépôts où l’on peut lire dans les petites lignes que l’État laisse la propriété de l’étang à la commune » décrit William Joffrain.

Après cette découverte et le précieux papier trouvé, la mairie a enfin réussi à se lancer dans le projet. Débuté fin 2020, la réhabilitation de l’étang vient tout juste de s’achever. C’est une initiative aux multiples bienfaits pour la commune : renforcement de la défense incendie pour les pompiers, préservation de la biodiversité et création d’un espace de loisirs avec une table de pique-nique. Le maire ne s’en cache pas et donne un conseil précieux à ses confrères : « on a présenté ce projet comme une initiative nécessaire au renforcement de la défense incendie car c’est d’utilité publique et ça nous a permis d’avoir beaucoup de subventions. » En effet, la commune a réussi à obtenir 80% d’aides pour l’étang et son chemin qui doit être accessible aux pompiers.

Le recrutement d’un agent de développement

Lorsqu’on lui demande de souligner les difficultés du projet, William Joffrain pense tout de suite au recrutement de l’agent de développement dont la gestion administrative a été très compliquée à gérer. « On est une petite commune, on a mis 3 mois pour faire un contrat de travail à temps partiel car il n’y a pas de service des ressources humaines à Valleroy. Un accompagnement nous aurait bien aidé » souligne le maire.

Un projet au service de tous les habitants de la commune

Engagé dans la transition écologique depuis son premier mandat en 2008, William Joffrain met l’environnement au cœur de ses préoccupations. Après s’être consacré à la gestion et au traitement de l’eau pour les habitants “humains” de sa commune, le maire s’intéresse au bien-être des habitants à “pâtes, ailes et nageoires” qui nécessitent une protection. Pour son projet d’étang, la Ligue des Oiseaux a posé un premier diagnostic. « L’étang nous semblait mort, on ne savait pas comment s’y prendre pour le nettoyer. Les spécialistes nous ont transmis des préconisations indispensables pour favoriser la biodiversité, comme par exemple la nécessité de retirer des arbres car l’étang était beaucoup trop ombragé pour la faune et la flore » explique le maire.

Aujourd’hui, le projet est pratiquement terminé. « Il ne reste que quelques détails à régler comme la mise en place d’une signalétique », précise William Joffrain.

La biodiversité est complètement revenue : amphibiens, poissons, libellules, plantes aquatiques… Toutes ces espèces cohabitent désormais dans ce nouveau lieu accessible aux habitants heureux de retrouver leur étang comme espace de loisirs et de pêche mais aussi de biodiversité.

De la biodiversité dans chaque projet

Ce projet révèle une grande partie de l’engagement de William Joffrain pour l’environnement. Pour lui, placer la biodiversité dans chaque projet doit devenir un réflexe pour les élus.

« On a tendance à se fixer sur un seul volet dans la création d’un projet mais c’est très dommage. Dans tous les projets il y a un moyen de penser différemment, de ne pas choisir le plus rentable mais d’ajouter un volet écologique qui n’est pas forcément le plus cher mais qui est plus intéressant et qui améliore le cadre de vie » déclare le maire.

Le prochain projet de Valleroy est la création d’un sentier pédagogique sur l’eau et la forêt. Un nouveau moyen pour le maire de démontrer qu’en effet, tous ses projets ont une vocation immuable : protéger la biodiversité.

Publié le 1er février 2024

VAL LOUYRE ET CAUDEAU (24) LABELLISÉE « NOTRE VILLAGE TERRE D’AVENIR »

Image mise en avant - VAL LOUYRE ET CAUDEAU (24) - Labellisée "Notre village terre d'avenir"

Commune : Val de Louyre et Caudeau
Département : Dordogne
Code commune : 24 362
Population : 1 600 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

Résumé du projet : Renouvellement du label « Notre Village Terre d’Avenir » avec les félicitations du jury en 2022

Contexte : La commune nouvelle de Val de Louyre et Caudeau a été créée en 2017. Elle regroupe trois anciennes communes dont Sainte-Alvère, très engagée en faveur du développement durable depuis 2006, date à laquelle le Conseil municipal prend la décision de participer au programme « Notre Village Terre d’Avenir » et obtient en 2008 sa première labellisation qui a été renouvelée 5 fois depuis. En 2013, Val de Louyre et Caudeau s’est enrichie de « deux hirondelles » et a obtenu une mention spéciale du jury en 2017. En octobre 2021, la commune a déposé sa candidature pour le renouvellement du label sur la période 2021-2024.

Objectifs : Les projets mis en place dans ce cadre montrent l’exemple aux citoyens et leur apportent un meilleur cadre de vie, respectueux du présent et préservant l’avenir des générations futures.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : Depuis que la commune est labellisée, des programmes d’actions sont régulièrement présentés au jury qui contrôle le suivi et la bonne mise en place des projets proposés. Val Louyre et Caudeau marque son implication en s’attachant autant aux dimensions économique, sociale, qu’environnementale. En 2022, le label attribué à la commune a été renouvelé avec les félicitations du jury.

Année de réalisation : 2022

Durée de réalisation du projet : 6 mois

Gain financier (pour obtenir la labellisation) :
Aucun

Partenaire mobilisé : Association « Notre Village Terre d’Avenir »

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats attendus : Mise en place de « petites » actions quotidiennes pour engager le territoire dans une dynamique de développement durable.

Difficultés rencontrées : Mettre en place des actions à plus grande échelle qui impliquent différents niveaux d’institutions publiques.

CONTACT

Nom du maire : Philippe DUCENE

Téléphone mairie : 05 53 73 55 80

Adresse e-mail mairie : mairie@ville-sainte-alvere.fr

Site internet de la commune : https://www.valdelouyre-et-caudeau.fr/

Le conseil du Maire :

« La labellisation “Notre Village Terre d’Avenir” nécessite une implication au quotidien de la commune et des élus mais aussi de ses habitants. Il faut savoir que la commune peut compter sur le soutien de l’association. »

En savoir plus sur le label : site internet

Dès 2006, l’équipe municipale de la commune de Sainte-Alvère, devenue Val Louyre et Caudeau, s’est engagée dans une démarche pionnière de développement durable. Cette implication sans faille lui a permis d’obtenir plusieurs labellisations « Notre Village Terre d’Avenir » au fil du temps, propulsant la commune dans un cercle vertueux pour l’environnement admirable au présent et nécessaire au futur.

Chaque labellisation se traduit par une charte avec un programme d’actions d’une durée de 4 ans, établie en collaboration avec l’association Notre Village. La commune de Val Louyre et Caudeau a ainsi réalisé 4 chartes, ce qui équivaut à 262 actions prévues ou projets mis en place en faveur du développement durable. Le bilan est impressionnant : 257 actions ont été réalisées contre seulement 5 annulées.

Pour le programme 2021-2024, 40 actions supplémentaires sont planifiées. Les nouveaux objectifs d’actions de la commune s’inscrivent dans l’adaptation et le changement des gestes du quotidien. Les élus sont convaincus que l’obtention d’un tel label ne peut se faire sans le soutien et la participation des administrés.

Voici les « petites » actions quotidiennes mises en place à Val Louyre et Caudeau :

> À la mairie, les agents utilisent des outils vertueux pour l’environnement : utilisation de stylos à recharges, papier recyclable, économiseurs d’eau…

> Communication aux habitants : un bulletin municipal est dédié aux bonnes actions en faveur du développement durable pour inciter et aider les habitants à agir au rythme qu’ils le souhaitent sans être dans une démarche écoresponsable forcée. Une page du site internet permet aux citoyens d’obtenir des informations générales sur les projets mis en place.

> Gestion des bâtiments communaux ou publics : vestiaires avec panneaux photovoltaïques, station d’épuration naturelle.

> Actions de service public proposées aux citoyens : composteurs dans les écoles, circuit court et bio dans les cantines, borne de recharge pour véhicules auto et vélos, station bioéthanol, zéro pesticide.

La commune mène également des projets à plus grande échelle impliquant différents niveaux d’institutions publiques : implication dans le développement de la fibre optique en collaboration avec le SDE 24, gestion raisonnée de l’éclairage public, développement et valorisation d’e-projets touristiques…

En parallèle de ses actions remarquables en faveur de l’environnement, Val Louyre et Caudeau soutient des projets et actions économiques et sociales locales : valorisation des actions écoresponsables des commerçants locaux , création de nombreux logements sociaux, réhabilitation d’un bâtiment communal en gîte d’étape, accueil d’une maison France services, création d’une maison pluridisciplinaire de santé, d’une salle culturelle, d’une piste pumptrack, action de randonnée, nettoyage de la nature, journée solidaire intergénérationnelle, défibrillateur dans chaque centre bourg…

Précurseuse depuis presque 20 ans, la commune a commencé très tôt à mettre en place des actions en faveur de la transition écologique, ce qui lui permet aujourd’hui d’être un territoire modèle, remarqué et reconnu. La démarche de développement durable est aujourd’hui répandue mais Val Louyre et Caudeau démontre qu’un changement progressif et effectif est possible avec une implication quotidienne de la commune, de ses élus mais aussi de ses habitants.

Publié le 23 novembre 2023

SAINT-VICTOR-SUR-RHINS (42) CRÉE DES JARDINS PARTAGÉS

Image mise en avant - SAINT-VICTOR-SUR-RHINS (42) - Crée des jardins partagés

Commune : Saint-Victor-sur-Rhins
Département : Loire
Code commune : 42 293
Population : 1 200 habitants

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Environnement

Résumé du projet : Réalisation de jardins partagés et d’un verger pour les habitants.

Contexte : À l’image de l’école de la commune qui dispose d’un jardin sans produits chimiques, la mairie a souhaité développer ce type de jardin pour les habitants afin que les personnes intéressées puissent avoir une parcelle et faire pousser leurs légumes. Les élus ont également implanté un verger d’une quinzaine d’arbres fruitiers avec les jeunes du village.

Objectifs : Permettre aux habitants d’avoir leurs propres légumes de qualité sachant qu’il est de plus en plus difficile de se nourrir avec l’augmentation des prix, inclure les jeunes du village et leur proposer une activité intergénérationnelle.

LE PROJET EN DÉTAIL

Déroulement : La mairie a accordé un terrain à la MJC, partagé avec les personnes qui désirent une parcelle pour faire un jardin. Les habitants intéressés doivent payer une cotisation de 11 euros par an à la MJC. Les jardins partagés ont reçu une subvention européenne via ”LEADER” et les habitants ont pu acheter une serre. Un premier verger a été installé récemment, le maire souhaite en implanter un par hameau dans les prochains mois. 

Année de réalisation : 2022-2023

Durée de réalisation du projet : Quelques mois

Coût financier : 13 390 euros (verger)

Ingénierie : Mairie de Saint-Victor-sur-Rhins

Cofinancements :
LEADER (serre) – 6 585 euros
Plan France Relance – 6 505 euros

Partenaires mobilisés : Europe, État

POUR ALLER PLUS LOIN

Résultats obtenus : Les habitants sont ravis. Ils peuvent avoir accès à une parcelle de terrain pour faire leur jardin et cueillir des fruits librement dans le verger de leur hameau.

Difficultés rencontrées : Aucun entretien n’est effectué pour le verger, une association va venir dans la commune pour organiser une formation gratuite pour les habitants et agents de mairies intéressés.

CONTACT

Nom du maire : Timothée CRIONAY

Téléphone mairie : 04 74 64 06 18

Adresse e-mail mairie : mairie.stvictor.sur.rhins@copler.fr

Site internet de la commune : http://www.stvictorsurrhins.fr

Le conseil du Maire :

“C’est un projet qui ne coûte pratiquement rien à la commune et qui permet aux habitants d’avoir leur propre jardin, leurs légumes et de créer du lien. Il ne faut pas hésiter, les habitants sont ravis de ce type de projet.”

Le bonheur des enfants de l’école de Saint-Victor-sur-Rhins témoigne de toute la réussite d’un premier projet : un jardin de légumes de qualité et sans produits chimiques pour alimenter leur cantine. Depuis plus d’un an, entre six et huit bénévoles s’y rendent tous les matins pour l’entretenir.

Un premier succès qui a encouragé Timothée Crionay, maire de la commune, à aller plus loin.

Le Conseil municipal a accordé un terrain à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) du village. La friche a ensuite été partagée avec les habitants intéressés pour en faire un jardin potager. Ainsi, 8 parcelles ont été créées pour 8 personnes à la main verte. Devant l’enthousiasme des habitants, la MJC a même mis en place un atelier de permaculture chaque premier samedi du mois.

L’année dernière, la commune a perçu une subvention LEADER de l’Europe qui a permis aux administrés impliqués d’acheter une serre, « ils pourront faire du meilleur travail encore » s’exclame le maire.

Timothée Crionay explique que l’obtention d’une parcelle de terrain coûte aux habitants le prix d’une adhésion à la MJC, soit 11 euros par an.

Ravis de leurs jardins potagers, les habitants ont adoré le nouveau projet de la mairie. « On développe des vergers par hameaux, nous avons planté une quinzaine d’arbres fruitiers au premier verger avec des jeunes du village. Ça n’a coûté que 300 euros à la mairie » indique le maire.

Pour le moment, ce sont les habitants bénévoles qui effectuent l’entretien avec leurs connaissances. Mais Timothée Crionay explique que « l’association Les Croqueurs de Pommes va venir dans la commune dans les jours qui viennent pour faire une formation gratuite pour tous ceux qui veulent y participer ».

Publié le 2 août 2023