COLOMIEU (01) AMÉNAGE SON TERRITOIRE POUR RESTAURER LE CYCLE NATUREL DE L’EAU

Commune : Colomieu
Département : Ain
Code commune : 01110
Population : 160 hab.
Superficie : 600 ha.

DESCRIPTION DU PROJET

Thème : Transition écologique

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« Chaque commune doit observer son territoire et
identifier les dysfonctionnements avant de construire son projet car aucun projet ne peut être identique d’une commune à l’autre. »

Initialement, l’Appel à Manifestation d’Intérêt était prévu sur deux ans à partir de la fin des études qui se sont terminées en décembre 2024. Un an d’étude et deux ans de travaux. « On a trouvé que c’était vraiment court », reconnaît Maryse Perrier Borgey, qui souligne également l’ampleur du travail : négociations avec les propriétaires, montage des dossiers de financement, suivi des chantiers, réunions publiques, maîtrise d’œuvre ou encore bilans financiers.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

Toutefois, Maryse reconnait que la commune n’aurait pas pu porter ce projet d’ampleur sans soutiens financiers : « Simon Ricard, cofondateur de PUHR, m’a parlé d’un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence de l’eau. Nous avons déposé une note d’intention au 30 avril [de la même année] et nous avons été présélectionnés. Nous avons été lauréats en décembre. », explique-t-elle. Elle rappelle également que le montage des premiers dossiers n’a pas été simple : « Beaucoup pensaient qu’on n’y arriverait pas. On a dû chercher de l’aide auprès de PUHR pour structurer les dossiers. »

Avec son projet d’hydrologie régénérative, la commune de Colomieu devient ainsi l’une des collectivités pilotes. Le projet est mené conjointement avec les cinq autres collectivités retenues dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt, tandis que l’association Pour une Hydrologie Régénérative (PUHR) assure le suivi scientifique des aménagements et l’accompagnement des démarches citoyennes.

« Au départ, nous avions prévu de nombreux aménagements. L’Agence de l’eau nous a demandé de nous concentrer sur trois sites », explique Maryse. Le premier concernait le centre du village : une place très minérale dépourvue d’arbres et une ancienne zone humide détruite lors de l’installation d’une poche incendie. Le deuxième concernait une zone soumise au ruissellement afin de créer des dispositifs favorisant l’infiltration avant que l’eau n’arrive plus bas. Le troisième concernait la plaine et la rivière, avec un travail mené en collaboration avec la compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) de la Communauté de communes Bugey Sud. Les aménagements reposent sur une approche dite « low-tech » fondée sur les processus naturels, qui privilégient des techniques utiles, durables et accessibles avec, notamment, des plantations d’arbres et l’installation de structures en bois dans la rivière afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration dans les sols et la nappe phréatique.

Sur un montant estimé à 435 000 €, l’Agence de l’eau a aidé à financer à hauteur de 70 % et le département 10 %. Pour les 20 % restants : Le Crédit Agricole a accordé 15 000 €, le fonds MAIF pour le vivant finance 100 000 € et la Compagnie Nationale du Rhône a aidé à financer à hauteur de 77 000 €.

Avec les coûts supplémentaires, la TVA et l’ensemble des dépenses, le projet est aujourd’hui estimé à environ 535 000 €.

Au-delà des aménagements, l’ambition de la commune est de démontrer qu’il est possible d’agir localement sur les cycles de l’eau. « Nous ne pensions pas régénérerle cycle de l’eau à nous seuls, mais montrer ce qu’on peut faire afin que cela puisse être reproduit ailleurs », souligne Maryse Perrier Borgey. L’idée d’essaimage faisait d’ailleurs partie des objectifs du projet.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Une ancienne zone très minérale a été transformée en mare où grenouilles et insectes sont revenus. Sur la place du village, des arbres ont été plantés et les eaux pluviales d’un quartier sont désormais infiltrées grâce à un jardin de pluie au lieu d’être rejetées directement dans la rivière. Les eaux de ruissellement sont également récupérées dans des noues, des fossés et des mares temporaires, tandis que quatre rangées de haies ont été plantées dans la plaine afin de ralentir le cheminement de l’eau et favoriser son infiltration. Selon Maryse Perrier Borgey, ces aménagements ont déjà permis de limiter fortement les inondations : « Il n’y en a même pas eu au niveau du village malgré les fortes pluies. »

Si les effets complets de ces travaux ne pourront être mesurés que sur le long terme, le projet suscite déjà l’intérêt d’autres collectivités. « Aujourd’hui, des communes viennent nous voir pour comprendre notre démarche. C’est exactement ce que nous voulions », se réjouit le maire.

Publié le 29 juillet 2026