Edito de Michel Fournier, Président de l’AMRF [36000 Communes]

Aujourd’hui un rural est un Berbérian !

Cet édito n’est pas le plus simple à écrire.

Il se doit d’être dans l’esprit de Vanik, dans l’esprit de l’après Vanik.

Pour nous tous, chers maires ruraux, notre ami est retourné à Gargilesse quelque part peut-être en Arménie, ces deux lieux qui ont fait racines. Nous avons tous ce besoin d’être ancré à un territoire, non pas pour s’engluer, mais pour s’élever le plus possible, afin de rayonner sur ce qui fait notre soi.

Comme pour beaucoup d’entre nous, il s’agissait pour Vanik de composer, telle une partition, l’ambition d’une ruralité imaginative. Et puis donner envie d’y vivre professionnellement, culturellement, sereinement ! Envie d’avoir envie !

Ses armes furent sa détermination, sa ténacité, son courage, son humour et son rire !

Une belle leçon d’anti technocratie et de valeurs humaines !

Chacun a ses propres souvenirs de sa rencontre et souhaiterait les partager, aussi nous avons décidé d’éditer prochainement un numéro spécial du 36 000 à sa mémoire.

Mais plus que tout, s’interdire de subir et avoir la foi en notre combat permanent. En effet, nos ruralités s’inscrivent dans un avenir conquérant, nous devons accompagner cette évidence nouvelle que nous souhaitons durable.

Le « LA » a été donné par Vanik : un rural doit être un Berbérian !

Michel Fournier,

Président de l’AMRF