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“L’idée que les territoires ruraux peuvent attendre l’arrivée du très haut débit est un non-sens”, explique Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Car, aujourd’hui, l’accès à internet n’est plus uniquement un facteur d’attractivité des territoires ; il est devenu indispensable pour maintenir et développer l’activité économique, et éviter ainsi les délocalisations. Or, le plan gouvernemental prévoit la généralisation du très haut débit pour 2025. Toute la France doit être traitée de façon identique, les aspirations des citoyens de la ville et de ceux de la campagne n’étant plus si différentes qu’auparavant.

C’est pourquoi, l’AMRF réclame une accélération du calendrier de couverture et lance un appel pour que les fonds d’intervention soient abondés avec la même urgence. L’association souhaite que l’État, les opérateurs et les collectivités prennent conscience des enjeux et assument leurs responsabilités...

L’enquête annuelle, menée par l’AMRF et Ruralitic, montre que 95% des maires ruraux (sur près de 2 000 répondants) souhaitent que le très haut débit soit disponible dans leur commune d’ici cinq ans au plus tard. La construction d’un réseau arrive très largement en tête des priorités, avant l’école, le réseau routier, la téléphonie mobile et la création d’une maison médicale. Du reste, précise Vanik Berberian, l’absence de très haut débit pénalise les agriculteurs dans leurs relations avec la chambre d’agriculture, déjà largement dématérialisées.

Article paru le 25/08/2011 dans Internet Mairie n°260  (www.internetmairie.com)
Reproduit avec l'aimable autorisation de l'éditeur.