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[Communiqué]

L’AMRF reçue par le Ministre de l’Education Nationale

Il faut cesser de tergiverser et siffler la fin de la récré.

Il est temps de passer à l’acte.


Le président de l’AMRF, Vanik Berberian a été reçu ce lundi 5 mai par le nouveau ministre de l’Education nationale, Benoit Hamon. Il lui a fait part de la volonté de la grande majorité des maires de participer à l’amélioration du cadre éducatif et des résultats scolaires des jeunes générations, en prenant leur part à l’effort dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Sans oublier que d’autres évolutions sont nécessaires à la refondation de l’école : formation des enseignants, méthodes pédagogiques, programmes, accompagnement financier de l’Etat ou encore calendrier scolaire et vacances.

Il a rappelé l’opposition des maires ruraux à la notion de date butoir pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires afin de raisonner en termes de processus et de progression dans les actions mises en place. Après plus d’un an d’échanges, de mise en œuvre, de débats, parfois de tentatives de manipulation politicienne grossière, il est temps d’introduire de la méthode, du temps et des moyens pérennes.

La réussite de ce projet de société doit s’appuyer sur la compréhension partagée du bienfondé de l’idée de départ et l’intérêt collectif à prendre davantage en compte les rythmes de l’enfant.

Vanik Berberian a rappelé la conviction de tous les maires, qu’ils aient choisi ou refusé les conditions de mises en œuvre à la rentrée 2013 en fonction de réalités locales très diverses, de voir le cadre d’évolution des enfants s’améliorer et d’y prendre la part qui est la leur. Etat, enseignants, parents, élus ; chacun doit faire des efforts et cesser de s’enfermer dans des postures inadaptées à l’enjeu et prendre sa part de responsabilité.

En tout premier lieu l’Etat, qui a eu l’ambition de traiter un sujet vieux de plus de 30 ans mais qui se défausse sur les collectivités pour le financement. L’AMRF se félicite des efforts annoncés sur le fonds d’amorçage mais elle demande sa pérennisation définitive, en particulier pour les communes rurales déjà pénalisées par une dotation de moitié moindre par habitant. L’Etat doit avoir le courage de saisir l’opportunité de cette politique et traduire le souci d’une péréquation à la hauteur des besoins humains et financiers, de ceux qui en ont le plus besoin. Cela doit être accompagné d’une simplification des procédures de la part de l’Etat comme des caisses d’allocation familiales (CAF).

Cette demande des maires ruraux doit être satisfaite au risque d’une conséquence inévitable, l’affaiblissement des écoles rurales. Moins bien dotées, les communes rurales, même regroupées, ne peuvent souvent faire face aux exigences croissantes des familles sur la qualité des temps éducatifs.

Les enseignants, les parents et les élus doivent s’y atteler de concert et laisser de côté leurs considérations spécifiques. L’intérêt des tous les enfants de France doit primer.

C’est pour cela qu’il s’agit de passer à l’acte rapidement afin que tout le territoire et la société se saisissent de cette ambition.

Contact :
Vanik Berberian, Président de l’AMRF,
Twitter : @defibrilators

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