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L’Association des Maires Ruraux de France exprime sa solidarité avec le Conseil municipal de la commune de Massillargues-Atuech (Gard), dans sa démarche d’ouvrir le débat sur son avenir au sein de la future carte intercommunale présentée par le Préfet.

Elle est désireuse d’intéresser les citoyens à l’avenir de leur cadre de vie. Cette volonté se heurte, à l’image de nombreuses communes, à la rigidité du calendrier irréaliste imposé par la loi de réforme des collectivités territoriales pour la mise en œuvre du Schéma (SDCI). Les délais de consultation laissent trop peu de temps aux conseils municipaux pour prendre connaissance en détails du schéma, d’en informer leur population, et d’appréhender les implications concrètes en termes de gouvernance, de compétences et de finances.

L’AMRF a déjà eu l’occasion d’affirmer ses plus vives inquiétudes quant aux délais de révision de la future carte de l’intercommunalité. Les blocages ne manqueront pas d’arriver si l’Etat persiste à imposer, au bout d’une concertation qui est souvent de façade, une nouvelle organisation non désirée par les principaux concernés : les maires.

L’assignation en justice, par le Préfet, d’une commune pour non-respect du calendrier témoigne de la difficulté de donner du corps à la notion et l’esprit de concertation que l’Etat préconise dans ce débat.

Après l’utilisation de gaz lacrymogène, on s’en souvient, pour faire taire les voix dissidentes d’élus souhaitant défendre leur vision de l’évolution de la coopération intercommunale dans le Gard, on en vient à présent à nier à une commune le droit de recours à un débat local détaillé : quelle curieuse conception de la concertation exprimée par le Préfet.

L’immense majorité des communes rurales s’interroge sur le contenu de ces fusions à marche forcée. Quid de l’évolution des compétences ? Quid des finances ? Quid de la gouvernance ? Quid de l’avenir des personnels ? Aucune réponse ne vient les rassurer. Et pour cause !

Les maires ruraux ne peuvent signer des chèques en blancs face à un enjeu qui organisera leur développement pour des décennies.

L’AMRF, favorable à l’achèvement de la carte intercommunale, rappelle que son élaboration doit se faire avec l’adhésion des élus aux modifications proposées. Ce sont eux qui assumeront au quotidien le bon fonctionnement des intercommunalités, outils au service des communes.

 


Contact :

Vanik BERBERIAN,
président de l'Association des Maires Ruraux de France


L'Association des Maires Ruraux de France fédère, informe et représente les maires des communes de moins de 3 500 habitants partout en France. L'association s'engage au quotidien au niveau local comme national pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité. Créée en 1971, l'AMRF rassemble près de 10 000 maires ruraux regroupés dans un réseau convivial et solidaire d'associations départementales, en toute indépendance des pouvoirs et partis politiques. L'AMRF est un représentant incontournable du monde rural auprès des pouvoirs publics et des grands opérateurs nationaux.