Vous êtes ici :   Presse > Communiqués
22
A la veille de la seconde et dernière lecture du texte dit « Loi Notre », il s’agit de rappeler les exigences et les propositions des maires ruraux pour une organisation territoriale qui s’appuie sur la cellule de base qu’est la commune.
 
Ils refusent une vision technocratique et rigide qui valide, lois après lois une idée contraire à l’esprit des lois de décentralisation.

Dans un souci de dialogue, les maires ruraux viennent à la rencontre des députés pour évoquer avec eux les sujets qui les préoccupent dans le texte débattu depuis la mi-juin à l’Assemblée.

De nombreux points représentent aux yeux des maires de vrais risques pour la liberté d’action locale des élus et une mauvaise réponse au besoin d’efficacité, de simplification et de clarification en vue de développer les territoires ruraux.

Rendre possible et non obligatoire

A l’issue des questions au gouvernement, les maires ruraux invitent les députés à 16 h à venir les rencontrer pour échanger et les convaincre du bienfondé de leurs propositions. Auparavant une délégation aura été reçue par Madame la Ministre de la Décentralisation pour rappeler l’importance de ne pas passer en force et d’être à l’écoute comme sur le vote des conseillers communautaires, le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal), la taille des coopératives de communes ou le transfert obligatoire de compétences. L’obsession de la concentration des pouvoirs conduit aujourd’hui, gouvernement après gouvernement, à rendre obligatoire plutôt qu’à convaincre.

Les Maires ruraux refusent cette méthode. Ils préfèrent une approche qui associe et implique tous les élus.


Une mobilisation croissante

Le ras-le-bol des maires a pris des formes diverses et souvent bon enfant. Il est surtout en constante progression comme en attestent les différents rassemblements en province et les trois rendez-vous de l’AMRF, le 28 octobre devant le Sénat, fin novembre 2014 au Congrès des maires et le 18 avril devant le Conseil Constitutionnel.
Devant la difficulté des maires à faire entendre leur voix auprès de nombreux députés, le rassemblement du 24 juin est un appel au dialogue et à l’écoute pour éviter au Parlement de rendre l’activité d’élus encore plus complexe. La résignation ou le dépit chez les élus ne sont pas un bon signe pour notre démocratie.
Le président de l’AMRF, Vanik Berberian donnera un point presse à 11 heures, place Edouard Herriot.


L'Association des Maires Ruraux de France fédère, informe et représente les maires des communes de moins de 3 500 habitants partout en France. L'association s'engage au quotidien au niveau local comme national pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité. Créée en 1971, l'AMRF rassemble près de 10 000 maires ruraux regroupés dans un réseau convivial et solidaire d'associations départementales, en toute indépendance des pouvoirs et partis politiques. L'AMRF est un représentant incontournable du monde rural auprès des pouvoirs publics et des grands opérateurs nationaux.