Vous êtes ici :   Nous connaître > Actualité de l'AMRF

Cartes d’identité

Les Maires ruraux défendent l’administration de proximité

 

Le 3 novembre, Vanik Berberian, Président des Maires ruraux de France est intervenu au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) en interpellant ses membres sur le manque de considération par l'administration de l'intégralité de l’avis des élus, rendue en séances de juillet et septembre, sur le dossier des demandes de cartes d'identité.

Dans une lettre adressée ce jour à Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, les Maires ruraux rappellent leur demande de revoir sans délai le projet de modification des modalités de demandes et de retraits des cartes d'identité qui exclut de la procédure la plupart des mairies des communes de résidence.

 

Lire le communiqué de presse

Vanik Berberian

« Aux yeux de l’Etat, un habitant des campagnes et un habitant des villes ça ne vaut pas la même chose »

Vous trouverez ci-dessous une vidéo de Vanik Berberian, président des Maires ruraux de France, qui rappelle la nécessité de revoir l’organisation territoriale en France pour un meilleur équilibre entre les espaces ruraux et urbains.

Il appelle les citoyens à s’emparer de cette question qui concerne l’ensemble des habitants dans leur quotidien en soutenant 3 idées sur la base de la devise de la République française : Liberté – égalité – Fraternité

1)      Liberté : lutter contre le mouvement de concentration vers les pôles urbains et proposer un aménagement du territoire qui tienne compte de ce que les gens ont envie de vivre.

                Les territoires ruraux, qui regagnent en population, sont en capacité d’accueillir des habitants, de l’activité économique et des services.

2)      L’égalité : entre les ruraux et les urbains. Aux yeux de l’Etat, un habitant des champs vaut moins qu’un habitant des villes

        Aujourd’hui l’Etat verse 62 € par habitant aux communes rurales contre 124 € aux grandes villes en dotation globale de fonctionnement.

3)      Fraternité : Agir en concertation pour un nouveau modèle d’organisation territoriale : il est indispensable que les élus, les services de l’Etat et les grands opérateurs nationaux se mettent autour de la table pour repenser localement un modèle pertinent d’offre de services aux habitants.

        Le pouvoir des campagnes c’est sa capacité à innover et à proposer des solutions pratiques et pertinentes au service des populations.

Déjà des milliers de vues ! Voir la vidéo

Le pouvoir des campagnes

L'association des Maires ruraux de France a présenté mercredi 19 octobre à Paris l'ouvrage "Le Pouvoir des campagnes" co-édité avec la revue Village.

Ce hors-série inédit (vendu 12 euros en kiosque) dévoile une vision contemporaine et pragmatique de nos campagnes encore trop souvent ignorées des politiques publiques d'aménagement du territoire.
Les contributeurs de cet ouvrage ont tous formulé une proposition en faveur d'une ruralité dynamique et positive. Soit 18 propositions concrètes : Cliquer ici
22

Selon une étude de l’Association des Maires Ruraux de France réalisée une semaine avant la clôture (31 mars) de la période de choix entre 2013 et 2014, seulement 11 % des communes (sur une échantillon de 720 communes de moins de 3 500 habitants de 14 départements différents*) ont opté pour la mise en œuvre dès la rentrée 2013.

Extrapolé, ce chiffre supposerait qu’à peine 3 700 communes rurales entreraient dans ce champ ; chiffre à mettre en parallèle au choix des nombreuses grandes villes qui ont choisi le report à 2014.

Ce chiffre, très faible, confirme la crainte qu’exprimait l’AMRF au lancement de cette réforme. Celle-ci, au-delà de sa nécessité admise par tous, correspond pour les communes à la création de charges imposées par l’Etat ; charges non financées. Il confirme aussi l’inefficacité de la "carotte" du fonds d’amorçage, insuffisant et non pérenne. Les communes qui ont choisi de débuter cette année sont celles qui ont souvent des systèmes périscolaires déjà développées.

Nous regrettons cette situation et l’inertie du gouvernement qui n’a pas compris les difficultés rencontrées par les communes rurales pour la mise en œuvre d’une telle évolution en termes de coût et d’organisation dans un délai si court et si contraint.

Mais il nous faut tous relever le défi. Le temps est désormais à la maturation des projets éducatifs et à la prise de conscience du gouvernement que cette réforme sera un échec si l’aide de l’Etat n’est pas supérieure, au-delà du concours précieux des Dasen qui accompagnent activement les élus. Cela suppose que le Parlement et le gouvernement entendent la nécessité d’une augmentation et d’une pérennisation de l’aide, au-delà du fonds d’amorçage. Cela suppose une mobilisation au profit des enfants, celle des élus et de la communauté enseignante dans son ensemble. C’est notamment le cas des enseignants qui doivent s’impliquer dans ce temps nouveau pour aider et accompagner les élus dans l’élaboration des projets.

*01, 04, 21, 28, 34, 35, 36, 39, 49, 59,63, 69, 83, 89,

Posted in: Ecole