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La revue

36000 Communes


Le numéro de mars est paru

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Edito : Le bal des faux-culs

 

  
Actualité
Une cartographie des indemnités des élus locaux
René Dosière, député de l'Aisne, présente sur son site Internet les indemnités perçues ces dernières années par les élus locaux, fournis par le ministère de l'Intérieur : il fait apparaître l'évolution des revenus des maires, adjoints, présidents et vice-présidents d'intercommunalités, conseillers régionaux et généraux. [localtis.info, 03/03/2010] 
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Agriculture biologique : la France, cinquième producteur en Europe
Avec 7,8 millions d'hectares en 2008, les superficies consacrées à l'agriculture biologique en Europe ont grimpé de 21% en 3 ans (entre 2005 et 2008), selon un rapport publié par Eurostat le 1er mars. La France, qui compte 0,6 million d'hectares, se classe au 5e rang. [localtis.info, 03/03/2010] 
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Réaction du Président AMR 25
   

18 janvier 2008 par Daniel CASSARD, Président de l'AMR25

"Avec les mesures prises - ou en vue d'être prises - au sujet des Collèges, une fois encore, c'est un pan de la ruralité qui va s'effondrer à très court terme. Cela commence par les Collèges de moins de 250 élèves ; puis dans peu de temps, on mettra la barre plus haute. Cela devient intolérable.
 
Tous les alibis avancés pour justifier de telles mesures sont nuls à mes yeux. De plus ces projets entraineront des trajets plus longs pour les élèves ce qui n'est pas des plus favorables au rythme de vie journalier, pas plus que sur le temps dont disposeront ces mêmes élèves pour les travaux scolaires à faire à la maison.
Il faut savoir aussi que des Collèges ont été financés par les Communes, tel celui de PIERREFONTAINE LES VARANS.
 
Quand vont cesser ces "coupes sombres" dans les services publics et au public ?
Après les DDE, LA POSTE, cette fois les Collèges... et mon inquiétude est toujours la même et partagée de voir à moyen terme la "résurrection" du projet évoqué il y a quelques années : les RRE (Réseaux Ruraux d'Education) qui se traduiraient par la fermeture d'un bon nombre de nos Ecoles...
 
Chers Collègues élus, soyons vigilants : nous avons le devoir de sauver nos collèges, nos écoles qui constituent encore à ce jour une attractivité pour nos villages. Ces établissements fermés, tout ressemblera à "une réserve d'Indiens" et parallèlement, les problèmes des banlieues, des quartier difficiles ne feront que décupler.
 
Dans l'immédiat, le "cadeau" que l'on tente de nous faire assumer, à nous Maires, à nos Communes, c'est la garde des élèves dans les écoles les jours de grève ;
irréaliste, irréalisable rejoignant en cela l'analyse de Gérard PELLETIER.
De plus, notre rôle de Maire n'est pas d'intervenir dans les conflits entre l'Etat et les Enseignants.
 
Puissions -nous un jour, nous, Elus locaux, être écoutés et entendus de tous ceux qui prennent de telles initiatives ???
C'est un des vœux que je formule pour 2008 en réaffirmant ma solidarité à tous les établissements scolaires menacés".

18 janvier 2008 par Daniel CASSARD, Président de l'AMR25

"Avec les mesures prises - ou en vue d'être prises - au sujet des Collèges, une fois encore, c'est un pan de la ruralité qui va s'effondrer à très court terme. Cela commence par les Collèges de moins de 250 élèves ; puis dans peu de temps, on mettra la barre plus haute. Cela devient intolérable.
 
Tous les alibis avancés pour justifier de telles mesures sont nuls à mes yeux. De plus ces projets entraineront des trajets plus longs pour les élèves ce qui n'est pas des plus favorables au rythme de vie journalier, pas plus que sur le temps dont disposeront ces mêmes élèves pour les travaux scolaires à faire à la maison.
Il faut savoir aussi que des Collèges ont été financés par les Communes, tel celui de PIERREFONTAINE LES VARANS.
 
Quand vont cesser ces "coupes sombres" dans les services publics et au public ?
Après les DDE, LA POSTE, cette fois les Collèges... et mon inquiétude est toujours la même et partagée de voir à moyen terme la "résurrection" du projet évoqué il y a quelques années : les RRE (Réseaux Ruraux d'Education) qui se traduiraient par la fermeture d'un bon nombre de nos Ecoles...
 
Chers Collègues élus, soyons vigilants : nous avons le devoir de sauver nos collèges, nos écoles qui constituent encore à ce jour une attractivité pour nos villages. Ces établissements fermés, tout ressemblera à "une réserve d'Indiens" et parallèlement, les problèmes des banlieues, des quartier difficiles ne feront que décupler.
 
Dans l'immédiat, le "cadeau" que l'on tente de nous faire assumer, à nous Maires, à nos Communes, c'est la garde des élèves dans les écoles les jours de grève ;
irréaliste, irréalisable rejoignant en cela l'analyse de Gérard PELLETIER.
De plus, notre rôle de Maire n'est pas d'intervenir dans les conflits entre l'Etat et les Enseignants.
 
Puissions -nous un jour, nous, Elus locaux, être écoutés et entendus de tous ceux qui prennent de telles initiatives ???
C'est un des vœux que je formule pour 2008 en réaffirmant ma solidarité à tous les établissements scolaires menacés".
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École de proximité : communiqué. Minimize
15 000 écoles et petits collèges sont menacés de fermeture
 
Rapports d'inspection et travaux de recherche confirment que les petites structures organisées en classes à plusieurs niveaux favorisent la réussite scolaire, la socialisation et l'éducation à la non-violence.
 
Le Collectif pour la défense de l’école publique de proximité dénonce une politique de concentration scolaire qui, en fait d'économies, ne réalise qu'un transfert des charges vers les collectivités territoriales et les parents d'élèves, compromet la santé et l'équilibre des enfants, contribue à nourrir une société de violence.
 
Le Collectif s'interroge sur cette politique à l'heure où une circulaire ministérielle, en date du 2 décembre 2005 favorise l'école privée, comme jamais auparavant.
 
Regroupant des élus, parents, citoyens, personnels éducatifs et des associations,  syndicats et mouvements pédagogiques, le Collectif réclame l’ouverture d’espaces de réflexion et d’information sur l’avenir du service public d’éducation afin de donner aux citoyens les moyens de se réapproprier l'école en connaissance de cause.
 
Les comptes rendus de son premier forum citoyen "Education et Territoires " organisé les 24 et 25 novembre 2005, à l’Assemblée Nationale sont disponibles sur son site
Le prochain forum est fixé à novembre 2006 au Sénat.
Enfin, le Collectif  vous informe qu’un reportage sur l’école de proximité sera diffusé le 16 janvier prochain, sur France 5, dans l'émission "Les Maternelles".
 
Contact:    Collectif pour la défense de l’école publique de proximité
Jacqueline Boucher, Coordinatrice, 06 22 13 57 29
Nicole Guérin, Présidente, 02 51 37 35 17

L'école en milieu rural toujours en péril (Avril 2005)    

Les réseaux d'éducation proposés par le gouvernement conduiraient-ils à des regroupements encore plus importants ? 

La loi du 30 octobre 1886 portant sur l'organisation de l'enseignement primaire a vécu, remplacée par les dispositions du code de l’éducation (ordonnance 200-549 du 15-06-2000). Ses dispositions concernant l’école communale n’ont toutefois pas changé (L212-1). Mais, la tendance depuis ces dernières décennies est au regroupement et par voie de conséquence, à la suppression des classes uniques (19000 en 1960, moins de 5000 actuellement) qui étaient, la structure scolaire basique des petits villages, à l'époque où la République s'honorait de respecter les lois qu'elle votait.
L'école rurale fonctionne la plupart du temps au moyen de regroupements qui peuvent être concentrés dans un seul site, en général un bourg-centre où l'école reproduit le modèle urbain souvent considéré comme le seul valable pour réaliser un enseignement efficace et profitable. Ils peuvent être aussi dispersés dans les écoles des villages participants avec une répartition en un ou deux niveaux selon les effectifs.

Les maires, pas tous, ne voient pas la fermeture de leur classe d'un œil serein; les parents, pas tous, apprécient que leurs enfants soient scolarisés sur place, ce qui leur évite des déplacements fatigants et perturbateurs; les enseignants, pas tous, acceptent de travailler seuls dans leur unité pédagogique (sans être pour autant isolés d'autres collègues).

Quant à l'administration, se justifiant en plaçant l'intérêt de l'enfant au premier plan, elle sort allègrement son plan-calcul pour fermer les postes qui ne concernent que trop peu d'élèves à son goût. Elle encourage donc , dirige et organise les regroupements ( allant parfois jusqu'à un semblant de concertation avec les élus) ce qui lui assure, in fine, des gains de postes budgétaires. Et cela d'autant plus facilement que les charges résultantes - transports, garderie, gestion de la prise en charge, cantine,...- ne sont pas du ressort de l'Éducation Nationale.

 Les élus qui au départ, semblaient assez favorables à ces regroupements commencent à se poser des questions quand ils constatent que l'Administration voudraient aller encore plus loin et envisage, au travers des réseaux d'écoles, des regroupements ...de regroupements. Ils constatent alors amèrement que cette dynamique procède de la même démarche que celle conduisant à la suppression des bureaux de poste, des perceptions et aux regroupements des brigades de gendarmerie.

Une forme d'aménagement du territoire qu'ils n'apprécient pas du tout. Surtout quand ils apprennent que, toutes dépenses confondues, le maintien des écoles ne coûtent pas plus cher que leur regroupement !

Et maintenant, de quoi plus rien n'y comprendre, voilà que les écoles à classes uniques de nos campagnes que l'on voulait supprimer en raison de leur inaptitude à former convenablement les élèves sont remises au goût du jour ...en région parisienne. L'archaïsme de la classe unique, un argument, réfuté par beaucoup de pédagogues mais largement utilisé par les décideurs départementaux de l'éducation nationale, prend ainsi du plomb dans l'aile !

Marc Thillerot
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